lundi 4 mai 2020

Opérations à motos - D'hier (1er RI)... (1/2) (+ MAJ 7)

Premier épisode d'un panorama sur les récentes opérations à motos au sein des armées françaises, ici sur le aînés du 1er régiment d'infanterie (RI). N'hésitez pas à signaler toutes imprécisions, ou à transmettre toutes précisions. Le second épisode, disponible ici, est consacré aux forces spéciales (1er RPIMa, 13ème RDP, commando Hubert) et spécialisées (2ème RH).

La récente publication de photographies présentant un type spécifique d'unités des forces armées maliennes équipées en motos rappelle d'autres expériences françaises récentes pour des missions de combat et de renseignement avec ce type d'engins (donc hors utilisation pour des missions d’appui à la mobilité de convois et de sécurisation des itinéraires ou des zones de déploiement avec les unités du Train et de la Logistique opérationelle, ou des missions de formation/entraînement comme aux Ecoles Militaires de Saumur, des missions qui mériteraient une présentation en soit, pour que le sujet soit vraiment pleinement traité).

ULRI maliennes : être aussi mobiles que l'adversaire

Avec un format d'unités en réflexion depuis l'été 2019 au sein l'opération Barkhane et des forces armées maliennes (FAMA), les premières opérations menées par les Unités légères de reconnaissance et d'intervention (ULRI), et non d'investigation (comme cela est parfois trouvable dans des publications officielles...), ont eu lieu début 2020, notamment dans la zone du Gourma. Elles se poursuivent aujourd'hui lors d'opérations combinées, associant militaires français et militaires maliens dans un partenariat militaire opérationnel (PMO) renforcé. Ou seules, au sein de leurs unités d'appartenance. Détection, intervention, et neutralisation, en étant mobile, discret et agile.

La "Joe Bar Team malienne". Crédits : EMA (France).

Extrêmement mobiles et légères (en étant équipées notamment de motos et de pickups 4x4), ces unités ont été en partie équipées via un don de 60 motos 125 cm3 de la marque (chinoise) Sanya, avec moteurs japonais par la Direction de la coopération de sécurité et de défense - DCSD (). Des motos ensuite adaptées (sangles de fixation, GPS, supports de batteries...) localement. Elles ont été formées (pendant 3 semaines) par des détachements de liaison et d'appui (DLA) français, dans la zone de Gossi notamment, pour la partie tactique et mécanique, et accompagnées en opérations par ces mêmes militaires français. Avec l'idée d'allier vitesse de déplacement tout-terrain, par des moyens rustiques (les mêmes que ceux utilisés par les groupes armés terroristes) et capacité à rapidement fondre sur les zones d'intérêts (renseignement, contre-attaque, concentration des moyens).

Crédits : EMA (France).

A quand, éventuellement, les unités commandos des mandats Cobra (mandat du Groupement de Commandos Parachutistes) ou Spartan (mandat du Groupement de Commandos Montagne) et de leurs soutiens (renseignement, guerre électronique...) équipés de matériels similaires ? Matériels à la maintenance simple et dont les pièces de rechange sont trouvables facilement sur place. En plus de leurs pick ups 4x4 mobiles de type Masstech Recamp (une base Toyota améliorée par la société Technamm : suspensions 4,5T, supports d'armes, racks à équipements...) utilisés lors de leurs missions de nomadisation de plusieurs jours.


Crédits : inconnus.

Comme le précise récemment Philippe Chapleau (sur Lignes De Défense), pour les forces armées sahéliennes : "Les avantages opérationnels des motos venant de Chine, d’Inde et du Japon sont indéniables : elles consomment peu de carburant (2 ou 3L aux 100 km), sont faciles à entretenir et moins chères que les pick-up (il faut compter de 400 à 500€ pour une moto). Elles constituent aussi des cibles moins visibles, et donc moins vulnérables, que les fameux tactical armés de mitrailleuses et de canons sans recul. Enfin, elles sont aisément disponibles, en particulier sur le marché parallèle".

Crédits : 11ème BP. 
Pour simuler les modes d'actions adverses lors de la préparation opérationnelle des unités s'apprêtant à partir pour l'opération Barkhane, l'armée de Terre dispose depuis fin 2019 d'une quinzaine de motos de 125 cm3 de la marque Rieju, visible ici sur le camp de Canjuers avec la force adverse (FORAD) de circonstance.

Les aînés de la compagnie légère de renseignement (CLR) du 1er RI

Équipé de la moto Peugeot SX-8 à partir de 1983, une compagnie spécifique du 1er régiment d'infanterie (RI / Sarrebourg), "le plus ancien régiment de la Chrétienté", fera un usage intensif de ces matériels au tournant des années 80/90. La 4ème compagnie du régiment, compagnie légère de renseignement (CLR - au passant vert à l'épaulette), était les yeux du régiment (et de la 4ème division aéromobile - DAM) pour localiser l'adversaire (le 1er et 2nd échelon des unités blindées soviétiques) afin d'orienter les coups portés par le reste du régiment et la DAM, et cela jusqu'en 1999 (voir plus bas "Annexes" pour un historique plus complet). Un savant mélange de véhicules légers Jeep Willis M201 puis Auverland A3F et des véhicules légers P4 (selon les périodes, mais trop lourdes pour être transportées sous élingue par hélicoptères, dont un autre usage tactique), avec des postes de tirs de missiles anti-chars Milan jusqu'à 2.000m (et leurs caméras Mira pour le tir de nuit), et d'hélicoptères Gazelle équipés de missiles Hot jusqu'à 4.000m (et, par contre, pas capables de frapper de nuit dans un premier temps).

