vendredi 14 juin 2019

L’embuscade de Tongo Tongo (Niger) vue côté français (+MAJ 19112021)

Le 4 octobre 2017, une patrouille américano-nigérienne tombe dans une embuscade à Tongo Tongo (au Sud du Niger). Le bilan est lourd : 4 membres des forces spéciales américaines sont tués et 2 sont blessés sur les 11 américains présents (+1 interprète local), 5 militaires nigériens sont également tués et près de 8 sont blessés sur la trentaine présente. Dès le 17 octobre, une vaste enquête est lancée par le commandement américain en charge de la zone, AFRICOM, pour en comprendre les causes et les responsabilités, ainsi que déterminer les enseignements (une vingtaine au final) et les voies d’amélioration pour éviter que cela ne se reproduise.

Plusieurs versions de rapports d’enquête sont rédigées, et certaines sont en partie publiées : une première en mai 2018, et plus récemment début juin 2019, après une réouverture de l’enquête centrée sur les responsabilités, les récompenses et les sanctions nécessaires. Ces rapports sont publiés sans les sources primaires malheureusement (photos, entretiens, transcrits radios, annexes, etc.), contrairement à d’autres rapports similaires réalisés précédemment. Ils sont en grande partie "redacted", c’est-à-dire en cachant les informations les plus sensibles. Ils n’en sont pas moins intéressants, notamment pour tout ce qui concerne l’intervention des militaires français, venus au secours de cette patrouille prise sous le feu.
Pour mener ce travail, les enquêteurs ont menés une série d’entretiens qui les ont conduits notamment dans des implantations françaises de la zone : Niamey (Niger), N’Djamena (Tchad) ou Ouagadougou (Burkina Faso). Parmi les 143 témoins et acteurs interrogés, il est indiqué que les enquêteurs ont interrogé ou reçu les témoignages de pilotes de Mirage 2000, du JFAC (structure de commandement et de conduite des opérations aériennes de la zone, basée à Lyon-Mont-Verdun) et d’autres acteurs français non précisés. Plongée dans les lignes qui suivent dans une masse d’acronymes et de terminologie militaire (pas loin de 10 pages de glossaire pour 176 pages de rapport) pour tenter d’éclaircir le volet français. Notons que les horaires sont donnés en heure locale au Niger (GMT +1).

Cadre général : Ordre, contre-ordre, (tragique) désordre

Pour fixer le cadre, des éléments de l’Operational Detachment-Alpha 3212 du 2nd Battalion, 3d Special Forces Group compose, avec quelques renforts, la Team Ouallam (Ouallam étant le lieu où ils sont basés). Une patrouille formée avec leurs partenaires nigériens (qu’ils s’emploient à former, conseiller et accompagner sur le terrain) appuie une opération de contre-terrorisme contre un chef ennemi (lié à l’État islamique dans le Grand Sahara). L’effort principal devait être mené par une autre unité nigéro-américaine de forces spéciales (dite Team Arlit). Une succession d’événements fait que la mission est modifiée (les hélicoptères Super Huey de la Team Arlit devant rebrousser chemin), et la Team Ouallam est désignée comme l’unité menante de la mission qui se déroule vers Tiloa (Sud du Niger).

Entre les différents niveaux de commandement (AOB Niger - Advanced Operations Base à Niamey, Niger, SOCCE - LCB ou Special Operations Command and Control Element à N’Djamena, Tchad et SOCFWD-NWA - Special Operations Command Forward - North and West Africa, basé à Baumholder, Allemagne), le partage des informations sur cette réorientation est loin d’être optimal (un des grands pans de l’enquête). SOCCE-LCB, qui jouera un rôle ensuite, est le point focal pour la coordination et la synchronisation des opérations américaines conventionnelles et spéciales sur place. Pour sa part, une AOB est un élément léger qui sert de base pour le soutien et les communications.


Si un campement abandonné (objectif North) est bien trouvé le 3 octobre, le chef recherché s’est envolé. Les moyens ISR de renseignement - des drones non armées, ils ne seront armés que plus tard dans la zone - ne sont pas capables alors de le relocaliser. La Team Ouallam décide alors de regagner son camp de base le matin du 4. Le retour se fait sans couverture de drones, l’Intelligence, Surveillance, and Reconnaissance Tactical Controller (ITC) ré-orientant à partir de 08H15 le drone vers une possible piste du chef recherché. Pour que leurs partenaires nigériens prennent leur repas et recomplétent leurs stocks d’eau, la patrouille s’arrête dans un premier village. Faute d’eau disponible, ils poussent jusqu’au village de Tongo Tongo, qui lui disposerait d’un puits. Village qu’ils quittent à 11h30 après avoir discuté avec les autorités locales (lors d’un KLE ou Key Leader Engagement).

La patrouille combinée, composée de 8 véhicules type 4x4 non blindés, est prise à partie à quelques centaines de mètres du village vers 11h40 par une force ennemie, supérieure en nombre, puisqu’elle se révèlera être composée de 50 à 75 combattants, selon les enregistrements des drones. C’est alors le premier engagement de cet élément depuis leur arrivée dans la zone le mois d’avant.

Les interminables premières heures, seuls

11H30 : départ du village en convoi.

11H40 : premiers coups de feu. La Team Ouallam transmet à la radio "Troops in Contact" (TIC) sur un réseau surveillé par l’AOB, SOCCE et SOCFWD-NWA. Ils fournissent alors leurs coordonnées GPS.

11H40 - 13H00 : après avoir tenté plusieurs fois de manœuvrer, contre-attaquer, fixer et déborder leurs adversaires, le convoi est coupé en plusieurs éléments. Une partie réembarque pour trouver une position plus favorable, avant d’être bloqué par le terrain boueux et à nouveau prise à partie par des adversaires présentées comme "nombreux, organisés, disciplinés, et lourdement armés".

12H33 : pensant être submergés et ne pas pouvoir gérer par eux-mêmes, l’unité recontacte alors pour la première fois (53 minutes après le premier tir) leur hiérarchie, et demande une assistance. Le rapport note alors que "Communication between the team on the ground and U.S. forces at different commands became increasingly confused and disjointed".

Il est fait écho par certaines sources, de presse, de l’envoi du signal "Broken Arrow", qui conduit, en cas de situation critique, et avant d’être submergé, à se préparer aux derniers combats, et à détruire une partie de ses équipements radios pour ne pas qu'ils tombent aux mains de l’adversaire (ce qui a pu compromettre les communications sol-air, comme nous le verrons plus tard).

13H00 : la partie du convoi encore en vie rejoint la position dite Alamo, formant ce qu’il pense être un dernier carré de défense. Le chef du détachement communiquera alors à plusieurs reprises à l’AOB une demande d’évacuation sanitaire (9-Line MEDEVAC Request) et l’état de son équipe. Le 9-Line est un message normé OTAN qui permet de transmettre les 9 informations nécessaires à l’évacuation d’un blessé : localisation, nombre de blessés, états, mesures d’identification au sol, etc.

13H00 - 15H54 : les survivants tiennent cette position défensive d’Alamo.

13H09 : un 1er drone américain, non armée, en mission ailleurs, est réorienté et commence à survoler le lieu des combats.

L’opérateur du drone peut à distance établir une communication avec l’équipe au sol. A partir de ce moment-là, une conversation sous forme de tchat dit "Microsoft Internet Relay Chat" (“mIRC chat”) réunit les opérateurs des moyens ISR, l’AOB et les autres postes de commandement.

13H11 : un 2nd drone, qui a décollé de Niamey suite à l’annonce du TIC, orbite au-dessus de la zone.

