lundi 6 octobre 2014

Iraq - About attack helicopters: Is it time for 'vampires' deployment?

The U.S. CENTCOM, in a recent daily statement about U.S. activities against Islamic State, unveiled a strike made by an attack helicopter against targets West of Baghdad on October 4, 2014. If the official report provided no details about the type of helicopters, Defense online magazines indicated that they were likely AH-64 Apache helicopters deployed to Baghdad International Airport in July to initially provide protection to U.S. facilities.
 
 
The first strike by those types of assets, during an Air-Power-centric campaign, reminds the use of French and British attack helicopters during the 2011 Libyan campaign. The deployment of those Land-Power-centric assets aimed to break a stalemate that a predominantly air campaign (without enough local troops on the ground for intelligence or kinetic actions) could not solve wholly by itself.
 

mardi 30 septembre 2014

Lecture pour commencer à y comprendre quelque chose - "Attention : Cyber !"

Grâce et face aux évolutions induites par le cyber-électronique, pourquoi et comment penser autrement le phénomène guerrier et agir différemment ? Pour les deux officiers de l'armée de Terre, auteurs de l'ouvrage "Attention : Cyber !", il s'agit, en retournant la citation d'Henri Bergson, de proposer des réponses à ces deux questions en "Pensant en homme d'action pour pouvoir agir en homme de pensée". Car, si "le cyber ne permet pas de gagner seul la guerre, mais que perdre dans le cyber, c'est perdre tout court", encore faut-il en prendre conscience, être convaincu et s'adapter en conséquence.

 
Si la guerre, sujet central de l'ouvrage (ce qui exclut donc de facto certaines problématiques liées au cyberespace), ne change pas de nature, restant cette activité humaine immuable d'affrontement de volontés, elle change bien de visage nécessitant une adaptation pour faire face à cette évolution, plus qu'à une quelconque révolution comme le démontre les auteurs par la mise en perspective historique préalable.
 

mardi 23 septembre 2014

Irak - Faut-il rajouter des bâtons de dynamite dans la chaudière ?

Le gouvernement français a donc jugé que la balance bénéfices-risques, pour reprendre une expression issue du domaine médical, permettait et réclamait une plus grande participation militaire de la France (car elle participait déjà de fait) dans l’application du traitement administré aux menaces que fait peser l’Etat islamique.
 
 
Du fait de nos intérêts, de nos valeurs et de nos alliés (3 critères qui peuvent permettre d’apprécier génériquement une décision de participer ou non à une coalition), un pas de plus a été franchi avec une mission aérienne par jour depuis 1 semaine. Nos forces ont même mené une 1ère frappe, utilisant pour cela pas moins de 4 appareils (1 ATL-2, 2 Rafale, 1 C-135 ayant effectué son 1er vol en 1964 cela dit en passant), belle illustration, au-delà de l’aspect technique d’un raid mené avec succès, d'une certaine forme d’épuisement du modèle occidental de la guerre tant les parkings à détruire sont nombreux en Irak pour des moyens comptés...

Maintenant, pour les responsables politiques français, il y a, pour combler déjà un certain retard, une triple nécessité d’information, notamment via la séquence médiatico-politique en cours (allocution du Président suite aux 1ères frappes, participation au 20H de France 2 du ministre de la Défense ce jour, débats au Parlement demain…).

lundi 8 septembre 2014

Entretien - Les sapeurs français au combat en Afghanistan (Christophe Lafaye)

Christophe Lafaye vient de recevoir le Prix d’Histoire militaire 2014 de la DMPA (Ministère de la Défense) pour sa thèse « L’emploi du génie en Afghanistan (2001-2012). Adaptation d’une arme en situation de contre-insurrection. Hommes, matériel, emploi », réalisée sous la direction du LCL Rémy Porte. Chercheur rattaché au CHERPA (IEP d’Aix-en-Provence), il est également officier de réserve au 19e Régiment du Génie (Besançon).

Il a bien voulu répondre à nos questions, dans un long (et riche) entretien visant à mettre en avant le délicat travail réalisé par nos sapeurs en Afghanistan durant ces 12 années, tout en l'intégrant dans le temps long de l'histoire récente de l'arme du génie d'une part, et des opérations interarmes d'autre part. Il est également un hommage aux 13 sapeurs qui y ont perdu la vie dans l'accomplissement de leur mission. Ne les oublions pas.

 
1/ Pour les sapeurs français, les opérations en Afghanistan s'inscrivent-elles dans une continuité historique ou marquent-elles une rupture ?

