En effet, depuis la Guerre de
Corée, les Marines ont mené peu d’actions de vive force de la mer vers la terre et au mieux, d’une ampleur limitée (en particulier au
Vietnam). Rien de comparable avec septembre 1950 et le débarquement sur les arrières de l’ennemi à
Inchon.

Vue du débarquement
d'Inchon le 15 septembre 1950 (
crédit AP).
Les Marines ont connu la région d’
Anbar en
Irak et du
Helmand en
Afghanistan pour de la
contre-insurrection, le
Liban pour de l’évacuation de ressortissants, etc. Si le modèle massif d’
Iwo Jima n’a plus été rejoué, des opérations réduites ont été menées avec une composante amphibie, comme à
Haïti pour l’opération humanitaire après le récent séisme.
Comme l’a énoncé le secrétaire à la Défense, Robert
Gates, le coût actuel d’une telle opération ferait
qu’elle ne serait pas forcément employée. Des organisations comme le
Hezbollah, des états comme la Chine, ont des systèmes
anti-navires longue portée employables pour interdire l’accès aux cotes.
Ainsi,
trop hasardeuse, ces opérations sont-elles appelées à mourir ? Faut-il maintenir ses compétences de peur de les perdre et même si elles ne sont pas employées actuellement ?
La plus grande dureté des futurs combats, prédite par nombre d'observateurs,
fera-t-elle que de telles opérations soient à nouveau possibles qu'importe le prix ?Autant de questions auxquelles les Marines tentent de répondre. Entité à part justifiant son existence par un positionnement dans une niche, l’
USMC se doit doublement de s’adapter pour survivre comme institution. Poursuivre à représenter une plus value (la double intégration
aéroterrestre et
aéromaritime, par exemple), tout en répondant aux défis du moment.
MAJ : le
Los Angeles Times a donné à un lieutenant-colonel des Marines
un droit de réponse. Il y développe le concept de
"crisis responce force" pour des objectifs médians (tenir des points, des camps, être une force d'intervention d'urgence, missions humanitaires, etc.). C'est pour lui, un des futurs de
l'USMC.