Depuis le 1er septembre 2025, les activités de drones tactiques ont été centralisées par Airbus Helicopters, comme avec le VSR 700, le Flexrotor, ou la dronisation du H145M d’abord pour les besoins du Corps des Marines américain, mais aussi dans une autre version avec des partenaires fournissant des briques d’autonomie non plus américains mais européens. C’est aussi le cas avec la filiale Survey Copter qui poursuit les développements de ses plateformes Aliaca et CapaX. La notification en début d’année d’un lot de drones pour le programme Système de drone tactique léger (SDTL) vient d’ailleurs couronner les récents efforts de développements sur les dernières versions.
vendredi 29 mai 2026
Airbus - Vers des flottes hybrides à horizon 2030
Depuis le 1er septembre 2025, les activités de drones tactiques ont été centralisées par Airbus Helicopters, comme avec le VSR 700, le Flexrotor, ou la dronisation du H145M d’abord pour les besoins du Corps des Marines américain, mais aussi dans une autre version avec des partenaires fournissant des briques d’autonomie non plus américains mais européens. C’est aussi le cas avec la filiale Survey Copter qui poursuit les développements de ses plateformes Aliaca et CapaX. La notification en début d’année d’un lot de drones pour le programme Système de drone tactique léger (SDTL) vient d’ailleurs couronner les récents efforts de développements sur les dernières versions.
mercredi 13 mai 2026
LPM - Modèle de forces et anti-agilité
Il est un symbole de la difficulté à construire une réponse juste suffisante face au contexte rencontré actuellement et envisageable à court et moyen-terme, dans la manière de faire face aux menaces et aux risques. Le modèle de forces (c’est-à-dire les équilibres entre les capacités conduisant à une certaine manière de les employer), construit et projeté, reste anti-agile. Anti-agile plus que non-agile, tant sa rigidité empêche cette adaptabilité dans un rythme assez rapide par rapport aux évolutions rencontrées.
Il met à mal aussi la sincérisation de la stratégie déclaratoire, notamment des discours politiques, face aux urgences du monde. Si il y a réellement urgence, à court ou moyen terme, certaines décisions de lancement de grands programmes 2030+ ou d’études semblent en totale décalage avec cette urgence, tout en représentant un usage non optimal des ressources.
lundi 11 mai 2026
Publication - "DANAE project: A fleet of Armed USV for the French Navy by 2027" (Naval News)
Article published in English on Naval News, the leading naval news website, to discuss the DANAE project, which aims to rapidly equip the French Navy with an initial capability of armed unmanned surface vessels (USV) by 2027 for the protection of first-rank military vessels and naval bases.
Beyond the operational aspects, such an initiative could have significant consequences for the structure of the French market related to USV (currently very fragmented between OEM, Tier 1 and so on), particularly regarding the balance and the role between software-led or hardware-led manufacturers, equipment providers, mission systems integrators, or platform providers.
Following an initial phase of off-the-shelf solution operational trials in January 2026, a selection of three (possibly four) solutions is planned for the near future, with official announcement expected at the Euronaval trade show at the end of 2026, to further develop the project.
The DANAE (for Drone Autonome Naval avec de l’Armement Embarqué or Autonomous Naval Drone with Onboard Armament) project aims to rapidly equip the French Navy with armed Unmanned Surface Vessels (USV). In a first stage, the Marine Nationale expects these drone boats to conduct naval bases protection missions with non-lethal effectors. In a second and longer term stage, the USVs should be able to conduct escort and protection duties of military ships or high value units at sea, with onboard lethal weapons. The first systems from this “innovation acceleration project” are expected to be delivered at the end of 2027.
jeudi 2 avril 2026
Industrialisation de l’innovation - De l'’alliance des forges
D’autres escadrons de la Cavalerie Blindée notamment (mais pas seulement), anciennement sur chars, seront donc transformés pour le passage de la phase d’expérimentation de cette capacité (validée notamment par différents exercices, dont l’exercice Hedgehog en Estonie, une rotation au Centre d’Entrainement au Combat (CENTAC), les premières phases de l’exercice Orion 2026...) à la phase d'industrialisation. Le tout avec l'aide du Commandement du combat futur (CCF) pour intégrer cette innovation, venue plutôt du bas, dans la planification capacitaire pensée plutôt par le haut.
