jeudi 18 juin 2026
Eurosatory 2026 - Jour 4
mercredi 17 juin 2026
Eurosatory 2026 - Jour 3
1. Dans le cadre de l’intéressant partenariat d’innovation ELISA (Équipement léger d’interception de systèmes autonomes) lancé par l’Agence de l’Innovation de Défense (AID) sur l’évaluation de drones aériens intercepteurs, plusieurs consortiums se sont créés, associant spécialistes des drones ou du C2, acteurs de petite taille et acteurs avec plus d’assise industrielle et financière, acteurs français et acteurs étrangers. Les premiers vols d’évaluation sont attendus au 4ème trimestre 2026.
2. Les drones acquis par la France dans les récentes commandes réalisées auprès d’Harmattan AI ou pour des FPV Gekko d’Hexadrone pour les munitions téléopérées (MTO) type Foudre seront équipés de moteurs brushless souverains développés et/ou produits par LN Innov, remplaçant ainsi les moteurs généralement d’origine chinoise vus jusqu’à présent sur la majorité des drones. Encore d’autres sous-systèmes (notamment électroniques) sur les drones connaissent un manque d’alternatives fiables et compétitives.
3. Delair développe en format sprint le drone-intercepteur Aspik, sur le modèle d’un quadricoptère dont les modéles ne manquent pas sur l’édition 2026 d’Eurosatory. Les premiers vols ont été réalisés ces dernières semaines, alors que le lancement du développement du drone a été lancé ces derniers mois. Avec une portée de 20 km, il est annoncé comme pouvant atteindre à la fin de son développement (prévu pour avant fin 2026) aller jusqu’à 20 km. Un produit de plus dans la gamme du droniste qui va de 1kg à près de 120 kg…
Helsing - Des perspectives certaines dans le domaine terrestre
250 drones d'attaque HX-2 sont produits actuellement par semaine au sein de plusieurs usines, ou Resilience Factories (RF), pour honorer notamment une commande de 4.000 drones à destination de la Bundeswehr. Une commande qui inclut la possibilité de contractualiser plusieurs autres batchs supplémentaires de 1.000 drones, et ainsi encore plus rentrer dans la logique de la grande série, et des coûts associés.
La qualification est en courte finale auprès de la Bundeswehr, précieux sésame ayant nécessité l’utilisation d’environ 300 drones martyrisés dans tous les sens par les services techniques de la Bundeswehr pour vérifier la sécurité pyrotechnique, la fiabilité des algorithmes de navigation et de guidage, le comportement en vol, la résistance à l’environnement, etc. Les premiers batchs de drones de série devraient être livrés d’ici la fin de l’année, avec quelques mois d’avance sur le calendrier évoqué au début.
mardi 16 juin 2026
A400M – Le début avec la France d’une feuille de route ambitieuse pour le développement des capacités de l’appareil
S'appuyant sur des briques déjà maîtrisées voire déjà utilisées sur des appareils de mission ou dans des postes de commandement, le calendrier est plutôt ambitieux, avec des développements devant être terminés pour 2027, afin de réaliser des premiers vols dès 2028. Il s'agira alors de livrer une demi-douzaine de kits pour commencer qui pourront être installés, dans un premier temps, à bord d’une partie de la flotte détenue rétrofitée en conséquence. Une éventuelle harmonisation de la flotte n’est pas exclue à l’avenir.
Eurosatory 2026 - Jour 2
lundi 15 juin 2026
Eurosatory 2026 - Jour 1
Les 10 infos du Jour 1 de l'énorme édition (au moins en espace occupé) Eurosatory 2026
1. Le consortium Safran et MBDA rentre donc en négociations exclusives pour fournir à l'armée de Terre dans un calendrier serré, d'ici 2029, une première solution de frappe de longue portée terrestre. Le châssis de la solution Thundart devrait être de fabrication Scania, avec Essonne Sécurité qui fournira la cabine blindée. En s'appuyant sur Palfinger, le chargement et le déchargement des munitions sera autonome. La munition capable de frapper jusqu'à 150 km est dérivée d'une solution déjà en service en s'appuyant sur un kit de guidage d'A2SM Hammer.
2. Le groupe KNDS propose une solution 'capacité intérimaire' (CAPINT) pour le futur char de combat de l'armée de Terre, avec un châssis modifiée de Leopard 2 accueillant une tourelle retravaillée équipée d'un canon Asclaon de 120 mm, et un cœur vectronique ouvert capable d’intégrer drones, robots, etc.. 22 coups sont disponibles dans le système de chargement automatique. 300 coups pour la coaxiale de 12,7 mm et 150 pour l'ARX-30 en supers-structure. Des premiers tirs en mouvement ont été réalisés avec la version 140 mm début 2026 en attendant les premiers tirs pour la version en 120 mm. La solution devra maturer jusqu'à après 2035...