La cavalerie (française) arrive

+/- 12H33 : l’opération Barkhane est prévenue de la demande d’assistance (13H00 selon certaines sources françaises, soit plus d’une heure après le début de l’accrochage). L’alerte est passée par SOCCE qui dispose d’un officier de liaison co-localisé au sein de la TF Barkhane à N’Djamena.

+/- 13H08 : 2 Mirage, un 2000D (selon les images des drones fournies) et un 2000C, d’alerte à Niamey, décollent en direction du lieu des combats situés à 110 miles (soit environ 30 minutes après l’alerte).

Peu de temps avant, et premier élément ami sur la zone, un hélicoptère Gazelle nigérien (qui avait décollé à 12H53) arrive. Il se met en retrait à une vingtaine de kilomètres du lieu d’affrontement, en force de réaction rapide, à la demande des Mirage français qui souhaitent ainsi faciliter la déconfliction de l’espace aérien (gérer les espaces d’évolution de chacun).

13H20 : 1er show of force réalisé (soir 12 minutes après le décollage et 47 minutes après la notification), un passage à basse altitude et haute vitesse pour effrayer les adversaires, comme un avertissement avant d’éventuels tirs. Il est réalisé avant d’avoir pu établir une quelconque communication avec le sol.

13H25 : 2nd show of force réalisé.

La Team Ouallam tente de communiquer avec les appareils français ("callsign redacted") pour demander du soutien aérien (close-air support), mais, et sans que cela soit explicité pourquoi, "they were unable to establish communications", conclut laconiquement le rapport. Cette impossibilité de communiquer empêche les pilotes français d’assurer "une identification positive" et de déterminer la position précise des survivants, ce qui, selon les règles d’engagement en vigueur pour les militaires français, empêche de délivrer de l’armement en étant certain de ne pas toucher les forces amies. Et pourtant comme le soulignera le chef d’état-major américain, le général Dunford, les Mirage comme les autres appareils avaient l’autorisation de conduire des frappes en soutien de forces américaines.


13h30 : la demande d’évacuation sanitaire est alors considérée comme pleinement formulée.

13H35 : une autre plateforme ISR est en vol au-dessus de la position Alamo, et, pour le coup, établit la communication avec les 2 Mirage en vol.

MAJ : selon Intelligence Online, il pourrait s'agir d'un appareil appartenant à CAE Aviation, entreprise enregistrée au Luxembourg, avec qui différentes entités françaises (notamment les services de renseignement) passent des contrats pour assurer des prestations de surveillance aérienne et de reconnaissance. Pour différentes raisons, principalement de responsabilité juridique, l'équipage privé pouvait, à l'époque, transmettre en direct des renseignements (l'appareil est équipé pour, en termes de liaisons de données), mais pas fournir des coordonnées qui auraient servi à des frappes aériennes.

Il faut imaginer durant ce laps de temps, particulièrement long, les échanges radios (avec latence pour les échanges montants-descendants), et sans doute via des relais intermédiaires, entre les opérateurs des drones américains et les pilotes français pour tenter d’identifier formellement les positions (coordonnées, à la vue, etc.). Une éternité pour les pilotes et co-pilotes qui tournent au-dessus de la zone, et qui doivent gérer sans nul doute une certaine frustration de ne pouvoir plus agir.

Les hélicoptères rentrent dans la danse tragique

14H44 : les hélicoptères en charge de l’évacuation sanitaire décollent de Gao (Mali), soit 1H environ après la demande d’évacuation.

Il s’agit de 2 modules EVASAN composés d’hélicoptères de transport (type Puma ou Couguar) qui emportent en plus du pilote, co-pilote et mécanicien de bord, une équipe médicale composée d’un docteur et d’un infirmier, et d’une équipe de protection (fournie généralement par le groupement de commandos de montagne - GCM) pour sécuriser la zone de poser, parfois avec un hélicoptère d'attaque (type Tigre). Selon certaines sources de presse (non confirmées par le rapport), ces hélicoptères embarquent également quelques éléments américains (Green Berets).
 
MAJ : Louis Saillans, dans son ouvrage "Chef de guerre" (Editions Mareuil), préçise certains éléments, ayant était concerné par les opérations qui suivront, notamment la recherche du corps du disparu (suronommé "Bony"). Ainsi se souvient il : "Une après-midi, au retour de leurs vagabondages dans le camp [de Gao], les tireurs d’élite du 1er RPIMA nous informèrent [nous, les commandos marine] du départ précipité des hommes du Groupement commando parachutiste (GCP) [alors qu'il s'agirait sans doute plus des GCM, alors abonnés à cette époque à la mission de protection des EVASAN], qui logeaient en face de notre groupe sur la base. Cela nous rendit suspicieux car il était évident que quelque chose se tramait. Cette intuition ne tarda pas à se confirmer. Guillaume [son chef] me convoqua quelques instants plus tard. La situation était grave : des rangers américains [alors qu'il s'agit de Green Berets] avaient été attaqués lors d’une embuscade alors qu’ils accompagnaient l’armée locale. Les hommes du GCP, qui étaient d’alerte, avaient été envoyés sur place avec le Tigre".

14H58 : 3ème show of force, cette fois-ci au-dessus de la position Alamo, enfin bien identifié. L’ennemi rompt "rapidement" le contact, de peur sans doute que la prochaine action soit une frappe, et quitte la zone, selon les images des drones.

15H19 : 4ème et dernier show of force.

Si 4 shows of force seront réalisés, les membres de la Team Ouallam se souviennent de 2 à 3 passages, notamment les derniers qui seront plus proches de leur position, alors que les premiers ont lieu au-dessus des positions de l’accrochage initial, déjà quittées.

15H54 : l’équipe entend la présence d’hélicoptères français, qui ne semble pas voir la patrouille, ce qui conduit des éléments de l’équipe à sortir des couverts, où ils étaient, pour se faire identifier.

Les premiers briefings du Pentagone révèlent la présence d’hélicoptères d’attaque Tigre "in the vicinity" à ce moment-là (qui seront complètement absents des rapports finaux). Le fait qu’ils soient peut-être fournis par les forces spéciales (qui en disposent alors) pourrait expliquer pourquoi ils ont ensuite disparus des rapports (seuls les moyens conventionnels français restants mentionnés).
 
MAJ : l'hélicoptère semblant être au final fourni par le groupement tactique désert aéromobile (GTD-A), dans le cadre d'un module d'évacuation sanitaire.

Faute de moyens de communication adéquats avec l’équipe au sol, les hélicoptères cherchent pendant 40 minutes à identifier formellement la position Alamo.

+/- 16H30 : les hélicoptères français en charge de l’évacuation sont dans la zone.

Pendant ce temps-là, pour se faire repérer et identifier positivement, un militaire américain sort des bosquets où il est caché et agite le drapeau américain qu’il porte, "traditionnellement" roulé sur son gilet de combat.

Sortir de l'enfer...

+/- 16H30 : un convoi nigérien présent depuis quelques temps (mais attendant des consignes) et ayant lui aussi répondu à l’appel à l’aide, arrive dans la zone. Selon une version non décrite dans le rapport, un Tigre aurait alors procédé à des tirs de semonce pour écarter deux hommes qui se trouvaient en lisière d’arbres, les Forces armées Nigériennes (FAN) tirent à leur tour contre des hommes au sol avec leurs armes lourdes (DShK). L’échange dure 48 secondes, avant qu’il ne soit arrêté après une identification des survivants en face. Aucun nouveau blessé n’est signalé. Les FAN déjà au sol permettront ensuite de sécuriser la zone de poser.


