Après avoir présenté le cadre général du mandat du 11ème régiment d’Artillerie de Marine (RAMa) de février à juin 2017 en appui de la reprise de l’Ouest de Mossoul, quel bilan ? Que retenir ? Et quelles évolutions depuis ?
"Le feu (indirect) tue"
Au cours de son mandat de 5 mois, le Groupement Tactique d'Artillerie (GTA) de l’Orient a conduit pas moins de 889 missions de feu avec ses 4 canons Caesar, soit une activité intense comparée au mandat précédent, et au début du suivant (cf. le schéma ici). Sans, pour rappel, tirer un seul obus dans Mossoul même, mais seulement en périphérie. Nous y reviendrons. Il ne peut être strictement discriminé entre actions des artilleurs américains et artilleurs français, mais 29% des feux de la coalition sur la période considérée (février à juin 2017) ont été réalisés par l’artillerie (dont 11,5% par les M142 HIMARS américains, capacités d’appui-feu de niveau division), le reste l'étant par les drones et l’aviation, dont notamment 4% en Close Combat Attack (CCA) par des hélicoptères américains AH-64 Apache particulièrement appréciés pour des tirs au plus près des forces amies avec leurs roquettes de 70 mm et leurs missiles Hellfire précis. Plus que les chiffres bruts ou la répartition, il s’agit, selon les militaires concernés, de relever l’importance des feux combinés, notamment quand des munitions aériennes visaient des structures (avec des effets plus puissants que l’artillerie), et que l’artillerie ensuite permettait de traiter avec précision les objectifs alors mis à portée (personnels, armements, infrastructures, etc.). Ou que l’artillerie ne subissait que peu les aléas météorologiques (d’où l’importance de la récente station météo type SEPHIRA), parfois compliqués durant le mandat (tempêtes de sable notamment) assurant la permanence des feux alors que la couverture aérienne était contrainte par le plafond nuageux. De leur côté, au rang des avantages comparés, les tirs depuis des appareils en vol peuvent permettre de gagner du temps, lorsque les appareils sont bien positionnés, ou qu’ils ont la possibilité de rapidement se rapprocher des cibles, fugaces, pour réduire la distance de la trajectoire de la munition tirée, ou qu’ils peuvent rapidement se repositionner et atteindre des nouvelles zones déconflictées (Restricted Operating Zone).
Ce mandat du GTA de l'Orient a permis de fortement rappeler (en interarmes comme en interarmées) que, conformément à la mission demandée décrite précédemment ("détruire l'ennemi"), "le feu indirect tue". Pour ce qu’il est possible de dévoiler, des bilans indéniables ont été atteints, faisant du 11è RAMa : "le régiment le plus l’étal de l’armée de Terre en 2017". Ainsi, avec certitude (et comme peuvent l’illustrer les raisons de l’attribution de la Croix de la Valeur militaire de ce bigor du 11è RAMa), ce n’est pas moins de 3 katibas ennemies (niveau compagnie) qui ont été détruites, 1 canon de 23 mm, 1 obusier D-30 de 122 mm, 8 mortiers lourds et moyens, 7 pick-up, et même, en "sol-fleuve", 3 embarcations sur le fleuve Tigre (certaines étant détruites en mouvement, justifiant presque la dénomination d’Artillerie de Marine du régiment…).
Ce mandat du GTA de l'Orient a permis de fortement rappeler (en interarmes comme en interarmées) que, conformément à la mission demandée décrite précédemment ("détruire l'ennemi"), "le feu indirect tue". Pour ce qu’il est possible de dévoiler, des bilans indéniables ont été atteints, faisant du 11è RAMa : "le régiment le plus l’étal de l’armée de Terre en 2017". Ainsi, avec certitude (et comme peuvent l’illustrer les raisons de l’attribution de la Croix de la Valeur militaire de ce bigor du 11è RAMa), ce n’est pas moins de 3 katibas ennemies (niveau compagnie) qui ont été détruites, 1 canon de 23 mm, 1 obusier D-30 de 122 mm, 8 mortiers lourds et moyens, 7 pick-up, et même, en "sol-fleuve", 3 embarcations sur le fleuve Tigre (certaines étant détruites en mouvement, justifiant presque la dénomination d’Artillerie de Marine du régiment…).