UNAC – Le Fardier, un programme qui roule et qui ouvre de nombreuses autres perspectives
Du côté de la brigade parachutiste de l'armée de Terre, la prise en main de la flotte est elle-aussi bien lancée, avec plusieurs déploiements déjà réalisés à l’étranger lors d’exercices internationaux, de crises ou de missions opérationnelles (comme au Vanuatu ou en Estonie). Les utilisateurs saluent la maniabilité du véhicule et le rapport charge utile embarquable / puissance qui leur permet de se faufiler partout, ainsi que la facilité d’entretien.
vendredi 29 mai 2026
Airbus - Vers des flottes hybrides à horizon 2030
Depuis le 1er septembre 2025, les activités de drones tactiques ont été centralisées par Airbus Helicopters, comme avec le VSR 700, le Flexrotor, ou la dronisation du H145M d’abord pour les besoins du Corps des Marines américain, mais aussi dans une autre version avec des partenaires fournissant des briques d’autonomie non plus américains mais européens. C’est aussi le cas avec la filiale Survey Copter qui poursuit les développements de ses plateformes Aliaca et CapaX. La notification en début d’année d’un lot de drones pour le programme Système de drone tactique léger (SDTL) vient d’ailleurs couronner les récents efforts de développements sur les dernières versions.
mercredi 13 mai 2026
LPM - Modèle de forces et anti-agilité
Il est un symbole de la difficulté à construire une réponse juste suffisante face au contexte rencontré actuellement et envisageable à court et moyen-terme, dans la manière de faire face aux menaces et aux risques. Le modèle de forces (c’est-à-dire les équilibres entre les capacités conduisant à une certaine manière de les employer), construit et projeté, reste anti-agile. Anti-agile plus que non-agile, tant sa rigidité empêche cette adaptabilité dans un rythme assez rapide par rapport aux évolutions rencontrées.
Il met à mal aussi la sincérisation de la stratégie déclaratoire, notamment des discours politiques, face aux urgences du monde. Si il y a réellement urgence, à court ou moyen terme, certaines décisions de lancement de grands programmes 2030+ ou d’études semblent en totale décalage avec cette urgence, tout en représentant un usage non optimal des ressources.
lundi 11 mai 2026
Publication - "DANAE project: A fleet of Armed USV for the French Navy by 2027" (Naval News)
Article published in English on Naval News, the leading naval news website, to discuss the DANAE project, which aims to rapidly equip the French Navy with an initial capability of armed unmanned surface vessels (USV) by 2027 for the protection of first-rank military vessels and naval bases.
Beyond the operational aspects, such an initiative could have significant consequences for the structure of the French market related to USV (currently very fragmented between OEM, Tier 1 and so on), particularly regarding the balance and the role between software-led or hardware-led manufacturers, equipment providers, mission systems integrators, or platform providers.
Following an initial phase of off-the-shelf solution operational trials in January 2026, a selection of three (possibly four) solutions is planned for the near future, with official announcement expected at the Euronaval trade show at the end of 2026, to further develop the project.
The DANAE (for Drone Autonome Naval avec de l’Armement Embarqué or Autonomous Naval Drone with Onboard Armament) project aims to rapidly equip the French Navy with armed Unmanned Surface Vessels (USV). In a first stage, the Marine Nationale expects these drone boats to conduct naval bases protection missions with non-lethal effectors. In a second and longer term stage, the USVs should be able to conduct escort and protection duties of military ships or high value units at sea, with onboard lethal weapons. The first systems from this “innovation acceleration project” are expected to be delivered at the end of 2027.
jeudi 2 avril 2026
Industrialisation de l’innovation - De l'’alliance des forges
D’autres escadrons de la Cavalerie Blindée notamment (mais pas seulement), anciennement sur chars, seront donc transformés pour le passage de la phase d’expérimentation de cette capacité (validée notamment par différents exercices, dont l’exercice Hedgehog en Estonie, une rotation au Centre d’Entrainement au Combat (CENTAC), les premières phases de l’exercice Orion 2026...) à la phase d'industrialisation. Le tout avec l'aide du Commandement du combat futur (CCF) pour intégrer cette innovation, venue plutôt du bas, dans la planification capacitaire pensée plutôt par le haut.
Ce passage à l'échelle se fera avec la commande de plusieurs milliers de drones en 2026, en plus de l'acquisition de capacités de production internalisées, pour pousser encore plus loin les effets possibles. Cela participera à la densification de la trame de drones de l’armée de Terre, avec le passage attendu de 4.000 drones environ en service début 2026 à environ 14.000 drones fin 2026, si les budgets suivent. Des réflexions se poursuivent, dans le cadre de la compétence amphibie de la 9ème Brigade d’Infanterie de Marine (BIMa), pour y adjoindre d'éventuels drones navals pour ces opérations de la mer vers la terre. La 9ème BIMa, auquel appartient le 1er RIMa, a en effet comme mandat d’être le pôle exploratoire de l’armée de Terre pour le combat fluvial et littoral, notamment par la dronisation, et par l’emploi de drones de surface.