Ce passage à l'échelle se fera avec la commande de plusieurs milliers de drones en 2026, en plus de l'acquisition de capacités de production internalisées, pour pousser encore plus loin les effets possibles. Cela participera à la densification de la trame de drones de l’armée de Terre, avec le passage attendu de 4.000 drones environ en service début 2026 à environ 14.000 drones fin 2026, si les budgets suivent. Des réflexions se poursuivent, dans le cadre de la compétence amphibie de la 9ème Brigade d’Infanterie de Marine (BIMa), pour y adjoindre d'éventuels drones navals pour ces opérations de la mer vers la terre. La 9ème BIMa, auquel appartient le 1er RIMa, a en effet comme mandat d’être le pôle exploratoire de l’armée de Terre pour le combat fluvial et littoral, notamment par la dronisation, et par l’emploi de drones de surface.
Il s’agit d’un exemple parmi d'autres de cette industrialisation de l'innovation en cours, entre un démonstrateur unique et un passage à l’échelle avec un certain volume. Il ne s’agit pas d’innover pour innover, mais bien pour répondre à la finalité opérationnelle de l’armée de Terre, en entrant dans la boucle d’adaptation de l’adversaire dans un tempo qui s’accélère, rappelait alors le CEMAT. C’est passer de la bonne idée à sa généralisation, au plus grand nombre, en lien avec les partenaires industriels adéquats, pour obtenir de réels gains opérationnels.
lundi 23 mars 2026
Terrestre - Vers un nouveau pôle mobilité suite à l’acquisition bientôt finalisée de Texelis Défense par KNDS France
Sur le site principal de Limoges de la société Texelis Défense, plus que jamais préservé sur le plan de la production industrielle, les machines et les outillages ont été déplacés, les lots de pièces ont été déménagés, les bureaux d’études ont été transférés dans tel ou tel bâtiment, les services achats ont été dédoublés, etc. En parallèle, la mobilisation des quelques 240 employés à date de la partie défense ne faiblissait et l’activité se poursuivait pendant toutes les étapes administratives entourant un tel changement d’actionnariat et celles conduisant à ce détourage d’activités. Le chiffre d’affaires global de l’ensemble Texelis se maintient (autour de 110M€ pour 2025), avec un important dynamisme côté défense marqué par de nouvelles prises de commandes en 2025.
mardi 10 mars 2026
VHM futur - Un programme de véhicules à chenilles qui avance en France ?
lundi 2 février 2026
Conférence navale de Paris 2026 - Réarmement naval et opérations en eaux contestées - Un rythme et des exigences qui obligent
Les réflexions furent nombreuses autour du high/low mix, entre le faire au mieux avec ce qu’il y a (principe de base au combat), défense (pas toujours convaincante) par les couts comparés entre absence de réponse et réponse maximaliste ou encore exigences d’approches plus réalistes et soutenables disponibles sans trop tarder. A ce titre, l’intérêt des roquettes guidées laser est salué comme réponse face aux drones de surface et aériens, en plus de missiles Mistral (qui ont connu une multiplication par 3 des cadences de production entre 2022 et 2025), des couches de "mitraille de petits calibres", du brouillage (avec réappropriation progressive de la maîtrise du spectre électromagnétique), du canon de 76 mm "qui fait le job", ou encore d'un futur "missile balistique tactique" comme piste pour des capacités de frappe ("sur l'archer plus que sur la flèche"). C'est aussi l'évocation de discussions en cours depuis plusieurs mois pour intégrer le One Way Effector de MBDA à bord de navires de la Marine nationale, en plus de munitions téléopérées (MTO) opérées depuis les navires "en attaque comme en défense". Et des enjeux plus complexes face aux missiles balistiques à capacités antinavires, rencontrés en opérations réelles et à intervalles réguliers lors d’exercices représentatifs, pouvant redonner de l’intérêt au leurrage face à l’interception. En plus de soulever des questions sur une dépendance à éventuellement réduire vis à vis des réseaux d’alerte satellitaires Otaniens dans le domaine, face à des projets européens encore à leurs prémices.