Cela donnait comme idée de manœuvre : être en avant des forces amies et pénétrer dans la profondeur du dispositif (notamment en étant déposés par hélicoptères de manœuvre SA 330 Puma, 2H30 d'autonomie avec sa charge et une vitesse moyenne de 250 km/h), se laisser dépasser, observer, transmettre les informations puis revenir dans ses lignes. Le tout avec les SX8 et "En 1980, une réforme du permis de conduite crée le permis A3, où, à 16 ans, il n'est plus question de chevaucher une 125 cm3, la puissance maximale étant abaissée à 80 cm3. Histoire de favoriser les constructeurs français, certains diront. C'est pour cela que l’armée française, qui cherche une moto, sera fortement incitée à choisir la Peugeot SX-8, et ce moteur : pour faciliter leur utilisation avec un permis (dit ""Sportif néanmoins", reconnait un autre. Les binômes d'observateurs traitaient avec les DRRP (détachements de recueil de renseignements dans la profondeur) avec des postes à évasion de fréquence pour la sécurité des échanges, détachements qui recueillaient les messages, les triaient, donnaient les fréquences, etc. "Lors d'un exercice, nous avions eu la visite d'un général américain qui suivait de très près nos expérimentations et nos procédures de renseignement. Il était stupéfait de la discipline radio de nos réseaux ou parfois nous étions plus de 100", indique un ancien d'un DRPP.  Les DRPP renvoyaient ensuite vers le Poste de Commandement tactique régimentaire (un PUMA PC ou 2 véhicules Peugeot P4), puis au PC de la Division, où était une équipe insérée du 1er RI.

Et cela sur la période allant de la transformation de la 4ème compagnie anti-char (au moment où le 1er RI devenait le premier régiment professionnel de l'infanterie en mars 1984 (passage progressif, certaines compagnies devenant complètement composées de professionnels en 1985), mélange de militaires de l'armée d'active et d'appelés principalement ayant choisi un service long) en CLR en mars 1985 à 1999 et la dissolution de la FAR et le retour du régiment à un régiment d'infanterie mécanisée (voir ci-dessous "Annexes"). La CLR, forte de 180 hommes, était composée de 4 sections légères de recherche (SLR), et une section de commandement dite "SK" (avec, en plus des qualifications d'observateurs, un certain nombre d'orienteurs, marqueurs, baliseurs pour guider les hélicoptères). La CLR était mise en place très tôt, par binômes, en double rideau, pour déterminer au mieux les axes d'efforts et "définir le contour de l'adversaire". Avec 140 motos à disposition (en plus des jeeps notamment pour les chefs de section et commandant de compagnie, avec les moyens radios), elle était capable de traiter une zone de recherche de 60 km de front et jusqu'à 150 km de profondeur. "La moto facile à transporter par hélicoptère de manoeuvre (HM) n'est qu'un moyen pour rejoindre la zone d'observation, puis s'esquiver au travers d'un dispositif adverse", expliquait un ancien chef de corps.

Crédits : inconnus. 
Avec le port du blouson de cuir, récupéré dans les stocks de la Gendarmerie Nationale.

Lourdement équipés (FAMAS et munitions, pistolet, vivres pour 48H, radio TRPP13 d'une portée d'une dizaine de kilomètres seulement, émetteurs portables TRC 350, TERMIT - terminal tactique pour les transmissions codées, batteries, jumelle passive de vision nocturne OB 41 puis OB 42, équipements de protection ANP / combinaison S3P, eau, casques type "barbie", etc.), les équipes d'observateurs de la compagnie devaient se projeter au cœur du dispositif ennemi. Avec des sacs de 40 à 60 kg répartis sur l'homme et la moto (avec des grandes sacoches d'équipements NRBC installés de chaque côté, pour transporter l'équipement). Le tout sur des motos plutôt légères (moins de 80kg, avec un moteur à 2 temps, un carburateur qui gelait en hiver... et son réservoir de plus de 10 litres pour une autonomie donnée à 300 km). La relative légèreté des SX-8 permettait ce genre de mouvements "L'époque était déjà à la débrouille avec des motos customisées pour porter les postes radios type TRPP13 pour le chef de binôme (un support en bois fixé à l'arrière de la selle, avant un support métallique réalisé en atelier régimentaire et fixé sur le cadre), l'acquisition de matériels personnels (duvet, house gortex, surpantalons caoutchoutés pour amortir les chutes, etc.), achetés au foyer du régiment ou dans les garnisons américaines proches (porte-pistolets de fabrication américaine, baïonnette USM M7, etc.), etc.