Il s’agit d’un exemple parmi d'autres de cette industrialisation de l'innovation en cours, entre un démonstrateur unique et un passage à l’échelle avec un certain volume. Il ne s’agit pas d’innover pour innover, mais bien pour répondre à la finalité opérationnelle de l’armée de Terre, en entrant dans la boucle d’adaptation de l’adversaire dans un tempo qui s’accélère, rappelait alors le CEMAT. C’est passer de la bonne idée à sa généralisation, au plus grand nombre, en lien avec les partenaires industriels adéquats, pour obtenir de réels gains opérationnels.
lundi 23 mars 2026
Terrestre - Vers un nouveau pôle mobilité suite à l’acquisition bientôt finalisée de Texelis Défense par KNDS France
Sur le site principal de Limoges de la société Texelis Défense, plus que jamais préservé sur le plan de la production industrielle, les machines et les outillages ont été déplacés, les lots de pièces ont été déménagés, les bureaux d’études ont été transférés dans tel ou tel bâtiment, les services achats ont été dédoublés, etc. En parallèle, la mobilisation des quelques 240 employés à date de la partie défense ne faiblissait et l’activité se poursuivait pendant toutes les étapes administratives entourant un tel changement d’actionnariat et celles conduisant à ce détourage d’activités. Le chiffre d’affaires global de l’ensemble Texelis se maintient (autour de 110M€ pour 2025), avec un important dynamisme côté défense marqué par de nouvelles prises de commandes en 2025.
mardi 10 mars 2026
VHM futur - Un programme de véhicules à chenilles qui avance en France ?
lundi 2 février 2026
Conférence navale de Paris 2026 - Réarmement naval et opérations en eaux contestées - Un rythme et des exigences qui obligent
Les réflexions furent nombreuses autour du high/low mix, entre le faire au mieux avec ce qu’il y a (principe de base au combat), défense (pas toujours convaincante) par les couts comparés entre absence de réponse et réponse maximaliste ou encore exigences d’approches plus réalistes et soutenables disponibles sans trop tarder. A ce titre, l’intérêt des roquettes guidées laser est salué comme réponse face aux drones de surface et aériens, en plus de missiles Mistral (qui ont connu une multiplication par 3 des cadences de production entre 2022 et 2025), des couches de "mitraille de petits calibres", du brouillage (avec réappropriation progressive de la maîtrise du spectre électromagnétique), du canon de 76 mm "qui fait le job", ou encore d'un futur "missile balistique tactique" comme piste pour des capacités de frappe ("sur l'archer plus que sur la flèche"). C'est aussi l'évocation de discussions en cours depuis plusieurs mois pour intégrer le One Way Effector de MBDA à bord de navires de la Marine nationale, en plus de munitions téléopérées (MTO) opérées depuis les navires "en attaque comme en défense". Et des enjeux plus complexes face aux missiles balistiques à capacités antinavires, rencontrés en opérations réelles et à intervalles réguliers lors d’exercices représentatifs, pouvant redonner de l’intérêt au leurrage face à l’interception. En plus de soulever des questions sur une dépendance à éventuellement réduire vis à vis des réseaux d’alerte satellitaires Otaniens dans le domaine, face à des projets européens encore à leurs prémices.
vendredi 19 décembre 2025
Drones/MTO - Comment EOS Technologie écrit l’après-Larinae (+MAJ)
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Et de huit. EOS Technologie a mené la huitième démonstration étatique de ses drones à aile fixe, deux semaines avant le récent Forum Innovation Défense (FID) et moins trois ans après été retenu en duo avec KNDS France pour le projet Larinae. Une nouvelle étape qui permet désormais d’« avoir un petit peu de recul », indique son dirigeant, Jean-Marc Zuliani, à l’occasion du FID. Un autre jalon avait été franchi en juin, lorsqu’EOS avait réalisé une démonstration avec un drone frappant un char avec une charge inerte en pilotage immersif (FPV). La dernière en date, conduite en novembre, voyait le Rôdeur 330 toucher une nouvelle fois sa cible, sans tête militaire active, mais cette fois de manière totalement automatique. « Ce qu’on soulignait aussi, c’était sa capacité de vol en essaims », ajoute le patron d’EOS, tout en mentionnant la capacité à faire voler jusqu’à 30 machines en parallèle.
Le brouillage des communications et de la navigation étant devenu la norme, l’autre point d’effort portait sur la résilience des communications. Larinae exigeait de pouvoir frapper jusqu’à 50 km tout en conservant la liaison de données. EOS Technologie a d’emblée utilisé des modules permettant d’aller à 80 km pour apporter une capacité complémentaire. Soit la portée d’un LRU, mais avec une marge de progression déjà acquise. « Pour les avoir testés, nous pouvons les pousser à 100 km. Par contre, cela reste du ‘line of sight’ », note Jean-Marc Zuliani. Les reliefs et les autres masques du terrain demeurent donc des obstacles potentiels.
















