mercredi 18 février 2015

Irak - Pour la France, équipier de 1er rang, l'engrenage est-il enclenché ? (+ MAJ)

Jeudi dernier, l’état-major des armées confirmait le déploiement à venir en Irak de 2 détachements d’instruction opérationnelle (DIO) - en plus d’un DIO déjà sur place depuis l’été, et du lancement d’une mission de type "Advise and Assist". Hier, il était évoqué par le même canal le déploiement à terme non plus de 3 DIO mais jusqu'à 5 DIO.
 
 
Au-delà de la communication opérationnelle qui lisse dans le temps de telles annonces en rien mineures (même si apprises en "catimini", sans déclaration de responsables politiques), gageons que l’engrenage ("Mission creep" pourrait dire les anglophones) qui est enclenché ne s’emballe pas. Rien n’est moins sûr devant l’ampleur de la tache dans la longue durée.
 
En quelques points (à compléter), pourquoi ne sont-elles pas "mineures" ?
 

jeudi 29 janvier 2015

Albacete - Au service de la France... Pour se souvenir du lieutenant Poignant, et de tous les autres (+MAJ)


MAJ : avant l'hommage rendu aux Invalides aux 9 aviateurs morts au service de la France dans ce tragique accident, le convoi funèbre passera le mardi 3 février à 8h sur le Pont Alexandre III. A cette occasion, il sera possible à chacun d'y rendre un hommage citoyen digne et silencieux pour ne pas oublier leur engagement.
 
Afin d'associer tous ceux qui ne peuvent s'y rendre, notamment ceux en province, chacun peut également (tout en respectant les mêmes principes de silence, de dignité et de non-récupération) s'y associer, par exemple, en se rendant au monument aux morts de sa commune afin de s'y recueillir.
 
 
Au lieutenant Poignant,
 
Peut-être parce que plusieurs de ceux qui vous ont connu, pour certains tout particulièrement, m'ont fait parvenir ces dernières heures des messages rappelant votre sourire, votre grand professionnalisme, votre sérieux, votre gentillesse, dont ils veulent se rappeler. Et comme nous avons sensiblement le même âge, la sensibilité est sans doute supérieure.
 
Peut-être parce que votre engagement (peu mentionné) durant 2 ans comme brigadier au sein de l'escadron de réserve du 12ème régiment de Cuirassiers (Olivet) de l'armée de Terre avant d'intégrer l'armée de l'Air est un exemple d'un engagement constant et cohérent au service de la France, quelque soit l'armée.
 
Peut-être parce qu'à l'heure où tant de jeunes cherchent des figures d'identification et un idéal pour donner du sens à ce qu'ils entreprennent, il est bon de se rappeler d'une telle vocation, même si votre modestie vous aurait peut-être empêché de le reconnaître. 
 
Peut-être parce qu'à quelques jours de la journée nationale du réserviste 2015 (ce 20 mars), et pour ne pas que les réservistes demeurent dans l'ombre, peu identifiables, pour trop d'entre nous, il est important de rappeler que ceux qui s'investissent, s'investissent souvent pleinement.
 
Définitivement, nous ne vous oublierons pas.
 
Et nous pensons, et présentons nos sincères condoléances, à votre famille, à vos proches cuirassiers et aviateurs (clin d'œil de l'Histoire qui rappelle que les premiers aviateurs, les pionniers de cette arme, étaient bien souvent issus de la Cavalerie), et à tous ceux qui vous ont connu.
 
Saluez les anges pour nous.
 
Et avec autant de sincérité, nous n'oublions pas les huit autres, eux aussi pleinement engagés au service de la France, et tous ceux frappés par ce tragique accident, aujourd'hui blessés et à qui nous souhaitons un prompt rétablissement.
 
PS : l'armée de l'Air a ouvert un Livre d'or où chacun peut rendre hommage, apporter son soutien ou exprimer sa sympathie envers les proches.

mardi 27 janvier 2015

France - Les sociétés de projet : seulement une moins mauvaise (mais tout de même mauvaise) solution ?