Crédits : privés. Publiée avec l'aimable autorisation de l'auteur.
Embarquement de 3 binômes (6 motos, des Cagiva ici) dans un hélicoptère Puma.
La proximité de l'aéroport Sarrebourg - Buhl, du 1er RHC tout proche, ou même de la place d'armes pouvant accueillir les posers d'hélicoptères permettaient un nombre élevé d'exercices.

MAJ 7 : comme se rappellent des anciens, il avait été créé un brevet pour valider les compétences en aérocombat et renseignement, "intitulé exact était QRCA, pour "ous avions créé ce brevet d'une part pour connaître le niveau de compétences en matière de techniques aéromobiles ainsi qu'en renseignement, mais l'objectif réel de ce brevet visait en fait l'EMAT, c'est à dire nos patrons, afin d'obtenir une reconnaissance, évidemment en partie financière, de nos savoirs-faire, en étant le seul régiment pro de l'infanterie à l'époque

De bons souvenirs pour une génération de militaires : "arsouilles" gagnées contre des chars AMX30 sur les pistes de Mourmelon (avec une moto dotée d'un compteur montant jusqu'à 140km/h, assez utopique comme vitesse... quand les pointes atteignaient dans les faits maximum 80 km/h), embardées au démarrage d'une moto sensible à conduire ("Au feu rouge, devant un bar, mon binôme voulait faire le cake. Au démarrage, la SX-8 s'est cabré et elle s'est retrouvé sur le sac arrière. Les gens en terrasse étaient morts de rire, faut dire qu'on était bien chargé"), procédures d'embarquement ("Avant d d'embarquer les SX-8 dans l'appareil Transall, il fallait déverser une partie de l'essence du réservoir pour pas que le gaz produit en altitude fasse péter le réservoir"), heures de conduite ("Nous roulions, avec un bas de pantalon fourré camouflé, la capuche en fourrure dehors pour faire genre, ou alors le kway était fermé jusqu’en haut et les cordelettes serrées, pour faire propre. Et avoir du style"). Et des heures d'autres souvenirs : "nos grosses lunettes de route et nos casques moto barbie avec le câble qui partait au niveau de l'arrière de la nuque vers le poste transmissions TRPP13. On rigolait pas mal lorsque l'un d'entre nous oubliait d'enlever le casque. Et patatras, la SX-8 et le pilote se retrouvait par terre, sans parler du cordon arraché". Une moto réputée assez légère en motorisation : "Au final "c'était une machine qui était assez capricieuse", et "quant au trajet du câble de gaz, pas le mieux foutu du monde pour du tout-terrain

 Jeeps Willis et motos SX8 à bord d'un appareil de transport C-160 Transall.
Crédits : Maquetland.

MAJ 1 :

Crédits : privés. Publiée avec l'aimable autorisation du propriétaire.
Des heures de conduite et d'apprentissage de l'entretien.

Crédits : inconnus.
En atelier.

Et évidemment le port de ces blousons et parkas fourrées au camouflage typique Salik qui était "la marque du Reg d'Inf" (le 1er évidemment), après le port des blousons en cuir des premières années. "Ce type de veste kway camouflée Sakik a été porté dans les années 80/90 principalement, mais n'a jamais été officiellement adopté. Pour certains régiments, disons qu'il était officieusement adopté faute de mieux ! A une époque, en moto, ils n'avaient qu'un grand manteau long, qui faisait plus office de parachute de freinage qu'autre chose, d'où sa non utilisation", se rappelle un militaire. Un autre ancien indique : "Dans les premiers temps, la CLR était faite de bric et de broc. Les vestes en cuir étaient récupérées au sein de la Gendarmerie Nationale, par exemple". Un changement de tenue qui causait bien des jalousies de la part d'autres unités (dont la circulation routière de l'arme du Train), obligées encore de supporter les lourdes vestes en cuir anciennement portées par la Gendarmerie.

MAJ 6 : Un commentateur, indique que : "Quand au "veston de cuir" du 1e RI, je ne crois pas qu'il vienne des stocks de la Gendarmerie ; mais de ceux de l'armée de Terre (dotation des chars de combat de 1920 à 1950). Dotation des estafettes motocyclistes au moins dans les années 80". Certains indiquant une possible double origine selon les modèles.

Crédits : privés. Publiée avec l'aimable autorisation du propriétaire.