Nous ne pouvons pas parler franchement de rupture mais de la poursuite d’une évolution. L’Afghanistan est un moment de redécouverte des savoir-faire propres à la lutte de contre-guérilla, avec les techniques et les moyens du XXIème siècle. L’armée française puise dans sa riche histoire coloniale, dans « les bonnes pratiques » de ses alliés et dans la capacité d’innovation de ses hommes. A l’échelle de l’histoire du génie des 50 dernières années, ce conflit semble répondre à la première guerre du Golfe (1990-1991), qui avait été propice à la redécouverte des actions offensives dans le cadre d’un conflit conventionnel en coalition. Cette guerre, ainsi que les opérations de maintien de la paix de l’ONU et celles menées sous l’égide de l’OTAN, ont façonné le génie qui se trouve projeté en Afghanistan dès la fin de l’année 2001. De mon point de vue, nous pouvons voir s’esquisser une forme de continuité, marquée, il est vrai, par les nombreuses inflexions politiques au fil des « Livres Blancs ».

mercredi 3 septembre 2014

Felin - La reine a pris trop de poids

Trop lourd et trop encombrant, sauf peut-être en défensive et de nuit. La reine des batailles française est bien contrainte à une sévère cure d'amaigrissement, en plus d'une réflexion innovante sur la modularité, pour retrouver des marges d'efficacité. Le constat évoqué par des militaires du 8ème RPIMa sur le système d'arme FELIN en combat, à pied ou motorisé, en localité est à ce sujet sans appel. Rien de fondamentalement non connu (quoique...), mais un rappel et une synthèse.

 
Ayant commencé à le recevoir fin 2011 le système FELIN, le 8ème RPIMa (Castres) a eu l'occasion de l'utiliser en zone urbaine en opérations extérieures (l'année dernière à Bangui) comme au centre d'entraînement Cenzub (Sissonne), pour des évaluations ou des expérimentations. Une expérience qui permet d'amasser quelques avis frappés du coin du bon sens sur son utilisation.
 

jeudi 28 août 2014

"Au nom de l'humanité", n'intervenons pas (forcément plus) en Irak

En écho au titre d'une tribune (liée à une pétition, cf. ici) publiée sur Marianne et La Croix où les signataires appellent à "une intervention urgente de troupes terrestres, sous mandat de l'ONU", les quelques points qui suivent ont vocation à modestement apporter, si ce n'est pas fondamentalement la contradiction, du moins des éléments de réflexion, non définitifs, à un débat qui n’est ni anodin ni clos. Il y dépasse ainsi, et c'est tout à leur honneur, la simple indignation ou l'affichage - nécessaire mais peu engageant - du "noun" (ن) que certains prennent pour un absolu alors qu'il ne devrait être qu'un début (Si chacun donnait, mobilisait, faisait connaître...).


De prime abord et dans un effort louable, les auteurs réussissent, en partie, à dépasser un ton clivant qu’il serait possible de résumer par « les catholiques parlent aux catholiques au sujet des catholiques », écueil qu'ils auraient pu connaître de par leur origine, alors que la situation dépasse ce prisme . Ensuite, il est possible de regretter une approche se limitant à définir avec détails la justesse de la cause (difficilement critiquable vu la situation, quelque soit l’identité multiple des populations visées : Kurdes, Yézides, Chrétiens, etc.). Dans la définition d’une stratégie (c’est finalement cela qui est proposée), et sans aborder des points du « domaine réservé » des techniciens de la chose militaire, les auteurs (à la fois  "peuple" et "chef d’état" de la trinité de Clauzewitz, de par leurs fonctions) auraient pu définir (ou du moins proposer) les fins, raisonnables il en va s’en dire. Ce "plus grand bien" qui doit émerger par l'usage de la force, "sans entrainer des désordres plus graves que le mal à éliminer " tout en ayant réunies "des conditions sérieuses de succès" (qui sont en l'espèce à discuter).


samedi 2 août 2014

Un peu de lecture - Et bonnes vacances...

Quelques propositions estivales de lecture, pour tous les goûts, qui peuvent changer, j'en conviens, du roman de plage...
- "Les larmes de nos souverains" : la pensée stratégique navale française... (CESM) : parce que la stratégie navale n'est pas l'œuvre des seuls Mahan et Corbett, à la découverte des figures françaises comme Richelieu, Lapeyrouse-Bonfils, Castex, etc.
- "Enjeux et défis de la stratégie navale sud-coréenne" (CESM) : comprendre un peu mieux l'aire de tensions qu'est l'Asie via la montée des ambitions de la Marine coréenne, en qualité comme en quantité, au service d'une posture stratégique bien définie.
- "Evolution du dispositif militaire français en Afrique et suivi des opérations en cours" (Assemblée nationale) : un point très complet sur le dispositif actuel et à venir, avec les grands enjeux : externalisation, formation, etc. A lire.

mercredi 30 juillet 2014

La France en Asie du Sud-Est - Du constat aux propositons, et bientôt à l'action ?

