Avions de chasse, avions de transport, hélicoptères d’attaque, hélicoptères de manœuvre… L’avenir du combat aéroterrestre ne se conçoit plus sans l’intégration de ses plateformes dans un système plus complexe combinant plateformes habitées et plateformes non habitées. Les enjeux sont multiples et les pistes de développements nombreuses entre performances encore perfectibles (vitesse, allonge, masse disponibles pour les emports…), enjeux de compatibilité physique et électromagnétique, progression dans le degré d’autonomie décisionnelle, construction du rôle de supervision de l’humain, intégration des données des charges utiles…
La montée en maturité des technologies est néanmoins en cours, le récent Airbus Defense Summit qui s’est déroulé à Manching (Allemagne) a permis d’apercevoir une partie du chemin déjà franchi et le chemin encore à parcourir.
Depuis le 1er septembre 2025, les activités de drones tactiques ont été centralisées par Airbus Helicopters, comme avec le VSR 700, le Flexrotor, ou la dronisation du H145M d’abord pour les besoins du Corps des Marines américain, mais aussi dans une autre version avec des partenaires fournissant des briques d’autonomie non plus américains mais européens. C’est aussi le cas avec la filiale Survey Copter qui poursuit les développements de ses plateformes Aliaca et CapaX. La notification en début d’année d’un lot de drones pour le programme Système de drone tactique léger (SDTL) vient d’ailleurs couronner les récents efforts de développements sur les dernières versions.
En plus de systèmes de drones de différentes masses, les développements d’intégration hélicoptères-drones se poursuivent. En moins de 7 mois, Airbus Helicopters a intégré le Flexrotor (récemment acquis) avec un H225M au profit des forces armées singapouriennes sur des scénarios de Search And Rescue (SAR) avec le système HTteaming. Un NH-90 de la Marine espagnole a servi récemment de plateformes-mères pour lancer des drones développés par Airbus ou non (via trappe ou porte). Le H160M (équipé avec une suite avionique made in Airbus Helicopters ou made in Thales) sera nativement produit pour pouvoir s’interfacer avec des drones. Des travaux pour intégrer 4 antennes sur les flancs des NH-90 sont en cours permettant une intégration simple au sein de l’équipage, via une tablette mobile pouvant à la fois être utilisée par le chef d’équipage, un mécanicien-naviguant ou un personnel dédié en soute. Les premiers vols ont été réalisés en ce sens, notamment via le nouveau Standard 2 du NH-90, dont les 3 à 6 premières livraisons sont toujours prévues pour cette année à l’armée de Terre française, après les derniers récents retours correctifs par le Groupement aéromobilité de la section technique de l'armée de Terre (GAMSTAT) sur le prototype. Sur la partie nerveuse de ces systèmes, les développements se poursuivent autour du système de mission maison Mindshare, autour des logiques de missions définies plus que des logiques de tâches données, afin d’atteindre un haut degré d’autonomie.
Depuis le 1er septembre 2025, les activités de drones tactiques ont été centralisées par Airbus Helicopters, comme avec le VSR 700, le Flexrotor, ou la dronisation du H145M d’abord pour les besoins du Corps des Marines américain, mais aussi dans une autre version avec des partenaires fournissant des briques d’autonomie non plus américains mais européens. C’est aussi le cas avec la filiale Survey Copter qui poursuit les développements de ses plateformes Aliaca et CapaX. La notification en début d’année d’un lot de drones pour le programme Système de drone tactique léger (SDTL) vient d’ailleurs couronner les récents efforts de développements sur les dernières versions.