Mais aussi les souvenirs de manœuvre, notamment dans les camps de Valdahon et de Bitche (appelé "La Petite Russie"). La maitrise de la topographie (carte codée pour les zones d'exfiltration, système dédié de désignation géographique,  etc.). Longues heures chaque semaine dans la salle du renseignement du régiment (pour apprendre à reconnaître les véhicules du 1er et 2nd échelon des forces du Pacte de Varsovie). Driller les consignes d'ouverture du feu avec les équipes Milan des compagnies anti-chars (ESMOF : emplacement, secteur, mission, ouverture de feu, fin d'action), avec alors 90% des tirs du régiment se faisant de nuit. Les heures avec "la cagoule qui grattait", notamment de conduite "avec la veste en cuir qui pesait une tonne perçue en 1985, où en plus on caillait, malgré les gants, mais il fallait se démarquer du reste du régiment avec cet équipement qui donnait la classe. Et tellement les pieds étaient gelés, on foutait des grands coups de talon sur le sélecteur de vitesse pour les passer. Mais bon, que de merveilleux souvenirs !". Un bon temps à la CLR, "les aigles de la route", ou "CLR comme compagnie longue à retrouver" une fois qu'elle était aérolarguée et partait dans la verte. "La CLR, vous allez être heliGBCporté, avec mise en place ok , récup peut être !", rigole encore un ancien. Ils ont ainsi multiplié les grandes manœuvres de niveau divisionnaire ou plus, comme la manœuvre franco-allemande Moineau Hardi (Kecker Spatz) en Bavière en septembre 1987, compagnie en tête du régiment (avec la présence du président François Mitterand et du chancelier Helmut Kohl). Toute la 4ème DAM se déplace de 300 km depuis ses bases, et frappera ensuite, détruisant, selon l'arbitrage, une centaine de blindés. Ou encore la Manœuvre Damoclès en 1991, l'emportant loin de ses bases dans le Poitou.

Toujours avec les motos, comme rappelle un autre militaire : "os pauvres militaires avançaient à la vitesse d’un escargot et se faisaient doubler par les camions allemands MAN 6x6 de la Bundeswehr lors de certaines grandes manœuvres. Et sur les pistes des camps d'exercice,  c’étaient les chars Léopard II qui laissaient sur place les motards !

Crédits : inconnus (date estimée de prise de vue: 1985/86)

La CLR ne pourra utiliser ses motos pendant la Guerre du Golfe en 1991 (les autres compagnies du régiment étant eux déployées lors de l'opération Daguet, en soutien des régiments d'hélicoptères de combat), les nouvelles motos Cagiva 350 T4 seront elles déployées au sein des unités du Train (en couleur sable), en plus de plus anciennes SX8 aussi du voyage et des Kawasaki KLR en expérimentation (selon certains).

MAJ 4 : le déploiement en Irak sera un des rares déploiements à l'étranger de telles motos. L'autre épisode sera avec des Cagiva accompagnant les porte-chars Leclerc du 516ème régiment du Train lors de l'envoi de la force de stabilisation au Kosovo (ISFOR) en 1999.

Rattaché à la FAR, le régiment pourra être inscrit pour être envoyé sur les opérations extérieurs ou missions de courte durée. La compagnie durant son existence partira en Guyane et à Mayotte en 1992, "une des premières fois que la CLR partait enfin constituée : camp de brousse, exercice avec le chaland de la Marine, exercice au dépôt de munitions, garde à la Réunion pour le Général des FAZSOI, et quelques packs de bière avec les légionnaires du DLEM. De très très bons souvenirs de cette mission", explique un autre ancien. Des équipes de la CLR seront déployées comme casques bleus en Bosnie en 1994, notamment dans la zone de Bihac, où le cinquième corps d'armée de Bosnie mène alors des exactions qu'il faut tenter d'éviter et répertorier. Ou partiront avec une autre compagnie du régiment en 1994 au Tchad (opération Epervier).

MAJ 2 : les SX-8, en plus des régiments du Train pour les pelotons de circulation routière, équiperont aussi les régiments d'infanterie mécanisée, de cavalerie lourde ou de cavalerie légère. Une (à deux) par compagnie, comme estafette de commandement ou pour les coups de sonde. "La SX8, de grands moments de solitude dans les plaines de Mourmelon et ses flaques d’eau... avec des appelés formés sur le tas (de boue)

MAJ 6 :il ne faut pas oublier que la Cavalerie française avait historiquement de nombreuses unités de combat en moto ou side cars, les régiments de découverte des Cuirassiers, les régiments de Dragons portés avec leurs escadrons dits de "fusiliers motocyclistes", les Groupes de Reconnaissance des divisions d'infanterie ou des corps d'armées... Jusqu'au niveau des 10 divisions d'infanterie motorisée ou chaque régiment avait une section de reconaissance motocycliste. Il y avait d'ailleurs des compétitions de Cavalerie en moto organisées tous les ans". Avec en parallèle des réflexions pour l'établissement d'une possible prime aéromobile, sur le principe de la prime TAP. Prime qui, à notre connaissance, ne verra pas le jour.

MAJ 3 :


Crédits : inconnus.
Dans les années 87/88 (les premières années de la CLR), lors d'un exercice Fartel (manoeuvre de niveau FAR, selon certains, avec un engagement régimentaire pour un déploiement longue distance).
Jeep Willis (du chef de section de la 3ème SLR - section légère de renseignement), moto SX8 (montage maison pour le transport de motos en panne) et tenue NRBC S3P (Survêtement de Protection à Port Permanent), le cocktail symbolique d'une certaine époque pour le 1er RI.