Au mieux un art simple, mais tout d’exécution, au pire une nouvelle étape dans un monde en mutation avec une nouvelle forme d’Etat dont les contours ne sont pas pleinement connus, cette incertitude étant perçue comme une source d’inquiétudes. Comme bien souvent, la réalité doit être quelque part entre les deux.
 
Ainsi pourraient être résumées les perceptions sur les différents niveaux (technique, politique et historique) de la future et probable mise en place des fameuses sociétés de projet (ou SPV pour Special purpose project). Elles sont censées être LA solution pour permettre d’atteindre le niveau promis du budget de la Défense.
 
 
Ce qui serait d'ailleurs une première, le report de charges (la dette interne de la Défense) augmentant chaque année depuis 2012 (comme sous le gouvernement précédent donc…) pour atteindre aujourd’hui plus de 3,5Md€ (soit environ 10% du budget annuel de base). A part pour les auto-persuadés, la sanctuarisation de ce budget est donc toujours une première à atteindre.
 
Au niveau technique
 
A écouter les rapporteurs de la bonne parole ministérielle, le principe est simple. Le ministère de la Défense revend des matériels acquis ou en cours d’acquisition à une société ad hoc, qui, après lui avoir versé le prix de ces achats, lui relouent immédiatement pour que les armées puissent en avoir l’usage.
 
Simple dans le principe, l’exécution l’est sans doute moins pour le moment, et gageons donc que la Cour des Comptes ne soit pas obligée dès 2016 ou 2017 de s’intéresser à ces "ovnis juridiques" (ici et ). Vous me direz, vu ce à quoi servent (hélas) les rapports de la Cour des Comptes…
 

lundi 19 janvier 2015

Entretien - Reconversion : pour que cela ne devienne pas un parcours du combattant...

Après 15 ans passés au sein de la Marine nationale, Cédric Debernard s'est reconverti dans le monde civil (intégrant notamment le groupe Total). Il accompagne aujourd'hui des militaires français en reconversion dans la vie civile via son cabinet "Je quitte la Défense" (JQLD) et à bien voulu répondre à quelques unes de nos questions sur la reconversion aujourd'hui.
 
 
Qu'est-ce que représente le dossier « reconversion » aujourd'hui pour les militaires français ?
 
Plus de 20.000 militaires quittent l’institution chaque année, toutes armes confondues (Terre, Air, Marine, Gendarmerie) d’après les chiffres de Défense Mobilité. Ces départs sont pour certains choisis, pour d’autres subis, mais quelque en soit la raison, il est vital de préparer sa reconversion, le secteur civil n’ayant ni la même culture, ni les mêmes modes de fonctionnement ou de communication que les armées.
 
Le dernier bilan annuel de Défense Mobilité indique un taux de reclassement de 68% (à + de 4 ans de service, à un an du départ, hors intégrations statutaires dans les fonctions publiques), ce qui est très honorable. En revanche, ce qu’il n’indique pas, c’est le temps qu’a pris le retour vers l’emploi, ou le type d’emploi occupé dans le civil. Or le vrai défi est là : être capable de se reclasser relativement rapidement, et à dans une nouvelle carrière correspondant aux attentes du militaire sur le départ.
 

jeudi 15 janvier 2015

Terrorisme - De quoi le plan Vigipirate actuel est-il le nom ? (+MAJ 1, 2 et 3)

Elément parmi d’autres d’un dispositif national de réponse, « le plan gouvernemental de vigilance, de prévention et de protection face aux menaces d’actions terroristes » Vigipirate (cf. ici), comme mené en l’état actuel par les 3 armées (à différencier de la notion de "forces armées"), est révélateur de plusieurs points.

FAMAS Felin, optiques EOTECH, gilet Ciras pour ces marsouins...