16H55 : les hélicoptères de transport français se posent non loin de la position Alamo. Sans être très explicite, le rapport note que "Task Force BARKHANE’s ability to effect a landing on an uncertain landing zone was based on their standard […] package", laissant beaucoup de blancs et de questions sur ces procédures (et leurs inconvénients/avantages) à se poser dans des zones non sécurisées.

Les équipes de protection (au nombre "redacted") opèrent avec les FAN du convoi de secours. Pendant qu’un périmètre de sécurité est formé et la zone reconnue, les hélicoptères redécollent, pour ne pas rester au sol, vulnérables. Le commandant français s’entretient alors avec les membres de l'équipe pour évaluer la situation, et les forces françaises s’occupent des blessés, et les conditionnent pour leur évacuation.

Les membres de l'équipe OUALLAM discutent d'un plan pour revenir en arrière et conduire des recherches des militaires manquants, après avoir échangé des stocks de munitions avec les militaires français. Néanmoins, les militaires français indiquent qu’ils ne sont là que pour évacuer le personnel et qu'ils ne resteraient pas au sol. Le chef d’équipe américain estime donc qu’avec 4 membres valides, il est mal équipé pour rester sur le terrain.

17H15/35 : les hélicoptères se posent à nouveau, la zone étant claire. Les Français chargent un blessé américain avec un blessé nigérien dans un hélicoptère, et le reste de l’équipe et un soldat nigérien dans l’autre. Les hélicoptères redécollent, 31 minutes après avoir touché terre. Et regagnent Niamey. Durant le vol retour, le personnel médical français fournira des soins médicaux d’urgence aux blessés. A l’arrivée, l’équipe est recomplétée en matériel et nourrie, avant de rejoindre le poste de commandement américain pour réfléchir à la suite des opérations. 6 survivants de l'ODA 3212 et un contractor auront été évacués à ce moment là.

18H53 : les Mirage quittent la zone après 5H30 de présence, et plusieurs ravitaillements en vol.

L’opération de recherche franco-nigéro-américaine

MAJ : dans son ouvrage "Chef de Guerre" et en interview, Louis Saillans rapporte que son équipe de commandos marine a été envoyée sur place : "Un moment assez difficile. On a retrouvé les soldats américains en état de choc, mais ils sont néanmoins restés extrêmement courageux dans la mesure où ils avaient perdu des camarades. Dans les premières heures, ils ne savaient pas si leurs camarade étaient encore vivants ou non. C’étaient juste des disparus. L’essentiel de nos opérations de recouvrement a été la recherche de ces disparus, une ambiance particulièrement éprouvante. Les forces américaines se sont montrées très résilientes, en voulant participer aux opérations tout juste après la sortie du champ de bataille .

16H41 : le poste de commandement en Allemagne lance une opération de Personnel Recovery, alors que des militaires américains sont encore manquants.

18H00 : SOCCE - LCB approuve le déploiement de la Team Arlit (alors repliée à Niamey) sur la zone. Il décolle à bord des 2 Super Hey. L’équipe sera soutenue par 3 drones et 1 appareil de renseignement.

A Arlit (Aguelal), des forces françaises (conventionnelles et spéciales) sont également stationnées, et peuvent avoir participé, notamment pour le volet spécial, aux opérations, sans être mentionnés.
 
MAJ : toujours dans son ouvrage, Louis Saillans préçise qu'après un vol de 7 heures depuis Gao (avec un ravitaillement en cours de route, a priori sur une base des forces armées locales (à la localisation non préçisée), soit une sacrée prouesse en soit), son équipe de commandos-marine et des éléments du CPA 10 (forces spéciales de l'armée de l'Air) arrivent sur "une base secréte des Etats-Unis" (celle d'Ouallam). Partis légers, avec peu de ravitaillement, ils vont attendre plusieurs heures dans la nuit l'arrivée d'éléments américains, réussisant à grapiller quelques boissons et de la nourriture auprès de locaux, non loin : "C’est à ce moment-là qu’un pick-up blanc de marque Toyota s’arrête à côté des hélicos. Il en sort deux hommes, des agents de la CIA en civil. [...] Après un échange rapide avec eux, à la lueur de leurs lampes frontales, nous sommes rejoints par le chef des opérations spéciales françaises de la région, qui atterrit en hélicoptère. La conversation reprend avec lui, puis les deux techniciens américains nous guident vers leur base improvisée, constituée d’un ensemble de bâtiments dispersés au bout d’une piste de terre, au milieu d’herbes hautes. Des préfabriqués leur servent de chambres et de salles de loisirs, tandis que des conteneurs maritimes abritent leurs équipements techniques. Un bâtiment plus grand, anciennement délabré, a été sommairement aménagé avec des plaques de bois bon marché pour être utilisé comme centre opérationnel. [...] Deux quinquagénaires aux cheveux grisonnants dorment en tenue civile à même le sol, recroquevillés dans une position foetale. J’apprendrai plus tard qu’il s’agit de deux pilotes d’hélicoptères de la CIA. Probablement épuisés par l’opération du jour, ils s’étaient effondrés sur le plancher en attendant d’être de nouveau sollicités".

18h25 : les 3 premiers corps américains sont trouvés par les forces nigériennes au sol.

19H00 : la Team ARLIT est sur zone et commence les recherches.

21H00 : l’équipe poursuit les recherches, et trouve plusieurs traces des combats.

Sans précision sur le volume de forces française concerné, le porte-parole de l’Etat-Major des Armées indiquera que" L'opération nigérienne est en cours, Barkhane a été sollicitée".

02H16 : l’équipe ARLIT rejoint les membres des FAN sur place et indique être à court d’eau, de nourriture et de batteries (notamment pour leurs jumelles de vision nocturne). L’AOB Niger envoie un Super Puma, de location, les ravitailler et les exfiltrer de la zone pour qu’ils rejoignent le camp de base à Ouallam (en 2 rotations), ce qui est chose faite à 05h40. Ce mouvement laisse alors uniquement les FAN sur place, dans un bivouac situé à quelques kilomètres du lieu de l’embuscade. Depuis les airs, par contre, les recherches se poursuivent pour localiser le militaire manquant. SOCAFRICA détermine qu’en absence de renseignement précis sur la présence ou non d’ennemis, il y a trop de risques à laisser les forces américaines sur zone avec les forces françaises (à la composition non précisée). Le corps du dernier américain sera finalement retrouvé par des habitants le 6 octobre.

Finalement, plus le temps passe, plus dans les rapports, l'apport des forces partenaires est légitimement moins le point focal. Et moins leur action est au centre des analyses et description des faits (en plus de, sans doute, d'une volonté de ses forces partenaires de moins en moins apparaître, voir de demander à ce que des parties soient "redacted", par soucis de discrétion).
 
MAJ : c'est dans les témoignages de tiers qu'il est possible ensuite d'avoir un déroulé de ces opérations, comme dans l'ouvrage de Louis Saillans : "Je rejoins Guillaume et les Américains dans le CO, qui se situe dans la pièce adjacente. Cette salle est tout aussi minuscule que la cuisine et ne dispose que d’une poignée d’ordinateurs, reliés à une antenne satellite fixée sur le toit. Le mobilier se compose de tables en bois et de quelques chaises en ferraille. Le chef des Américains se prénomme Matthew. […] Il mâchouille nerveusement un chewing-gum tandis qu’il échange au téléphone avec ses supérieurs, à plusieurs milliers de kilomètres de là. Guillaume et Matthew s’entretiennent ensuite durant un long moment. L’objet de leur discussion est de déterminer comment procéder au plus vite à la récupération de l’Américain disparu. J’apprends que celui-ci est le mécano de l’équipe de rangers. Je transmets sa photo aux gars du groupe avec son nom et son pseudonyme : « Bony ». Un des seniors NCO des Rangers (Non Commissionned Officier – un sous-officier gradé), qui a survécu à l’embuscade, est assis à côté de moi pendant que les chefs s’affairent à monter l’opération. Il reste mutique, le regard perdu dans le vide, physiquement et mentalement sonné".
 