Crédits : inconnus.
Photo prise en 1994 du côté de la poche de Bihac (Bosnie).
Cagiva (ou une Ténéré selon d'autres) aux couleurs des forces de l'ONU (FORPRONU).

En effet, en 1992 une phase de modernisation débute et les SX-8 laissent leur place aux motos Cagiva en 125 cm3modèle commandé pour combler le manque de détenteurs du permis pour la 350 cm3 (cf. ci-dessus), quand bien même le régiment offrait une facilité pour passer un nombre élevé de permis. "Les motos SX-8 étaient plus légères à monter dans les hélicoptères que les motos Cagiva reçues ensuite mais plus pourries à conduire. Et encore au début, pour passer le permis, nous avions les Honda 250 CB. J'ai eu mon premier accident grave avec et un séjour de plusieurs semaines à l’hôpital militaire. Mais il était impossible de faire avec les Honda ce que l'on a pu faire avec nos SX8. Les binômes observateurs comprendront", se rappelle un ancien observateur. Des essais avaient été menés (avec également des KTM) par des personnels de la CLR, notamment au camp de Canjuers. Les Cagiva en 125 cm3 intègrent donc les unités de reconnaissance et renseignement du régiment (unités de recherche humaine - URH, nouveau nom qui apparait dans les années 90/92, notamment avec des moyens de vision nocturne plus performants, au niveau des divisions), l'emportant face à des motos KTM : "La SX-8 étant une bonne machine mais trop fragile pour ce que l'armée en voulait. Ensuite, la A8 de Cagiva a quand même tirée son épingle du jeu. Beaucoup plus robuste", indique un ancien observateur. Certains voyant dans la victoire de Cagiva notamment les liens amicaux entre la famille Mitterand et l'importateur français des motos italiennes, Guy Ligier... Plus lourdes avec un poids de plus de 140 kg en ordre de marche (un réservoir deux fois plus gros, de l'ordre de 24L, et donc une autonomie doublée). Avant que les motos ne quittent le régiment dans les années 1996/97, et le changement de format du régiment. La CLR devenant alors une CEA (compagnie d'éclairage et d'appui), après un temps comme CLR, puis aujourd'hui CA (compagnie d'appui). Une page se tournait. L'expérience ne sera pas totalement perdue puisque des anciens des la CLR partiront rejoindre d'autres unités spécialisées dans le renseignement, voir même iront développer les compétences en motos d'escadrons au sein du 13ème RDP (voir 2nde partie).

Crédits : privés. Publiée avec l'aimable autorisation de l'auteur.
Photo promotionnelle des "Grands ducs" de la CLR (animal symbole de la compagnie), quelques années avant le changement de format de la compagnie. Les Cagiva ont remplacé les SX-8.


Crédits : ECPAD. Opération Daguet (1991). Motard de l'Equipe de Reconnaissance et de Topographie (ERT) du 11è régiment d'Artillerie de Marine (RAMa), lors de la dernière fois qu'un régiment d'artillerie fût entièrement déployé. Comme dit par un ancien bigor taquin :"Les VAB allaient plus vite que les SX8, alors même qu'elles étaint censés être devant en reconnaissance".

Annexes 1 : le temps des expérimentations au sein de la division aéromobile

Le 1er régiment d’Infanterie (RI) était durant cette période le seul régiment de combat terrestre de la 4ème division aéromobile (DAM), en étant régiment de combat aéromobile (RCAM), intervenant avec et grâce aux hélicoptères.

Jusqu’en 1982, le 1er RI était un régiment d’infanterie motorisée du 1er corps d’armée, avec 120 VAB perçus entre 1977 et 1978, puis reversés en 1983. Prenant la suite de la brigade aéromobile expérimentale (BAE) créée en août 1983 qui était une première phase d'expérimentation dans le contexte centre-europe (exercice Moselle), la 4ème division aéromobile (DAM) est créée le 1er juillet 1985 à Nancy. Même année que la professionnalisation du 1er RI. Cette expérimentation s'inscrit dans la réflexion menée au début des années 80 pour la création d'une force hélicoptères anti-chars (FHAC) au sein du 1er corps de la 1ère armée, avec la "Force Eclair", unité dédiée à l'expérimentation. Elle était constituée du 1er régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Phalsbourg (unité binôme du 1er RI, tout en étant située à moins de 20 km, un avantage), du 3e RHC d'Étain, du 1er RI et d'éléments du Génie. L'effort était fait sur la coordination interarmes et le combat de nuit (« Dans l'ALAT, le vol de nuit fait des progrès considérables. En 1983 près de 10 % des heures de vol ont été réalisées la nuit à des hauteurs variables qui, parfois, ne dépassent pas les 50 m. Ce pourcentage devrait être porté à 15% en 1984 », pour un rapport sénatorial de l'époque). Aux unités de la Force Eclair, se sont ajoutés pour la DAM le 5ème RHC de Pau (seul régiment hors de la Lorraine), le 4ème régiment d’hélicoptères de commandement et de manœuvre de Nancy et le 9ème régiment de soutien aéromobile (RSAM) de Phalsbourg (à partir de juillet 1987 avec des compagnies de soutien, reprenant les missions, pour toutes les catégories de matériels, des CSLAT - compagnies de soutien ALAT, et du 1er régiment de Matériel - RMAT).