Quand un rapport parlementaire, en plus d'un constat fort précis, fait des propositions (à 1ère vue, pas entièrement farfelues et plutôt pragmatiques), cela est à relever...
Un récent rapport d'information rédigé par 4 parlementaires de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat s'est intéressé aux moyens de concrétiser à court et moyen-terme, et à moindres frais, un début de retour de la France en Asie du Sud-Est (c'est à dire hors des 3 focales françaises en Asie que sont : l'Inde, le Japon et la Chine).
Ce rapport s'inscrit dans le cadre de cette "diplomatie parlementaire", qui mériterait tant d'être développée en France comme levier supplémentaire d'influence, ainsi que devrait le rappeler le rapport sur "Le dispositif de soutien aux exportations d'armement" de la commission de la défense et des forces armées de l'Assemblée Nationale, dont la sortie est attendue pour la rentrée.
Le constat de base des parlementaires n'est pas si éloigné - pour la partie sécurité et défense - de celui défini ici-même (avec Le Fauteuil de Colbert) à partir de l'exemple du super-typhon aux Philippines : une volonté française certaine en termes d'ambition qu'il faut aujourd'hui concrétiser dans les faits et rendre visible, afin de convaincre nos partenaires, parfois demandeurs de notre implication.

lundi 21 juillet 2014

Toutes les réformes du secteur de sécurité (RSS) sont-elles des échecs ? (Entretien)

Cet entretien avec Aline Leboeuf, docteur en sciences politiques, chercheur à l'IFRI et auteur du récent Focus stratégique "La réforme du secteur de sécurité, entre bureaucraties et stratégie", a été réalisé en collaboration avec le blog Ultima Ratio.
 
 
1. Sierra Leone, Afghanistan, Mali, RCA… La réforme du secteur de la sécurité (ou RSS) est la solution magique couramment exhibée dans nombre de situations complexes. D’abord, de quoi s’agit-il ?
 
La réforme du secteur de sécurité (RSS) implique de réformer les organisations étatiques qui composent le secteur de sécurité d'un pays (armée, police, justice, renseignements, douanes, protection civile, etc.). Les frontières exactes du "secteur" sont discutées, et peuvent selon certains acteurs, intégrer aussi des organisations non étatiques (sécurité privée par exemple) ou des infrastructures qui déterminent le bon fonctionnement du secteur (comme l'existence de routes). Chaque projet de RSS doit donc au moins au départ réfléchir de façon la plus large possible et partir des objectifs de la réforme pour déterminer quelles sont les frontières du secteur à réformer.
 

jeudi 17 juillet 2014

Mobilisation ! Le cortège funèbre du major Nikolic passera sur le pont Alexandre III à 9h00 le lundi 21 juillet

 
Appartenant au 1er régiment étranger de génie (REG / Laudun), le major Dejvid Nikolic est mortellement blessé le 14 juillet 2014 au Nord du Mali.
 
Avant une cérémonie intime d'honneurs militaires, son cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III (Paris) à 09h00 le lundi 21 juillet.
 
Nous sommes tous invités à cette occasion à lui manifester notre hommage par une présence digne et silencieuse.

Nos pensées vont en premier lieu à ses proches, notamment sa compagne, puis à tous ses camarades, notamment à ses frères d'armes blessés lors du même incident.

  Nous ne l'oublions pas.

Publication - Otan et Alliance : l'influence, comment cela se construit ? (RDN)

Une nouvelle version d'un article publié en juin sur ce blog ("Otan et Alliance : l'influence, comment cela se construit ?") a été publiée sur la version en ligne de la Revue Défense N@ationale : cf. ici (et là pour les dernières tribunes de la RDN). 
 
 
Il s'agissait de donner quelques clés de lecture simples, exemples à l'appui, pour comprendre comment l'influence française, qui se construit et non simplement se décrète, était développée au sein de l'Otan et l'Alliance.
 
Pour ceux qui souhaitent creuser le sujet avec des exemples précis (mais parfois un peu ardus), d'autres cas d'adaptation croisée de la doctrine française à la doctrine otanienne ont été récemment rendus publics dans le domaine du génie militaire ou de l'appui-feu aérien.

mercredi 16 juillet 2014

La France peut-elle remonter en puissance sur le plan militaire ? (Entretien)

Cet entretien avec le lieutenant-colonel Guillaume Garnier, ancien chercheur détaché à l'IFRI et auteur du récent Focus stratégique "Les chausse-trappes de la remontée en puissance; Défis et écueils du redressement militaire", a été réalisé en collaboration avec le blog Ultima Ratio.
 
1. Avec la récente publication du LBDSN, le vote de la LPM et les conséquences qui en découlent, il est beaucoup question de "remontée en puissance". Tout d’abord de quoi s’agit-il ?