1/ Atteindre les limites du modèle, sans être (partout) aux limites du contrat opérationnel

Pour permettre cette multiplication, extrêmement rapide, par 10 des effectifs militaires déployés dans le cadre du plan Vigipirate, des unités ont dû quitter rapidement les centres d’entraînement où elles étaient entrain de se préparer à des déploiements à venir, le dispositif d’alerte comme conçu et armé ne suffisant pas à 1ère vue pleinement pour atteindre le format visé.

Le contrat 10.000H (ce chiffre comptant uniquement les forces terrestres) en cas de crise majeure est donc aujourd'hui atteint, et impacte la bonne tenue des autres contrats comme définis dans le Livre blanc de 2013, que cela soit celui de gestion de crise (aujourd’hui quasiment dépassé pour bon nombre de capacités : hélicoptères, avions de transport, service de santé, etc.) ou de coercition (aujourd’hui non strictement déclenché mais mis à mal car servant à remplir l'autre), notamment du fait des difficultés de régénération des personnels et des matériels.
 

mercredi 24 décembre 2014

Joyeux (et saint) Noël à tous - Rétrospective 2014 et #SoutienAuxSoldatsEnOPEX

Avec un peu d'avance, un très joyeux (et saint) Noël à tous.
Une pensée particulière pour tous ceux qui seront, pour nous, loin de chez eux en ces moments.


2014 se termine, une année riche en réflexions, échanges et rencontres, que cela soit dans ses pages, ou via le compte Twitter ou la page Facebook associés.

Pour patienter avant 2015, voici les articles les plus consultés de 2014 (en gageant que le nombre de consultation soit dû au fait que vous les avez apprécié) :

1. VAB Ultima en Centrafrique - L'exemple d'un compromis difficilement trouvable ? (07 avril 2014)

2. Mali - Militaires français, tchadiens et maliens face à une guérilla... (31 mars 2014)

3. Entretien - Les sapeurs français en Afghanistan (Christophe Lafaye) (8 septembre 2014)

4. Centrafrique : exemple-type de ce qu'il ne faut pas faire ? (19 février 2014)

5. Ukraine-Crimée : c'est maintenant que tout commence... (3 mars 2014)

6. FELIN - La reine a pris trop de poids (3 septembre 2014)

7. Budget de la Défense - Face au mur, n'accélérons pas pour foncer dedans collectivement ! (16 mai 2014)

8. About the operation Serval in Mali - Interview with Michael Shurkin (Rand) (28 octobre 2014)

9. La France peut-elle remonter en puissance sur le plan militaire ? (entretien) (16 juillet 2014)

10. Irak - Faut-il rajouter des bâtons de dynamite dans la chaudière ? (23 septembre 2014)

11. Iraq - About attack helicopters: is it for 'vampire' deployment? (06 octobre 2014)

Pour ceux qui voudraient se replonger dans ceux de l'année dernière, c'est ici : la France aux Philippines, la Gendarmerie mobile en RCA, les dernières opérations françaises en RCA, les relations entre politiques et militaires, les chars kafkaiens de l'US Army, le LBDSN et la LPM 2014-2019, etc.
A l'année prochaine !

samedi 20 décembre 2014

Expression des militaires - A propos des 7 derniers gladiateurs

Depuis le départ récent à la retraite de l'un et le passage en 2ème section de l'autre, il n'y a plus que 7 blogs tenus par des militaires - hors Gendarmerie - encore en activité et ayant un rythme de publications non erratique.

Dommage.

Un jugement qui ne néglige évidemment pas l'apport que représente les jeunes ou moins jeunes retraités de tous grades qui en tiennent un, ainsi que les officiers généraux en 2ème section.

Traitant de sujets extrêmement divers (Histoire, cyber, tactique, OTAN, etc.),  les 7 derniers (si je n'en ai pas manqué) sont :
Ils sont tous tenus par des Terriens, n'ayant pas, d'une certaine façon, attendu le récent lancement du pôle Rayonnement de l'armée de Terre, une initiative à 1ère vue prometteuse.



mercredi 17 décembre 2014

En Afghanistan avec les Oies sauvages - Entretien avec le colonel Haberey (+ MAJ)

De juin à novembre 2012, le colonel Gilles Haberey était en Afghanistan à la tête du groupement Oies sauvages, constitué autour du 92ème régiment d'Infanterie (Clermont-Ferrand). Il y conduit la délicate phase de retrait de certains des derniers postes français tenus en-dehors de la capitale afghane et de leur transfert aux militaires afghans.