Avec une situation mouvante : "Des renseignements indiquent que le soldat américain disparu pourrait se trouver dans un village à proximité du lieu où s’était déroulée l’embuscade. En accord avec les autorités américaines, Guillaume et le responsable français des opérations décident de retourner sur place. Notre objectif est de fouiller tout le village, maison par maison, pièce par pièce. Je fais un rapide calcul dans ma tête : avec les CPA 10 et les commandos-marine, nous sommes environ 25 soldats français, auxquels il faut ajouter une dizaine d’Américains ainsi qu’une poignée d’hélicos d’attaque et de transport. Appuyé sur la table, je demande à l’opérateur de renseignement de me montrer une image satellite du village. Je divise celui-ci en fuseaux, c’est-à-dire en bandes que chaque groupe aurait la responsabilité de fouiller. Mon doigt tapote l’écran tandis que je compte le nombre de maisons : 150. La perspective d’investir un village ne me rassure pas. Je consulte le chef de groupe des CPA 10, qui se trouve lui aussi dans le CO : il partage mon inquiétude quant à nos chances de réussite. Le nombre de prisonniers que nous ferions au cours de notre fouille, la consommation de temps et de personnels que cela engendrerait pour les garder et les potentielles prises à partie qui peuvent survenir à tout moment au cours de notre avancée ne me laissent guère optimiste. […] Le chef des opérations françaises donne l’aval de Paris pour l’intervention. Nous pensons alors que notre départ n’est plus qu’une question de minutes. Ce ne sera pas le cas. Matthew raccroche le téléphone à son tour : Washington n’est pas encore prêt à s’engager, les autorités américaines ne donnent pas leur « feu vert ». Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à pareil blocage".

Avant que le plan ne change : "Une nouvelle information vient bousculer les plans : la balise de détresse de Bony a été repérée à quelques kilomètres de la zone d’embuscade. Les chefs prennent la décision que notre groupe de forces spéciales franco-américaines doit retourner sur le lieu du dernier relevé de la balise pour tenter de retrouver le mécano avant le lever du jour. Matthew accompagnera Guillaume pour mener les recherches. À minuit, les hélicos sont partis se ravitailler. Nous avons trois heures devant nous avant leur retour. Nous partons en chasse d’un endroit où nous reposer avant le départ. […] Quelques heures plus tard, après avoir avalé en vitesse un en-cas de rations de combat américaines (bien moins bonnes que nos rations françaises), nous sommes prêts à partir".

L’opération au sol peut enfin être lancée : "Les hélicos nous emmènent au-dessus de la zone d’action, un endroit censé être parsemé de végétation rase et d’arbustes formant des petits bosquets. Je me tiens debout, à la portière de notre oiseau de fer. Une fois arrivé sur place, le spectacle que nous découvrons est saisissant : des kilomètres de flammes ravagent le paysage telle une mer de feu. L’incendie a été provoqué par les balles brûlantes des terroristes ou les tirs du Tigre. […] Nous observons le sol avec nos lunettes de vision nocturne à la recherche de Bony. Les hélicoptères tournent en cercle, en gardant un oeil les uns sur les autres pour éviter une collision. Après avoir aperçu quelques « rats bleus » – des illusions d’optique, dans notre jargon –, les hélicos se posent près du dernier endroit où la balise du mécano a émis un signal. Ce sont alors de larges taillis qu’il nous faut fouiller méticuleusement, sans savoir si nous cherchons un homme blessé ou mort".

Mais rien : "Après plusieurs heures infructueuses, le chef des opérations décide de la fin de l’investigation pour cette zone. Il faut nous regrouper, nous organiser, puis relancer les recherches dans d’autres secteurs. Plutôt que de retourner à la petite base américaine, nous partons pour une importante base française  [non précisée, mais totalement sur la base aérienne de Niamey], où nous rejoignons tout un contingent américain de forces spéciales, venu d’outre-Atlantique pour l’occasion. Après quelques heures de repos, les préparations de la mission reprennent. La perspective d’une fouille rurale est de nouveau envisagée, mais dans un autre village, de taille plus modeste que celui dont il était question la veille. […] En plus de ces renforts, les Rangers qui ont survécu à l’embuscade participeront eux aussi à la mission. Je m’en réjouis : leur attitude est aussi exemplaire qu’édifiante".

Et c’est un nouveau décollage qui se prépare au matin : "Le colonel américain décrit l’opération devant un parterre de Rangers, de Navy Seals, de CPA 10 et de Commandos marine, dans une grande salle de la base française que nous venons de rejoindre. […] Je plisse les yeux au moment du décollage de l’hélicoptère. Le soleil est déjà haut malgré l’heure matinale. […] Plusieurs heures de vol nous séparent encore du village que nous devons reconnaître. Par la radio de bord, j’entends des bribes de conversation entre les pilotes. Nous modifions notre destination, comme cela arrive souvent en cours de route. "La mission a changé, me précisent-ils. Les Américains ont informé Guillaume qu’un de leur agent connaît le lieu où se trouve le mécano"".

Avant un nouveau ravitaillement "Le ravitaillement a lieu dans une étendue rocheuse, au bord d’une ravine, sans habitations à portée de vue. Il est environ midi quand nous y atterrissons. Un camion-citerne et quelques militaires américains en pick-up nous attendent. […] Matthew nous annonce que la zone visée n’est plus très loin et qu’ils attendent la confirmation pour la récupération de Bony. Nous sommes tous enthousiastes et impatients de récupérer le survivant. Nous sommes près du but, il va pouvoir rentrer chez lui et retrouver ses proches, après cette épouvantable aventure où il a vu ses collègues mourir sous les tirs ennemis. […] Nous attendons le départ en buvant un peu d’eau de nos bouteilles en plastique quand Matthew revient nous voir. Derrière lui, j’aperçois deux Rangers qui se prennent dans les bras. Je comprends que quelque chose ne va pas. Matthew retire ses lunettes fumées. "Notre camarade est mort, dit-il d’une voix cassée. Nous partons chercher son corps auprès des habitants locaux qui l’ont repéré"".

Avant la mission de récupération : "Nous remontons dans les hélicos, le coeur lourd, pour protéger le détachement américain qui ira récupérer le corps. J’observe la scène depuis la portière de l’appareil. Ma gorge se serre lorsque je vois quatre soldats américains installer la dépouille de Bony sur un brancard avant de le recouvrir du drapeau étoilé. Avec une infinie délicatesse, ils soulèvent le brancard pour l’emmener dans l’hélicoptère. Le convoi, devenu procession funéraire, s’ébranle dans le désert et s’envole vers d’autres cieux".

De la (pas toujours simple) coordination franco-américaine

Dans la bande sahélo-saharienne, la coopération franco-américaine reposait alors sur des protocoles d’accords bilatéraux (US & FRENCH PR Personnel Receovery Memorandum Of Understanding - MoU), déclinés en procédures opérationnelles, notamment d’échanges d’informations, dont la mise en œuvre est facilitée par la présence d’officiers de liaison (LNO : Liaison Officer). Les opérations dans la zone sont décrites comme : "African led, French assisted, and U.S. supported".