La 4e DAM intègre ensuite la force d'action rapide (FAR), l'expérimentation menée de septembre 1984 (exercice Damoclès) à juin 1985 (exercice Fartel) ayant montré la pertinence d'un tel concept d'aéromobilité pour un emploi outre-mer. En effet, la loi n° 83-606 du 8 juillet 1983 porte approbation de la programmation militaire 1984-1988 et met sur pied cette grande force expéditionnaire capable d'agir en Centre-Europe ou dans le reste du monde dans des conflits dits intermédiaire, souhait du ministre de la Défense Charles Hernu afin de compenser l'infériorité numérique des forces de l'OTAN face aux forces soviétiques.

Crédits : Yves Debay. Magazine Raids n°16 / 1987.

Avec un état-major basé à Nancy, et forte de plus de 6.500 hommes, la 4ème DAM compte 40% des hélicoptères de l'armée de Terre (environ 210 machines). L'idée était de pouvoir se projeter à plus de 350 km de ses bases en moins de 12 heures pour porter le combat anti-char et obtenir un effet tactique d'importance (avec une capacité antichar instantanée théorique de plus de 400 missiles, face à une division en mouvement). Cela en faisait un outil décisif dans les plans de jalonnement (embuscades et harcèlements) des forces du Pacte de Varsovie (face aux éléments de tête, les Groupements de manœuvre opératifs (GMO) soviétiques) avant le Rhin, et donc dans la mise en place en sûreté de la 1ère Armée française. Les évolutions de format ne voient pourtant pas l'apparition de nouveaux modèles d’hélicoptères, ce sont simplement des versions modernisées des Gazelle (canons ou Hot) et Puma qui sont mises en service, une critique récurrente de l’époque, comme le rappelle un rapport sénatorial sur la manœuvre de déshabiller Paul pour habiller Pierre: "Chaque régiment d'hélicoptère de combat de la FAR représente un potentiel de 60 hélicoptères : 10 hélicoptère d'appui protection, 30 hélicoptères antichar et 20 hélicoptères de manœuvre. Un tel système de regroupement représente l'inconvénient majeur de diminuer les capacités aéromobiles des corps d'armée qui ne disposeront plus désormais que d'un régiment d'hélicoptères de combat au lieu de 2 soit 60 appareils dont 30 seulement à vocation antichar et 10 d'appui protection".

L'effort de modernisation porte sur quelques ajouts comme les dispositifs électroniques d'aide à la navigation et au combat : "Les améliorations prévues sur les hélicoptères antichar livrés au cours de la programmation 1984-1988 portent principalement sur l'aptitude au combat tout temps (de nuit et par mauvaise météorolo­gie). Cette aptitude sera procurée pour le pilotage, par la mise en place de jumelles dites « de 3e génération » à bas niveau de lumière, d'une part et pour le tir d'autre part, par la réalisation d' un viseur intégré au système d'arme". Il s’agit de l’intégration petit à petit de plusieurs systèmes : radar de guidage Spartiate, jumelles de vision nocturnes, radar de navigation NADIR, dispositif de visée de nuit Viviane adapté au Hot 2, radar Orchidée pour l’observation de zone, etc. C’est l’idée de l’aérocombat comme défini aujourd'hui "L’intégration des tactiques, des missions et des modes d’action aéromobiles à la manœuvre terrestre en combinaison avec les autres composantes de la fonction contact". En 1989, la DAM dispose de 160 hélicoptères légers (Gazelle SA 342), et 80 hélicoptères de manœuvres (Puma). Et des réflexions qui ne sont pas sans rappeler celles d’aujourd’hui : "L'immobilisation de chaque appareil pour opéra­tions de maintenance aux 2ème et 3ème échelons varie de 3 heures (Gazelle 342) à 10 heures (Puma 330) pour une heure de vol". Ou encore : "Un régiment d'hélicoptères de combat léger consomme envi­ron 50 m3 de carburant pour un engagement de 4 à 6 h. La consomma­tion de missiles serait au minimum de 120 missiles par jour et par régi­ment. Cela signifie un minimum de 200 m3 de carburant et plus de 25 tonnes d'armement par jour pour une division aéromobile". 

 Crédits : inconnus.
Les Auverland A3, particulièrement agiles, apportent une capacité tout-terrain importante. Plus légers que les P4, en service dans les autres unités, ils peuvent être aérotransportables sous élingue.
4ème section de la 2ème compagnie d'éclairage et de combat antichar (CECAC).