Dans un ouvrage tout juste publié, "Combats asymétriques en Afghanistan" (chez Nuvis), il revient sur les différentes phases de cette mission, mettant très concrètement l'humain (le chef face aux responsabilités, le combattant face à la mort, le militaire afghan face à ses choix, etc.) au cœur de cette expérience. Il a bien voulu répondre à quelques unes de nos questions.

1/ Tout d'abord, mon colonel, pourquoi avoir écrit un tel ouvrage ?


J’ai souhaité rédiger cet ouvrage principalement pour mettre à l’honneur les hommes que j’ai commandé et qui m’ont suivi, officiers, sous-officiers et soldats, dans le cadre d’une mission complexe d’où le danger physique n’était pas absent. Ensuite, après avoir longuement échangé avec des amis, j’ai été encouragé à partager par écrit ce vécu et les réflexions qui furent les miennes, afin que l’expérience ne disparaisse pas avec le temps et puisse servir, au moins en partie, à d’autres.

lundi 15 décembre 2014

Pour une guerre des chiffres, il faut des chiffres et une guerre…


Hier, c’était "De mai 2009 à mai 2010, les prises à partie en Afghanistan augmentent de 80%. Entre mars et juin 2010, 121 chefs insurgés sont éliminés par les forces spéciales. Enfin, entre septembre 2008 et mars 2010, des sondages effectués auprès des populations locales indiquent que le taux de satisfaction concernant la sécurité passe de 35% à 43%".

Et avant-hier, c’était "Entre janvier 1964 et janvier 1965, le nombre mensuel d’incidents (embuscades, tirs de harcèlement, mines, etc.) contre les unités américaines et celles de l’ARVN (Armée de la République du Viêtnam) passe de 1.600 à 2.000, le nombre d’ennemis tués d’environ 1 250 à 2 150 par mois et le nombre d’armes saisies double".

A chaque fois : "Oui, peut-être, et alors ?".

C’est principalement à partir d’indicateurs chiffrés comme ceux-ci que l’évolution de ces guerres est ou a été évaluée, par les militaires, par les responsables politiques comme par les opinions, notamment via une reprise, avec une, hélas, très rare mise en perspective (tendances, comparaisons, etc.), dans la presse, les communiqués, etc. Aujourd’hui, ces metrics, pour reprendre l’anglicisme, ne sont plus seulement des aides utilisées avec plus ou moins d’efficacité par tous les niveaux décisionnels, ils sont devenus de véritables objets politiques qui se heurtent malgré tout à la nature immuable de cette activité humaine qu’est la guerre. Souvent, ils permettent, au mieux, d’entretenir le brouillard de la guerre plus que de le lever (parfois sciemment pour éviter de poser les douloureuses questions), au pire, via des biais de perceptions (notamment dans leurs édifications : ne pas faire pire qu’avant, etc.), de s’enferrer dans de dangereuses illusions sur les fins.

vendredi 5 décembre 2014

Entretien - Où en est-on de l'Europe spatiale ? avec Guilhem Penent

Cet entretien avec Guilhem Penent, doctorant en sciences politiques, chercheur associé à l'IFRI, rédacteur du blog De la Terre à la Lune et auteur du récent L’Europe spatiale : le déclin ou le sursaut (Edition Argos), a été réalisé en collaboration avec le blog Ultima Ratio.
 
Quelques jours après la décision politique du lancement du lanceur Ariane 6 d'ici 2020, il développe quelques unes des grandes problématiques de l'Europe spatiale, civile et militaire, secteur où la France tient encore aujourd'hui l'un des rôles majeurs.
 