Deux points conduisent à ce que de larges extraits sur ces questions ne soient pas publiés : la sensibilité politique, avec notamment la présence de partenaires (dont la France) qu’il ne serait pas convenable de désigner comme en cause en n’assumant pas ses propres erreurs, et le fait qu’une partie des moyens impliqués le sont par les forces spéciales françaises (hélicoptères notamment, et hommes au sol). Par exemple, “See Annex 5 for additional details on the French response and PR efforts”, sans que cette annexe ne soit disponible. Néanmoins, il est possible de tirer un peu le fil de la pelote.

La réarticulation de la mission en cours de route n’a pas conduit au partage d’informations avec les partenaires. Un concept d’opérations (CONOPS) explicite le déroulé de la mission et l’articulation des moyens disponibles ainsi que les procédures de mises à disposition, notamment les moyens de partenaires (français, nigériens…). En plus d’être en grande partie un copier-coller de précédentes missions, il n’a pas été modifié en cours de mission, par facilité et pour éviter d’avoir à être validé par un niveau hiérarchique trop élevé. Notamment des autorités supérieures à l’AOB Niger qui sont pourtant à même de partager et prévenir les partenaires présents dans la zone. Ainsi, selon le rapport, la présence de la patrouille n’est donc pas connue des militaires français.

Le rapport est sans appel quand il indique : “The acting AOB Niger commander failed to coordinate for emergency CASEVAC and personnel recovery support with French and Nigerien partner forces prior to operations, even though they were identified in the CONOPS “PACE” (Primary, Alternate, Contingency, Emergency) plan”. Si le premier CONOPS de la mission initiale liste les moyens français (en plus de moyens nigériens et de moyens civils dans le cadre d’un contrat passé par AFRICOM avec Berry Aviation) dans les plans d’évacuation, il ne semble pas que cela soit allé plus loin : "Team OUALLAM and AOB Niger did not conduct pre-mission coordination with French forces".

La présence d’officiers de liaison au sein de la Force Barkhane (et sans doute au moins un membre des forces spéciales US, mentionné, au sein aussi du poste de commandement des forces spéciales françaises, même si cette partie est "redacted") permettra de lancer les processus de coordination et de déclencher l’envoi de moyens : "Their ability to communicate with the French based on an established relationship provided Team OUALLAM with the necessary support from French Air Forces that ultimately saved lives".

Au sol, le manque de protocoles de communication air-sol (même en cas d’urgence), la possible destruction de certains moyens de communication par l’équipe et l’absence de moyens d’identification font perdre de précieuses minutes : "Although Team OUALLAM could hear French helicopters circling above, they soon learned the French pilots could not locate the team. […] As French aircraft circled above, the team left their Alamo position, moving by foot towards a suitable Helicopter Landing Zone (HLZ) to their northwest. The team remained in contact with U.S. forces [XXX] (personal AN/PRC-152s communication systems) through the ISR platform and attempted to communicate with French aircraft. They formed a hasty security perimeter as they attempted to wave down the circling aircraft”.

En conséquence, le rapport recommande plusieurs points sur ces aspects de coordination préalable et de communication, notamment que SOCAFRICA mette en place des procédures garantissant une pré-coordination suffisante dès lors que les forces partenaires sont listées dans les concepts d’opérations. Que SOCAFRICA continue à développer des relations avec les forces françaises pour pouvoir les inclure dans la planification initiale autant que possible. Dans la planification, la présence des forces non co-localisées avec les forces américaines doit autant que possible remonter vers les commandements hauts pour partager les points de situation, et s’assurer que les informations fournies aux officiers de liaison sont à jour. Cela permettra aux forces partenaires de savoir ce qui est attendu d’eux. Enfin, alors que les équipages américains n’avaient jamais interagis jusque-là avec les forces françaises (Mirage ou moyens ISR français, de type non préçisé), il est préçisé que : "A familiarity with French capabilities and an understanding of communications procedures (reinforced through exercises) would have significantly enhanced U.S.-French ISR support or possible […] on 4 October 2017".

Autant d’avis partagés par les militaires français, "la coordination pourrait être meilleure" indiquait un militaire français au Monde peu de temps après. Le commandement de Barkhane de l’époque disant pour sa part avoir "bien l’intention de travailler davantage avec les Américains". Ainsi, comme le dit le rapport : "Despite the lack of coordination, the partner forces responded. This type of quick response cannot be left to chance”.

L’épais brouillard de guerre

Deux points enfin méritent d’être relevés pour montrer toute la difficulté de ce genre d’opérations.

Durant les opérations d’évacuation puis de recherche (MEDEVAC + PERSONNEL RECOVERY), le rapport note que des signaux de détresse émis par les moyens d’identification (« beacons », « SHOUT Nano hits » ou « comms hits ») sont signalés, causant de la confusion, en plus de se révéler faux. Il est noté que "As Team ARLIT moved through the TIC site, French helicopters from [origine non préçisée] were flying overhead. The French aircraft used [système non préçisé] to pinpoint the location of (XXX] to Team ARLIT’s ground forces”. Plusieurs faux échos sont relevés et conduisent à mener des operations de levers de doute : “At one point, French pilots believed they had the location of where a SHOUT Nano beacon was transmitting. The Rescue & Search team nearest the […] scoured the ground around the […] and only discovered a single FAN helmet”. Au final, aucun signal n’est reçu de l’unique système SHOUT Nano-Iridium (un moyen de tracking basé sur du satellite, dit moyen FFT - Friendly Force Tracker) en état de marche, sur 3, de l’équipe Oualam. Le rapport conclut que ni la technologie ni les capacités de ces équipements ne sont bien compris en-dehors de certaines cellules en charge des missions PR. Cette incompréhension a causé de la confusion, et de mauvaises déçisions : “The confusion also resulted in ISR platforms being directed to different locations, at least once by ISR platform, to investigate these reports”. Cela conduit aussi à déployer des moyens pour réaliser des reconnaissances au sol ou depuis les airs : "French personnel and equipment were unnecessarily placed at risk based on those inaccurate reports".

Second point, la gestion des réseaux et la discipline des transmissions n’a pas toujours conduit à une situation claire, notamment dans l’usage du tchat collaboratif dit Microsoft Internet Relay Chat (parfois dit Military Internet Relay Chat), capable de faire parler via des courts messages opérateur de drone (parfois à plusieurs milliers de kilomètres, et troupes au sol, en incluant dans la boucle d'autres opérateurs (comme des appareils de renseignement) : "The benefits of mIRC can also be its flaw. To the extent mIRC allows for flattened communications and shared understanding". Mais un mauvais usage peut conduire à ajouter de la confusion : "improper use of the mIRC battle management tool reduced situational awareness, caused confusion, and resulted in a disjointed crisis response. The battle management tool used during the TIC was mIRC, an Internet Relay Chat client for Windows that is a fully functional chat utility. It is used […] to develop shared understanding of the battlefield across the entire battlespace. The main mIRC channel window used during the TIC […] was created by the ISR Tactical Controllers (ITCs) in the SOCAFRICA JSOAC soon after the TIC was declared. This soon became the de facto Operations mIRC channel and at times had [X] members monitoring and commenting in the channel. […] There was no control or oversight […] Misinformation flourished and delayed attempts at gaining situational awareness. Legacy mIRC handles caused confusion”. Ainsi plusieurs rapports erronés de pertes circuleront, ou des comptes rendus sur le déroulé des opérations avec des nombres inexacts de personnels évacués par les hélicoptères français.

