samedi 28 juin 2008

Le PVP.

Le dernier né de Panhard, le Petit Véhicule Protégé commence à arriver en unités. Les deux régiments qui vont avoir l'honneur de le percevoir en premier sont le 1er RAMa et un régiment du Train ou de Circulation dont le numéro m'échappe. Il doit remplacer à terme les bonnes vielles P4, mule à tout faire un peu défraichie de l'armée française.

En régiment d'artillerie, ils vont équiper en priorité les Batterie de renseignement de Brigade et pour l'autre régiment servir pour les liaisons et le commandement le long des voies de logistique. Quelques questions se posent à son sujet, sans revenir sur l'éternel débat irrésolu et non résolvable du rapport poids/protection, ce véhicule en étant un bon exemple.

« Cependant si elles vont de pair, la mobilité et la protection sont parfois antinomiques et résultent d’un compromis d’où le risque ne peut être banni à tout prix » disait un colonel de la DGA.

Sans faire de l'analyse prospective futuriste, la sécurisation des axes de communications est un des plus gros challenges face aux irréguliers, attaquant en priorité ces convois, sources vitales pour les unités combattantes. Les chapelets d'IED le long des autoroutes irakiennes soufflant les véhicules trop légers et causant le nombre de pertes le plus importants dans l’ensemble des tués au combat, en sont des lugubres illustrations. Ainsi la fonction de conducteurs en Irak est un des rôles le plus dangereux.

Pour les unités de renseignement, c'est plus dans une logique d'utilisation de voir sans être vu où la discrétion est l'atout à rechercher: recherche de cibles, rendre compte de mouvements,... Des structures cubiques en forme de caisse sans aucun arrondi ne sont pas des plus simples à camoufler au détour d'une haie, d'un bois, d'une maison pour pouvoir observer, photographier ou surveiller.

Et dans toutes les situations d'utilisation, les façades raides et horizontales de la forme de la caisse sont des points d'impact bénis pour toutes charges creuses (RPG7 et toute la famille) et pour toutes réflexions radar bien loin des structures en plans inclinés que sont les architectures des frégates FREMM par exemple.

Néanmoins ce nouveau véhicule que l'on peut définir selon ses capacités (vitesse, autonomie, agilité), comme une excellente routière, possède des qualités de grand confort (testé par mes soins à Eurosatory) et des possibilités d'emport non négligeable arrivant à point pour remplacer une P4 qui était une joli décapotable pas vraiment protégé. Panhard sait faire du robuste avec une bonne reprise tout terrain comme le VBL. Cela sera sans doute un véhicule intérmédiaire bien durci pour des missions d'estafettes et de liaisons mais sans doute trop léger pour des missions plus dures avec contact malgré l'ajout de tourelleaux pour mitrailleuses téléopérés qui devront dans une priorité absolue, équiper enfin les véhicules, VBL ou VAB, présents actuellement en Afghanistan.

4 commentaires:

  1. Il n'y aura pas assez de PVP pour remplacer les P4, ils seront réservé pour les unités partant en opérations et l'on verra encore de ces jeeps à la françaises encore longtemps...

    RépondreSupprimer
  2. Les problématiques des choix, des priorités en adéquation avec les moyens financiers ne sont pas prêts de s'arrêter de si tôt.

    RépondreSupprimer
  3. Alourdir la caisse avec des tourelles télé opérées est un non sens sauf a vouloir leur assigner des mission nécessitant des VLB et dans ce cas je plein ceux qui seront dans ces véhicules.

    RépondreSupprimer
  4. La problématique de l'adéquation entre moyens et missions... Jusqu'où le léger peut servir, jusque où le lourd est nécessaire...
    En néophyte, à bord du PVP, il n'y a que pour le moment les armes de ceux qui débarquent ou des armes de bord sont prévues?

    RépondreSupprimer

Pour faciliter les réponses et le suivi, merci d'utiliser, au moins, un pseudo récurrent.