En plus de systèmes de drones de différentes masses, les développements d’intégration hélicoptères-drones se poursuivent. En moins de 7 mois, Airbus Helicopters a intégré le Flexrotor (récemment acquis) avec un H225M au profit des forces armées singapouriennes sur des scénarios de Search And Rescue (SAR) avec le système HTteaming. Un NH-90 de la Marine espagnole a servi récemment de plateformes-mères pour lancer des drones développés par Airbus ou non (via trappe ou porte). Le H160M (équipé avec une suite avionique made in Airbus Helicopters ou made in Thales) sera nativement produit pour pouvoir s’interfacer avec des drones. Des travaux pour intégrer 4 antennes sur les flancs des NH-90 sont en cours permettant une intégration simple au sein de l’équipage, via une tablette mobile pouvant à la fois être utilisée par le chef d’équipage, un mécanicien-naviguant ou un personnel dédié en soute. Les premiers vols ont été réalisés en ce sens, notamment via le nouveau Standard 2 du NH-90, dont les 3 à 6 premières livraisons sont toujours prévues pour cette année à l’armée de Terre française, après les derniers récents retours correctifs par le Groupement aéromobilité de la section technique de l'armée de Terre (GAMSTAT) sur le prototype. Sur la partie nerveuse de ces systèmes, les développements se poursuivent autour du système de mission maison Mindshare, autour des logiques de missions définies plus que des logiques de tâches données, afin d’atteindre un haut degré d’autonomie.
Airbus Defense & Space conserve pour sa part les drones stratégiques, autour de l’Eurodrone notamment ou du drone Sirtrap, dont le développement est très intriqué dans la filiale espagnole plutôt liée aux activités Defense & Space.
C’est aussi le cas pour les développements autour de la feuille de route des Uncrewed Collaborative Combat Aircraft (UCCA), selon une approche incrémentale développée à cette occasion par un responsable d’Airbus Defense & Space :
- Rapidement, une intégration du système de mission Mars (Multiplatform Autonomous Reconfigurable and Secure) développé par Airbus Defense & Space sera réalisée dans 2 Valkyrie XQ-58A achetés en quelques semaines auprès du fournisseur américain Kratos Defense and Security Solutions, car immédiatement disponibles en comparaison aux solutions plus européennes disponibles sous 12 mois ou plus. Des 1ers vols sont prévus d'ici fin 2026 en Allemagne, comme bancs d’essais volants.
- Après des vols avec les deux exemplaires, en augmentant progressivement la coopération entre les deux en 2027, une intégration progressive sera réalisée avec un appareil-mère Eurofighter Typhoon. L’objectif est d’être prêt à fournir une 1ère version de la capacité en 2029 à la Luftwaffe, seule armée européenne ayant formellement émis un besoin de ce type avant 2030, ce qui devrait attirer plusieurs consortiums industriels : Helsing/Grob, Andurill/Rheinmetall, General Atomics...
- En parallèle, le développement d'un UCCA pour le coup plus européen par Airbus Defence and Space se poursuit "dans la gamme supérieure" en terme de masse, avec un système attendu après 2030, la Luftwaffe devant préciser dans l’intervalle des spécifications plus précises pour une capacité plus pérenne. Plusieurs motoristes, notamment européens, sont aujourd’hui consultés afin d’évaluer les moteurs dans les bonnes gammes de poussée.
En parallèle, les réflexions se poursuivent pour pouvoir garantir à la fois des coûts maitrisés (autour de la notion de « attritable »), une large partie des coûts des systèmes étant la partie propulsion. Les motoristes ont donc des enjeux importants autour de moteurs offrant des performances peut-être plus réduites (car avec moins de cycles d’utilisation) mais surtout à des coûts bien moindres que ceux actuellement utilisés sur des plateformes habitées. C’est notamment à ce prix, que les ensembles plateformes habitées et plateformes non-habitées apporteront des gains d’efficacité réelle, c’est-à-dire "supérieurs à un facteur 2 ou 3 aux effets obtenus uniquement par des plateformes habitées", comme le précisait à cette occasion un responsable d’Airbus Defense & Space.
Pour un système moins imposant en taille, les développements autour du Bird of Prey étaient également mentionnés. En se basant sur la cible volante DT25, Airbus Defense & Space a dévelopé un drone anti-drones en intégrant en quelque mois un software de tracking de drones et 4 missiles légers air-air Mark 1 de Frankenburg mis sur pylônes sous les ailes (et avec une portée de 1 à 2 km). Après des premiers vols et des premiers tirs il y a quelques semaines, les essais se poursuivent, et une première capacité opérationnelle est promise d’ici début 2027.



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