Reconnaissance américaine appuyée

Le 23 février 2018, lors de la remise d’une première version de l’enquête, le général Thomas D. Waldhauser, U.S. Marine Corps, Commander, U.S. Africa Command, indique clairement : “I want to recognize the unhesitating response to this attack by our French and Nigerien partners whose actions most certainly saved U.S. and Nigerien lives. […] The French and Nigerien aerial and ground response was instrumental in saving the lives of the remaining team members”. Le qualificatif “instrumental” étant repris à plusieurs reprises. Le rapport indique plus loin : “The French support efforts on 4 October 2017 were immediate and effective”.

Lors de leurs auditions, chaque membre survivant de la Team Ouallam indiquera clairement que les show of force des Mirage français leur ont sauvé la vie. Pour sa part, un militaire nigérien indiquera “They were running away from the planes. The enemy actually went back to the woods to hide from the planes. I saw them with my own eyes”.


Une vidéo récapitulative réalisée par le Pentagone explique que 15 appareils et 53 militaires français ont participé aux opérations. Au mieux, 7 appareils sont décrits dans le rapport : 2 Mirage, 2 Tigre, 2 hélicoptères de Transport, 1 moyen ISR. Et moins de la moitié des militaires peuvent être identifiés : 15 des équipages, une 15aine également pour l’équipe d’évacuation, un nombre indéterminé pour l’équipe de recherche. Les autres moyens pouvant être des unités spéciales (voir autres), ainsi que des moyens logistiques indirectement concernés, non décrits dans le rapport.
 
MAJ : Le niveau de partenariat entre les forces françaises et américaines dans le domaine de la logistique peut aussi être souligné, avec le ravitaillement en carburant (avec des grandes élongations concommatrices de carburant), et en nourriture et eau.

Le rapport arrive à la conclusion que les morts et les blessés le sont tous avant que les moyens français n’arrivent sur les lieux, voir pour la majorité avant que le chef de patrouille n’exprime explicitement une demande d’appui et d’évacuation. De plus, US AFRICOM conclut que, pour les militaires morts, les blessures subies étaient toutes mortelles sur le coup ou à très court terme, sans que le manque de capacité d’évacuation médicale disponible immédiatement ne puisse changer le cours des choses. Quant aux blessés américains : “Both Soldiers wounded in action sustained injuries that were managed expeditiously by members of the Team before being evacuated by partner forces […] PR/CASEVAC assets available in Niger were able to evacuate wounded Soldiers in sufficient time to receive emergency care”.

Pour tout cela, dans la première version du rapport publié en mai 2018, l’état-major AFRICOM indique qu’il évaluera le rapport d’investigation et fera des recommandations pour reconnaître au mieux le comportement individuel et collectif de militaires et unités françaises (et nigériennes), qui pourraient être récompensés pour leurs actions en soutien des forces américaines. A ce jour, et sans que cela permette de conclure que cela n’été pas été le cas (discrétement), aucune trace ne permet de rapporter des décorations ou lettres de félicitations pour ses forces partenaires.

MAJ : indirectement, la participation française ne s'arrêtera pas là. En effet, il est rapporté que lors d'une opération menée par les forces spéciales en août 2021 contre le chef de l'Etat islamique au Grand Sahara, Adnan Abou Walid al Sahraoui (commandant le groupe responsable de l'embuscade), et suite au travail de recueil d'éléments d'intérêts (Tactical site exploitation) sur la zone après les combats (disques durs, ordinateurs, clés USB...), il a été retrouvé les images prises par la caméra portée par l'un des militaires américains tués ce jour là. Des extraits avaient déjà circulé dans des vidéos et images de propagande. Les images de la séquence, plus longue et complète (de 45 minutes), ont été transmises à l'US Africa Command. Elles ont également été visualisées par les familles des tués au combat, selon un documentaire réalisé par ABC News. Et elles pourraient conduire à la réévaluation des récompenses attribuées à titre posthume pour les faits d'armes de ces heures là. En plus de conduire à fournir une précision des faits sur ces heures tragiques.

Précédemment, il était rapporté que le 26 août 2018, une opération aéroterrestre française (frappe aérienne plus dépôse de commandos au sol) avait visée non loin de Ménaka (Mali) Mohamed Atinka Ag Almouner, lieutenant d'Adnan Abu Walid al-Sahraoui, identifié comme ayant joué un rôle majeur dans l'embuscade de Tongo Tongo. Quelques semaines plus tard, fin décembre 2018, une opération aéroterrestre conjointe franco-nigérienne (avec notamment, côté français, des éléments d'un groupement tactique infanterie, des commandos parachutistes et des commandos de montagne) dans la zone de Tongo Tongo a conduit à récupérer une partie du matériel saisi lors de cette embuscade (sans préçiser quel type de matériels). Régulièrement, il est mentionné par plusieurs sources, l'apport de renseignements transmis par les Américains pour mener ces opérations. Ainsi que le fait que le matériel récupéré inclus de l'armement (en décembre 2018, par CNN, ce qui était présenté comme "pas une premièr", à l'époque), un véhicule (au moins, voir ici), et différents effets personnels.

39 commentaires:

Anonyme a dit…

Fini Tongo Tongo, les forces spéciales américaines vont opérer près de la zone des trois frontières:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/19/afrique-21080.html

Anonyme a dit…

Trump aura mis le bazar dans tous les domaines et mis le Pentagone en PLS plusieurs fois pendant son mandat:
https://www.lepoint.fr/afrique/terrorisme-pourquoi-l-armee-americaine-veut-elle-se-retirer-d-afrique-13-01-2020-2357548_3826.php

L'AFRICOM va déménager:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/07/31/l-africom-demenage-et-toujours-pas-en-afrique-21363.html

Quand à l'avenir de la base américaine élevée à grands frais d'Agadez, il est en ballottage:
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/08/14/un-drone-americain-s-ecrase-dans-le-nord-du-niger_6048936_3212.html

Anonyme a dit…

Pour les fans de forces spéciales américaines:
http://atavist.mg.co.za/inside-the-secret-world-of-us-commandos-in-africa

Anonyme a dit…

La revendication de cette action a pris deux ans:
https://www.actuniger.com/societe/15136-tongo-tongo-le-groupe-etat-islamique-au-sahara-eigs-revendique-l-attaque-contre-une-patrouille-de-l-armee.html

Depuis il y a eu d'autres méfaits:
https://www.jeuneafrique.com/798540/politique/niger-le-groupe-etat-islamique-dans-le-grand-sahara-revendique-lattaque-qui-a-tue-18-soldats/

https://www.france24.com/fr/20200918-meurtre-d-humanitaires-au-niger-l-afrique-est-désormais-l-épicentre-du-jihad


Le terrorisme étant un mode d'action qui bénéficie hélas aussi d'un transfert de spécialistes et de transmission de savoir-faire:
https://infoguerre.fr/2020/09/transferts-de-savoir-faire-domaine-terroriste/

Anonyme a dit…

Vivement novembre 2020, que l'on soit fixé:
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200927-l-engagement-américain-sahel-reste-intact-assure-washington

Anonyme a dit…

Le modèle américain qui consiste à s'inspirer du privé et à tout contractualiser même pour la guerre va très loin:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/09/01/950-millions-de-dollars-pour-former-3500-operateurs-des-forc-21402.html