On peut définir la remontée en puissance comme étant la volonté politique de redresser un appareil militaire au sens large du terme, c’est-à-dire dans ses aspects opérationnels, industriels et technologiques, les trois étant indissociables. Concrètement, une remontée en puissance intervient généralement après une défaite brutale qui aboutit à une remise en question fondamentale. Elle peut aussi être décidée en période de paix, du fait d’un changement radical de contexte stratégique, changement impliquant une réévaluation de la menace et par conséquent une réadaptation vers le haut de l’outil militaire. En définitive, il s’agit d’assurer la reconstruction ou l’expansion des forces armées dans un contexte de crise, psychologique (sidération de la défaite), ou politique (altération de l’environnement international).
 

lundi 23 juin 2014

23 juin 2008 - 23 juin 2013. 6 ans...

Le 23 juin 2008, date du 1er article sur Mars Attaque.
 
Que de chemin parcouru lorsque j'ose (vous m'excuserez l'emploi inhabituel de la 1ère personne) relire mes premiers billets bien naïfs. Peut-être ceux d'aujourd'hui le sont-ils aussi d'ailleurs. Et que de chemin encore à parcourir, car, définitivement, il n'y a pas d'hommes cultivés mais que des hommes qui se cultivent !
 
620 articles et 6 ans plus tard, Mars Attaque a permis des belles rencontres bien réelles, des échanges instructifs à poursuivre, des remises brutales dans l'axe (celles qui vous font progresser et vous rappellent qui vous êtes vraiment), et puis aussi, des petites "victoires", surtout pour "eux" (celles dont je suis le plus fier).
 
Merci chers lecteurs pour votre fidélité et votre confiance (cela compte aussi un peu comme carburant certains jours de doute ou de fatigue...). En espérant pouvoir encore échanger longtemps avec vous, que cela soit par mail, sur les réseaux sociaux (Twitter ou Facebook) ou, encore mieux, en face à face.

mercredi 11 juin 2014

OTAN / Alliance atlantique : l'influence, comment cela se passe ?

"Intensifier notre influence au sein de l'Alliance". Sympathique axe d'effort, mais au quotidien comme cela se passe ? Une fois déclaré qu'il faut le faire sans perdre "notre liberté de décision et d’action et encore moins de diluer le caractère national de notre défense", quels sont les moyens et modes d'action mis en place ? Car, en effet, l'influence se construit et non se décrète.

Ces moyens peuvent être assez obscurs pour le quidam sans l'étude d'un cas concret sur lequel s'appuyer, des exemples rarement rendus publics, pas tant pour des raisons de confidentialité (dans la majorité des cas) que pour un intérêt en soi limité pour une majorité de personnes.
Trois récentes publications permettent de comprendre un peu mieux le cadre général et les actions menées pour parvenir à un tel objectif (partant du niveau stratégique jusqu'au niveau tactique), et ainsi rentabiliser notre investissement (parfois un peu opaque...). Même si cela est un peu aride, on s'accroche pour suivre !
 
1/ Un collectif de "cadres supérieurs de défense" (des officiers donc ?) a récemment publié une (intéressante) tribune sous pseudonyme dans la Revue Défense N@tionale intitulée "Quelle stratégie française envers l'Alliance en 2014 ?". Elle permet de donner le cadre général de réflexion et d''action.
 

lundi 9 juin 2014

Conférence - La Défense, outil de puissance de la France (18 juin - Paris)

L’Association des entreprises partenaires de la Défense et l’Ecole de Guerre Economique (EGE) organise une soirée-débat en partenariat avec l’Association nationale des Auditeurs jeunes de l’IHEDN (ANAJ-IHEDN) le mercredi 18 juin 2014 de 18H30 à 20H30 à l’Ecole militaire à Paris sur le thème :

"La Défense, outil de puissance de la France"
Sous le Haut patronage de Patricia Adam,
Présidente de la commission de la Défense nationale et des forces armées

 
VAB Ultima dans les rues de Bangui - Parce que la France est écoutée dans certaines instances, notamment du fait de son outil militaire, et de l'usage qu'elle en fait

 
L'objectif de cette soirée est d'analyser de quelle manière la Défense, prise au sens large, est aujourd’hui un outil de puissance pour la France, et quelles seraient les pistes pour renforcer - voire élargir - cet outil.
 
Innovation pas inintéressante, un formulaire est en ligne (cf. ici) permettant de de déposer des idées, remarques (ndlr : par exemple, las avantages tirés de la formation des armées étrangères, les efforts à faire pour le soutien à l'exportation, les capacités de négociations dans des domaines connexes du fait du maintien d'un outil de Défense cohérent, etc.)… avant la soirée. Les plus intéressantes contribueront au débat qui suivra les interventions.