Annexes 2 : le temps du combat aéromobile

En 1989, les effectifs du 1er RI sont de 1495 hommes (67 officiers, 232 sous-officiers et 1196 militaires du rang), avec 7 compagnies (contre 10 avant, chacune grossissant en effectifs par contre) : 
  • 1 CCS pour compagnie de commandement et de soutien ;
  • 1 CLR donc ;
  • 3 CECAC pour compagnies d'éclairage et de combat antichar, avec 15 postes de tirs, 50 jeeps qui jalonnent l’adversaire et l’amènent sur des terrains favorables aux hélicoptères ;
  • 1 compagnie de contre-mobilité depuis 1984 pour réaliser 60 obstacles en 6H de jour comme de nuit (voir ci-dessous), ex compagnie de génie aéromobile (CGA) ;
  • 1 compagnie d’appui sol/air.
Soit un GTIA actuel permanent. Avec un groupement d'instruction à 2 compagnies (qui peuvent armer une compagnie d'intervention aéromobile).


Il dispose de plus de 600 véhicules : un peu moins de 200 véhicules légers tout-terrain (jeeps Willis M201, plus éventuellement des remorques, puis des Auverland A3), environ 150 motos, 360 missiles anti-char en dotation, pour 45 postes de tir Milan. Plus une quarantaine de canons anti-aérien de 20 mm (pour des sections de défense anti aérienne au sein du régiment (SADAEE), des missiles SATCP étaient également un temps prévus), 12 postes Olifant, 7 radars de détection Rasura (en plus des capacités humaines), et un réseau régimentaire de liaisons radios particulièrement dense. "C'est cette aptitude à utiliser et à prendre place dans "tout ce qui bouge" qui fait une des forces du régiment. Ainsi le nombre de permis détenus et entretenus est-il hors normes", indiquait un ancien chef de corps. Sur les Auverland, "des véhicules plus légèrs que les Willis, mais plus fragiles au niveau de la fixation de la colonne du poste de tir Milan, ainsi rien de telle qu'une bonne vielle Willis

Les missions régimentaires étaient : préparer (de jour comme de nuit, en recueillant le renseignement dans la profondeur, pour affiner les zones de frappe des hélicoptères notamment, contrôlant voir neutralisant certains compartiments de terrain, en modelant l'ennemi), compléter (avec ses propres moyens antichars, face à l'ennemi principal comme secondaire, notamment dans les zones difficiles d'accès pour le hélicoptères, en contrôlant la zone arrière) et prolonger (prenant temporairement le combat à son compte lors des phases de discontinuité de type ravitaillement ou impossibilité météo, en faisant du renseignement après action - BDA on dirait aujourd'hui, ou recueil d'équipages abattus), l'action en lien avec les RHC (et leurs 3 escadrilles anti chars, 1 d'appui protection, 1 de reconnaissance, et 1 de manœuvre). En plus de pouvoir assurer la sureté divisionnaire (PC, zones de ravitaillement, etc.), il pouvait être aussi détaché temporairement à une autre grande unité (recherche de renseignement, action antichar, contrôle du milieu...).

Les véhicules, légers, pouvaient être transportés sous élingues (un déplacement à 180 km/h environ). Ces dernières restaient sur la Jeep définitivement car elles étaient prises entre le châssis et le pare-chocs, permettant de garantir le centre de gravité lors des procédures répétées et répétées de passage d'élingues (chaque élingue ayant un numéro particulier inscrit pour chacun des véhicules), d'accrochage du croc pour le transport par Puma avec ou sans prolongateur, puis Cougar dans les années 1990. Et déjà le diplôme QRCA de qualification en renseignement et combat aéromobile, spécificité du régiment. Les autres procédés spécifiques étaient la descente en rappel depuis hélicoptères, ou en grappe (à partir de 1996). Autre spécificité, le 1er RI portera entre 1996 et 1999 le béret bleu roi avec l'insigne infanterie, pour marquer sa double appartenance.

Le régiment réalise un important déploiement d'aout 1991 à juin 1992 au sein de la division Daguet. Avec 520 personnels déployés (1ère, 2ème et 3ème compagnies notamment), pour la protection de la cité du roi Khaled et l’accompagnement de 2 régiments d'hélicoptères avec le 2ème REI). De plus, "la professionalisation du 1er RI se poursuivant et permettant donc de participer aux tours extérieurs comme la 6ème DLB et la 11ème DP, il faut noter l'extraordinaire attractivité du régiment qui attire de nombreux candidats", souligne un ancien commandant de la 4ème DAM

Crédits : privés. Publiée avec l'aimable autorisation de l'auteur.
Le régiment rentre de l'opération Daguet fin 1991, avec ses véhicules camouflés couleur sable au sein du quartier de Sarrebourg.

En 1997, la compagnie de contre-mobilité est dissoute. C’est la fin de cette expérience d’une compagnie venant du 34ème régiment du génie et rattachée au 1er RI au titre de son emploi particulier. Elle comprenait une section de commandement, une section légère d'appui héliportée, 3 à 4 sections de combat héliportée. Ses capacités sont particulièrement bien décrites ici, notamment le procédé particulier de contre-mobilité (interdire l'accès à des zones défavorables à l'emploi des missiles) : « La pose de mines se faisaient soit manuellement, soit avec les deux distributeurs, soit par largage depuis hélicoptères Puma ou Cougar pour les seules mines HPD. Un hélicoptère pouvait emporter les 112 mines d'un container, ainsi que 5 sapeurs. L'hélicoptère volait à 2-3m de hauteur et le chef de groupe en place à la porte était en liaison radio avec le pilote. Il donnait une tape sur l'épaule des largeurs pour leur faire lâcher la mine, selon la densité voulue (estimation des distances). En fin de ligne, le sapeur débarqué qui mettait les mines du bon côté était récupéré. Il était possible de réaliser en 10 minutes une ligne de mines de 500m environ ».

