Certes il y a beaucoup plus de modèles de drones qu'il y a deux ans, de toutes les tailles, sur ou sous l'eau. Avec une présence visible sur chaque coin de stand, chez les acteurs traditionnels : Exail, Couach, Naval Group, Kongsberg, BAE Systems, SeaoOwl, RT Sys, Arkeocean... - avec de réelles surprises chez certains : Safran, EDGE, Direction Générale de l'Armement... - comme chez les émergents : Arsenals AI, Kahe Nautic Pelagon... parfois déjà bien émergés pour certains : Kraken, Stark, SeaAir, Saildrone... ou ceux fortement attirés par la défense : Saipem...).
Il n'est pas possible de ne pas évoquer le sujet dronisation lors de chaque discussion avec un systèmier comme avec un équipementier (qui y voit un marché plus qu'intéressant en termes de croissance).
Mais surtout, l'attention portée aux cas d'usages est notable, que cela soit en termes de surveillance (notamment via réseaux de capteurs), d'interdiction, de saturation, de protection...
Cela conduit à des rationalités industrielles (jusqu'à l'achat d'une capacité de production industrielle plus que des batchs de systèmes) et financières bien différentes (avec une balance high/low mix sans doute mieux tenable en faisant des choix sur tous les sous ensembles, la quantité et la mise en réseau faisant en partie la qualité) comparées à d'autres milieux. Notamment pour les drones aériens (existants à profusion mais avec différenciation relative entre eux) et terrestres (dont la montée en fiabilité prend encore du temps)
Et cela qu'importe que les contraintes ne soient pas plus minces dans le milieu maritime (salinité, vent, vagues, limites de communications, élongation, mise en œuvre...).
L'avenir dira si cela permet une structuration différente de l'écosystème industriel lié et une survie plus importante des acteurs au sein d'une base diversifiée et résiliente. Notamment par comparaison avec l'aérien où la présence de produits quasi similaires, à quelques spécifications près, donne une impression de trop (drones de surveillance, drones intercepteurs de drones...) non soutenable (surtout sans effort à l'export et du fait de la passation de marchés-cadres en cours qui fait que certains trains sont entrain de passer pour les deux à trois ans qui viennent).
Dans le naval, des commandes s’annoncent enfin (au-delà de la guerre des mines historiquement plus avancée), un tournant, ainsi que des expérimentations notables (en surface et sous l'eau, parfois avec des premiers effets de volumes), mais l'effort est déjà notable pour réconcilier les contraintes et les besoins opérationnels des réponses capacitaires. De la doctrine (avec une hybridation - prudente - entre plateformes habitées et non-habitées), à l'industrialisation, en passant par l'entraînement et la mise en œuvre, la soutenabilité... et donc les équipements, mis à leur juste place.

