 
1/ A l’objectif pour l’Europe "d’autonomie dans l’espace", vous préférez celui de "maîtrise de l’espace". En quoi cette distinction permet de donner l’orientation nécessaire pour mener les futurs efforts nécessaires ?

Permettez-moi tout d’abord de rappeler que plusieurs logiques guident l’effort de l’Europe spatiale et l’autonomie n’est pas nécessairement celle qui est la plus souvent mise en avant ou la plus à même de mobiliser. Elle n’est pas non plus la première historiquement puisque c’est à la recherche scientifique que la première agence spatiale européenne, l’ESRO, constituée il y a exactement cinquante ans sur le modèle du CERN, était consacrée. Ce n’est pas un hasard si l’organisation qui lui a succédé en 1975 sous le nom de l’ESA s’est construite autour d’un programme scientifique obligatoire qui est considéré de ce fait comme la colonne vertébrale soutenant tout l’ensemble.

Vous avez toutefois raison de sous-entendre que l’objectif d’autonomie a joué un rôle essentiel dans la construction du spatial en Europe. Ainsi, le succès de la sonde Rosetta ne montre pas seulement que l’Agence spatiale européenne est capable de grande prouesse en tant que structure dédiée à la coopération scientifique et technologique, il est aussi la preuve que les Européens qui ont beaucoup souffert par le passé des revirements à répétition de la NASA n’ont pas besoin d’aide pour être ambitieux et peuvent grâce notamment au programme Ariane explorer seuls l’univers. Aussi "l’autonomie" émerge-t-elle assez naturellement comme le principe politique fondateur sans lequel l’édification d’une politique spatiale digne de ce nom ne serait pas possible.

lundi 24 novembre 2014

Entretien - En poste auprès des unités méharistes maliennes

Le lieutenant-colonel Paul Pierre Valli, aujourd’hui à la retraite, a été un des derniers militaires français à avoir été le conseiller militaire auprès de la garde nationale du Mali (GNM) de 2005 à 2007. Il a bien voulu répondre à quelques-unes de nos questions, alors qu’au travers l’opération Barkhane, les militaires français réinvestissent, pour plusieurs années, les étendues désertiques, mais pas vides de populations, du Sahara.

Mon colonel, qu’elle était votre mission ?

J'ai été affecté via la DCMD (ndlr : Direction de la coopération militaire et de défense, organisme rattaché au ministère des affaires étrangères, aujourd’hui devenu Direction de la coopération de sécurité et de défense) à l'été 2005 sur le poste "mythique" de conseiller militaire auprès du colonel commandant la GNM au Mali. J’y suis resté deux ans.


Ma mission était d'apporter à cette unité prestigieuse un soutien financier et donc diplomatique directement par le biais de projets au profit de l'état-major et des unités de la GNM. Le souhait de la DCMD était en fait de pérenniser et de soutenir les 6 unités méharistes installées aux frontières du Nord du pays

mercredi 19 novembre 2014

Préférer parfois détruire et souvent construire, que l'inverse...

Le gouvernement n’en a rien à faire ! Les Français s’en fichent ! Les journalistes sont tous des pourris qui n’y comprennent rien ! Nous sommes seuls ! Etc. Combien de fois n’avons-nous pas entendu de tels commentaires à propos des réactions (ou d’une supposée absence de réactions) des uns et des autres suite à la mort en opérations d’un de nos militaires ?


Les jours qui ont suivi la mort tragique de l’adjudant Dupuy au Mali n’ont pas manqué, hélas, de confirmer, cette impression de voir apparaître en nombre ce genre de commentaires de la part de personnes, souvent touchés par un tel drame du fait de liens familiaux, professionnels, associatifs, etc.