Anonyme a dit…

La jonction entre les différentes franchises islamistes a eu lieu:
https://www.lemonde.fr/blog/filiu/2020/09/27/lorganisation-etat-islamique-a-loffensive-en-afrique/

Les États-Unis s'appuie dans cette partie du jeu sur deux États: l'Algérie et le Soudan.
https://www.lefigaro.fr/international/pourquoi-le-scenario-du-soudan-differe-de-celui-de-l-algerie-20190412

Passons rapidement sur l'Algérie qui se rearme en même temps que le Maroc et qui est dans le camp turc pour la crise libyenne:
https://www.lorientlejour.com/article/1234303/tunis-et-alger-reclament-a-nouveau-une-solution-politique-en-libye.html

Le Soudan fait partie des 7 pays à déstabiliser dans le plan de "regime change" établi par les néo-conservateurs américains qui a commencé par l'Irak en 2003:
https://www.jeuneafrique.com/845957/economie/le-soudan-etrangle-par-sa-dette-et-par-les-etats-unis/

Il ne faut pas croire que quelques femmes sur un marché ont réussi à deboulonner Omar al- Beshir, ce sont les militaires qui s'en sont chargés et la suite et en faveur des demandes américaines:
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200505-soudan-nouvel-ambassadeur-nommé-états-unis

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/25/attentats-contre-des-ambassades-des-etats-unis-en-afrique-le-soudan-dit-avoir-reuni-les-indemnites_6053558_3212.html

Dont une qui a du mal à passer dans la population:
https://orientxxi.info/magazine/soudan-israel-etats-unis-le-grand-jeu-de-la-normalisation,4104

En Somalie, autre guerre sans fin, les États-Unis se disputent le leadership des militaires avecla Turquie, elle-même en bisbille avec l'influence des Émirats arabes unis dans ce pays éclaité.

Au Mozambique, c'est autre chose...
https://t.co/WmROijSSsN?amp=1

Anonyme a dit…

Pour la dispute du leadership entre américains et turcs sur l'armée somalienne:
https://www.africaintelligence.fr/afrique-est-et-australe_politique/2020/09/08/bras-de-fer-americano-turc-sur-la-formation-des-bataillons-somaliens,109604220-ar1

Un pays qui exporte des mercenaires en Libye du côté du GNA, soutenu par la Turquie et le Qatar:
https://atalayar.com/fr/content/le-qatar-et-la-turquie-pourraient-recruter-plus-de-5-000-somaliens-pour-combattre-dans-la

Complétés par ceux recrutés en Syrie:
https://www.lemonde.fr/blog/filiu/2020/06/07/guerre-de-mercenaires-entre-la-russie-et-la-turquie-en-libye/

Apparemment un bon produit, puisqu'ils sont également utilisés pour le Haut-Karabakh:
http://www.opex360.com/2020/09/28/la-turquie-est-soupconnee-davoir-envoir-envoye-des-combattants-syriens-en-azerbaidjan/

Anonyme a dit…

Les États-Unis accélèrent en Afrique:
https://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-chef-du-pentagone-se-rend-au-maghreb-pour-evoquer-la-cooperation-antidjihadiste-20200928

Le Maroc poursuit notamment avec eux la mise à niveau de ses matériels, en miroir avec l'Algérie:
https://www.bladi.net/armement-maroc-achats,74324.html

Les foucades du locataire de la maison Blanche ne donnent des migraines qu'à ses subordonnés, pas aux entreprises US:
https://warontherocks.com/2020/09/making-the-u-s-militarys-counter-terrorism-mission-sustainable/

Anonyme a dit…

Au passage, ils ramassent des contrats:
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/01/le-chef-du-pentagone-signe-a-tunis-un-accord-de-cooperation-militaire_6054336_3212.html

Anonyme a dit…

"Mets de l'huile, dans la vie, il faut que ça glisse" (la coopération, comme les contrats):
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/10/03/afrique-les-huiles-du-pentagone-debarquent-21495.html

Anonyme a dit…

Côté américain, lerapport envoie du lourd:
https://www.cnas.org/publications/reports/working-case-study-congresss-oversight-of-the-tongo-tongo-niger-ambush

La privatisation de la guerre a des effets sur les méthodes l'armée américaine:
https://warroom.armywarcollege.edu/articles/security-cooperation/

Un tour d'esprit qui ne cherche pas à gagner ni les coeurs, ni les esprits quelque soit le fuseau horaire:
https://taskandpurpose.com/opinion/blackwater-mercenary-iraq-war

Anonyme a dit…

Il ne faut pas sous-estimer la valeur des opérateurs US, une embuscade tendue par l'ennemi est un cauchemar pour ceux qui la subisse.

Le savoir-faire déployé notamment pour la libération de l'otage au Nigéria montre le haut niveau de ses hommes:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/10/31/un-otage-us-libere-par-des-commandos-des-navy-seal.html

Anonyme a dit…

Avec les moyens ISR des États-Unis, il y a une efficacité accrue au Sahel:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/11/05/coup-de-vent-ou-de-torchon-en-bss-avec-l-ops-bourrasque-21590.html

Anonyme a dit…

On dirait que ça redevient tendu survla hiérarchie des moyens FS à Washington:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/12/04/quoi-de-neuf-du-cote-des-us-special-operations-forces-21679.html

Anonyme a dit…

Des opérations sans que l'etat-major ne soit au courant, ça arrive beaucoup apparemment chez les américains.

On en parle que lorsque cela se passe mal (souvenirs avec un pays dont on parle un peu en ce moment):
https://theatrum-belli.com/chronique-culturelle-du-9-decembre/

Anonyme a dit…

L'entraînement des green berets est revisité vers des conflits haute intensité:
https://www.thedrive.com/the-war-zone/37923/the-army-is-training-specialized-companies-of-green-berets-to-crack-hard-targets

Anonyme a dit…

Dans toutesles grandes organisations humaines, on retrouve les mêmes problèmatiques:
https://warontherocks.com/2020/12/the-marines-and-americas-special-operators-more-collaboration-required/

Anonyme a dit…

La zone de Tongo-Tongo est encore plus dangereuse aujourd'hui:
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210102-niger-des-dizaines-de-villageois-tués-dans-deux-attaques-jihadistes

Anonyme a dit…

Plus que les morts, ce sont les déplacés qui font partie des buts de guerre des djihadistes: plus ils sont nombreux et plus le mécontentement augmente:
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210110-niger-des-milliers-de-déplacés-après-les-massacres-dans-la-région-de-tillabéri

Plus le mécontentement augmente, plus les GAT recrutent...

Anonyme a dit…

Une zone bien plus dangereuse que les trois frontières:
https://mobile.twitter.com/julesdhl/status/1356653814598803461

L'année 2020 a été très violente, malgré les cartons faits sur les GAT:
https://mobile.twitter.com/julesdhl/status/1354467516320460804

Pour le moment, on attend de voir ce que décide Washington pour ses activités militaires en Afrique:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/01/29/sahel-21841.html

Anonyme a dit…

Les forces spéciales comme réponse à toutes les problématiques, ça rappelle quelque chose...
https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2021/04/how-special-ops-became-the-solution-to-everything/618080/

Anonyme a dit…

Toujours bizarre les rapports des opérateurs des forces spéciales avec la régulière, ou l'inverse:
https://mobile.twitter.com/evil_SDOC/status/1379750626758946816

Anonyme a dit…

Les forces spéciales US sont présentes dans la region des trois frontières, mais viennent de plus en plus souvent nous visiter:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/04/19/de-rota-espagne-a-niamey-niger-22057.html

Anonyme a dit…

Plus de détails sur les circonvolutions des barbus d'en face:
https://www.dakaractu.com/Auteur-de-145-attaques-officiellement-revendiquees-depuis-2015-par-l-Etat-Islamique-dans-le-Liptako-Gourma-l-ex-EIGS-est_a202734.html

Sinon, l'auteur d'Historicoblog fait d'excellentes newletters sur le sujet:
https://mobile.twitter.com/historicoblog4/status/1388911634563928065

F de St V a dit…

Le travail Historicoblog = la base pour s'informer ! Indispensable.