Pourtant, il pourrait presque s'agir d’idées reçues, en partie fausses (le célèbre prisme du verre à moitié vide ou du verre à moitié plein), ou de biais potentiellement dangereux (du moins néfastes).

vendredi 31 octobre 2014

Mobilisation à Paris... et ailleurs ! Hommage à l'adjudant Dupuy le 5 novembre #MPLF (+MAJ)

Appartenant au CPA 10 (Orléans), l'adjudant Thomas Dupuy est mort pour la France au combat le 29 octobre au Nord du Mali.
Avant une cérémonie intime d'honneurs militaires entouré de ses frères d'armes à l'Hôtel des Invalides, son cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III (Paris) à 09h30 le mercredi 5 novembre.

Comme il est d'usage en pareille occasion, nous sommes tous invités par le gouverneur militaire de Paris, le général Charpentier, à lui manifester notre hommage par une présence digne et silencieuse.

De plus...

Afin de pouvoir associer le plus grand nombre à cet hommage, notamment ceux qui sont loin de Paris (et ils sont nombreux...), nous proposons de vous rendre le même jour devant le monument aux morts de votre commune, même très brièvement.

Pour montrer publiquement notre solidarité et notre hommage, nous vous invitons à diffuser une photo de ce monument (ou, par exemple, d'un drapeau français pris en photo sur un monument public) sur les réseaux sociaux.

Cette photo sera accompagnée de la mention "Hommage aux morts pour la France" ou "Nous ne les oublions pas", associée au hastag #MPLF pour "Mort pour la France".

Nous ne l'oublions pas, ni lui, ni ses proches, notamment sa compagne, puis à tous ses camarades, notamment à ses frères d'armes blessés lors du même combat.
 
MAJ : A quelques jours du 11 novembre, jour de souvenir de tous les soldats décédés en opérations, l'opération #MPLF pourrait se prolonger dans sa forme jusqu'à cette date.
 
Il s'agira ainsi de rendre hommage à tous ces soldats et garder en mémoire, par notre bien simple geste, les combattants des différentes générations de feu, de la 1ère guerre mondiale à aujourd'hui en passant par la 2nde guerre mondiale, l'Indochine et l'Algérie.
 
Tous unis, par leur engagement, par ce même destin : morts pour la France !

NB : Il s'agit de respecter lors de cette démarche d'hommage décentralisé pour associer le plus grand nombre le même principe que celui qui guide l'hommage à Paris : aucune récupération politique, et une présence digne, silencieuse et fraternelle.

mardi 28 octobre 2014

About the operation Serval in Mali - Interview with Michael Shurkin (Rand)

Michael Shurkin, a political scientist at the Rand Corporation, is the author of a recent and interesting research report about the operation Serval in Mali ("France's War in Mali: Lessons for an Expeditionary Army"). He kindly agreed to answer some questions to better understand, in some way, this US point of view about this French operation and to describe some lessons learned for the US. Army. Thanks!
 

1/ What are the 2 or 3 main characteristics of the operation Serval, from an U.S. point of view?

The three main characteristics of French expeditionary operations that are of interest to the US military are 1) France's comfort and facility with operating at a small scale; 2) French units agility with respect to task organization, specifically the capacity to aggregate, disaggregate, and re-aggregate units as required with apparently little waste or, to use the term I hear most often in the Army, "turbulence;" and 3) acceptance of risk, which is related to the first two points. The French Army in Serval took risks that the US Army would not have taken. This is related to the size issue because the US would respond to risk primarily by sending more and heavier forces with greater resources.
 

lundi 6 octobre 2014

Iraq - About attack helicopters: Is it time for 'vampires' deployment?

The U.S. CENTCOM, in a recent daily statement about U.S. activities against Islamic State, unveiled a strike made by an attack helicopter against targets West of Baghdad on October 4, 2014. If the official report provided no details about the type of helicopters, Defense online magazines indicated that they were likely AH-64 Apache helicopters deployed to Baghdad International Airport in July to initially provide protection to U.S. facilities.
 
 
The first strike by those types of assets, during an Air-Power-centric campaign, reminds the use of French and British attack helicopters during the 2011 Libyan campaign. The deployment of those Land-Power-centric assets aimed to break a stalemate that a predominantly air campaign (without enough local troops on the ground for intelligence or kinetic actions) could not solve wholly by itself.