Anonyme a dit…

Bon, je pose cela ici, car cela parle des forces spéciales US...

À l'heure où l'on parle de retrait d'Afghanistan (pour mémoire, les États-Unis se sont retirés d'Irak, on peut le constater tousles jours...), il faut bien se dire que pour les forces spéciales américaines, il s'agit de LA mission:
https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/06/13/l-afghanistan-en-2001-fut-la-mission-de-nos-reves-les-forces-speciales-americaines-racontent_5143785_3222.html


Concernant les opérateurs du service action de la CIA étaient partis en retraite et ont dû être rappelés:
https://mobile.twitter.com/evil_SDOC/status/1310241631233335296

Les liens entre service action et opérateurs des forces spéciales ont même été renforcés.

Aujourd'hui, il est facile d'en tirer un bilan :
https://www.ouest-france.fr/monde/afghanistan/afghanistan-vingt-ans-de-guerre-et-165-000-morts-plus-tard-8d2285dc-9d1d-11eb-a9c5-320bc750e309

Donc, nous en sommes à 825 milliards de dépenses militaires US en Afghanistan.

Au moins le triple en Irak.

Et encore une fois la même chose ailleurs au #MENA (zones maritimes comprises).

On arrive tranquillement à plus de 4 000 milliards de dépenses depuis le 11 septembre 2001. Vertigineux, rien que pour l’Afghanistan, ça nous fait donc 118 millions de dollars par Taliban tué.

Quand on sait que Michel_Goya écrivait en 2007 un article intitulé « Dix millions de dollars le milicien », on mesure le chemin parcouru…
https://www.cairn.info/revue-politique-etrangere-2007-1-page-191.htm

https://mobile.twitter.com/evil_SDOC/status/1374458211995021315

Pas de doute, pendant la « guerre contre la terreur », les affaires continuent…


Dans le lourd concert de la guerre qui devait être « gagnée incessamment sous peu l’année suivante », il y a eut des voix dissonantes peu audibles:
https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/10/05/la-guerre-en-afghanistan-ne-peut-etre-gagnee-estime-le-commandant-britannique-sur-place_1103222_3216.html

L’infanterie de larmée anglaise a été détruite par ses aventures irakiennes et afghanes, notamment avec la difficulté du recrutement et les coupes budgétaires faites à la hache qui continuent aujourd’hui.

Pour la France, l’expérience afghane a chauffé.

Il y a la version officielle et bien lisse:
https://www.penseemiliterre.fr/operation-pamir-en-afghanistan-2001-2014-_114514_1013077.html

Et d’autres à voix plus basse:
https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/afghanistan-quand-l-armee-francaise-a-failli-se-faire-helmandiser-206520


Chez les américains aussi, la guerre à hauteur d’hommes n’est pas celle d’Hollywood:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/04/19/et-plus-on-restait-la-bas-l-afghanistan-en-guerre-vue-par-u-22056.html


Mais ce n'est pas la fin de l'intervention des forces spéciales américaines dans la zone, même au royaume de l'insolence:
http://www.opex360.com/2021/04/21/le-pentagone-veut-garder-des-troupes-pres-de-lafghanistan-pour-deventuelles-operations-anti-terroristes

Anonyme a dit…

Pour être raccord avec les thèmes à la mode, dans les spéciales américaines (Green Berets), l’accent aussi est mis sur l’accès aux femmes:
https://tre-blog.com/actualites/femmes-chez-us-army-rangers/

Les résultats sont bons.

Anonyme a dit…

Les scénaristes de la Red Team américains doivent pointer chez Marvel...
https://air-cosmos.com/article/bientt-un-convertible-pour-les-forces-spciales-24825

Ça va finir par un porte-avions volant...

Anonyme a dit…

À monsieur F de St V,

Bonjour,

Vous allez me trouver cavalier, mais je ne sais pas bien me servir d'internet, y compris pour vous contacter.

L'auteur d'Historicoblog est en effet quelqu'un de très precieux, je m'étonne qu'il n'est pas un poste de chercheur et que son activité ne soit pas rémunérée...

Pourriez-vous s'il vous plaît lui signaler ceci, surtout si vous le contact avec lui.
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/03/30/un-poste-d-enseignant-chercheur-en-histoire-a-pourvoir-aux-e-22004.html

Je ne sais pas me servir de Twitter et même si c'est un grand garçon, il nest peut être pas au courant.

Merci pour lui et merci pour nous, s'il arrive à en vivre,ce ne serait que justice.

Excusez moi de cette démarche un peu bizarre...

Merci pour la qualité de votre production.

Bien vous.

Cordialement.

Mike.

Anonyme a dit…

Les armes prises en butin voyagent avec les l'internationale djihadiste:
https://mobile.twitter.com/SimNasr/status/1392920627858886660

FSV/MA a dit…

@Mike : cela sera transmis.

Anonyme a dit…

À monsieur F de St V,

Bonjour,

Cela me rechauffe mon coeur de vieil homme de plaisir' comme dans une chanson ui eut son heure de gloire:
https://www.lefigaro.fr/musique/2016/10/29/03006-20161029ARTFIG00011-l-histoire-secrete-de-la-chanson-pour-l-auvergnat.php

J'espère que cela va fonctionner.

Merci encore!

Bien à vous.

Cordialement.

Mike

Ps: Je ne fait normalement pas autant de fautes d'orthographe à l'écrit, mais avec le téléphone portable j'ai honte quand je vois mon premier message.
Merci beaucoup...

Anonyme a dit…

Points de vue américains:
https://www.spytalk.co/p/is-africa-lost-to-islamist-militants


https://www.irsem.fr/le-collimateur/le-tchad-au-carrefour-des-conflits-du-continent-africain-11-05-2021.html


Et une interview du général Christophe Gomart pour faire bonne mesure...
https://www.revueconflits.com/entretien-avec-le-general-christophe-gomart/

Anonyme a dit…

La seule bonne nouvelle militaire pour le Sahel, c'est la continuité de l'appui américain:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/06/11/le-pentagone-maintiendra-son-soutien-aux-troupes-francaises-22217.html

Anonyme a dit…

La coopération entre forces spéciales va même être renforcée:
https://www.lemonde.fr/international/article/2021/07/10/les-etats-unis-et-la-france-renforcent-leur-cooperation-antidjihadiste_6087790_3210.html

Anonyme a dit…

Deucx des quatre militaires américains ont été faits "béret vert d'honneur":
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/07/25/deux-soldats-us-tues-au-niger-fait-beret-vert-d-honneur-22334.html

Anonyme a dit…

LEs opérateurs des forces spéciales françaises ont remis aux américains la vidéo du casque d'un des américain tombé, trouvé avec al-sahraoui:
https://deadline.com/2021/11/abc-news-documentary-special-forces-ambush-tongo-tongo-africa-1234871446/

Anonyme a dit…

Il y a vraiment un monde entre les Etats-Unis et le reste du monde...
https://theatrum-belli.com/raids-hs-81-les-unites-militaires-clandestines-americaines/