La 4ème DAM est dissoute le 30 juin 1999 lors de la professionnalisation de l'armée de Terre et de la dissolution de la FAR. Et Et le régiment est rééquipé en VAB (qu’il avait déjà perçu comme réserve d’intervention du 1er corps d’armée), pour redevenir un régiment d’infanterie motorisée, au sein de la 1ère brigade mécanisée. Une autre page s’ouvre.

Crédits : Inconnus. Photo de 1996.
Le couple Willis - Gazelle laisse sa place au couple Auverland - Gazelle.

Sources :

13 commentaires:

Charles Dominique a dit…

bonjour, article très intéressant, mais parler du 1e RI en tant que précurseur ou ancêtre, ne doit pas faire oublier que la Cavalerie Française avait de nombreuses unités de combat en moto ou side cars, les régiments de découvertes des cuirassiers, les régiments de dragons portés avec leurs escadrons de fusiliers motocyclistes, les Groupes de Reconnaissance des divisions d'infanterie ou des corps d'armées... Jusqu'à nos 10 divisions d'infanterie motorisée ou chaque régiment avait une section de reco motocycliste. Il y avait d'ailleurs des compétitions de cavalerie en moto organisées tous les ans. Et je ne parle pas ici de l'ensemble des estafettes qui étaient aussi motocyclistes. Quand au "veston de cuir" du 1e RI, je ne crois pas qu'il vienne des stocks de la Gendarmerie; mais de ceux de l'armée de terre (dotation des chars de combat de 1920 à 1950). Dotation des estafettes motocyclistes au moins dans les 80s.

F. de St V. a dit…

Bonjour,
Merci pour ce complément d'information sur la Cavalerie.
Je précise et corrige mon empressement "déplacé".
Selon des anciens de la compagnie, ils avaient été récupérés dans des dépôts de Gendarmerie (j'essaye de savoir si cela était vrai pour tous ou non).
En tout cas, merci pour vos précisions !

Charles Dominique a dit…

Ceci dit les stocks d'équipements ont parfois eu des vies "nomades" entre chars, pompiers, gendarmerie... Je me souviens que des copains ont brûlé à Hyères en 77 (je crois), des stocks (neufs) dont des équipements pour motards, méharistes (à la limite je comprends mieux), chèches, y compris des équipements que nous n'avions pas en dotations permanente car réservés à la sacro sainte mobilisation !

Anonyme a dit…

Très beaux articles sur le sujet!

À quand la même chose sur le renseignement venu du ciel et de l'espace?

Pour hier, c'est déjà fait:
https://www.athena-vostok.com/la-sedi-un-instrument-essentiel-du-rensignement-militaire-1-partie

https://www.athena-vostok.com/la-sedi-un-instrument-essentiel-du-renseignement-militaire-suite-et-fin-1

Mais aujourd'hui et demain ? Merci d'avance...

Anonyme a dit…

Pour le Tchad, cela a été épique:
https://www.athena-vostok.com/la-geologie-du-renseignement-tchadien-5-article

Unknown a dit…

Très bel article, merci

Anonyme a dit…

À ceux qui croient que les OPEX au Tchad etaient des moments relativement calmes comme Épervier:
https://lavoiedelepee.blogspot.com/2020/10/la-compagnie-parachutiste-dinfanterie.html

Anonyme a dit…

Un bien bel article, bien documenté.
Il y aurait encore tant de choses à dire sur cette compagnie tellement unique !
Merci pour cet article

Anonyme a dit…

Il y a encore de nos jours la version "vaisseau du désert" sans vilebrequin:
https://www.arte.tv/fr/videos/102657-000-A/mauritanie-meharistes-gardiens-du-desert/

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/22/mauritanie-l-ue-finance-l-achat-de-chameaux-pour-le-groupeme-21086.html

À côté de cela, dans le même pays que ces hommes rudes, il y a une installation tout ce qu'il y a de plus moderne sur le combat:
https://www.gicat.com/inauguration-du-centre-de-simulation-operationnelle-du-g5-sahel-a-nouakchott-mauritanie/

Anonyme a dit…

article correcte
Pour avoir vécue 6 ans dans cette compagnie la 1 SLR (Section Légère de Renseignement) avec une devise RIEN NOUS ECHAPPE

F de St V a dit…

Merci pour l'appréciation du travail !
Si vous avez des remarques (ou photos d'archives), n'hésitez pas à rentrer en contact !
Merci

florentdesaintvictor [@] gmail . com

Anonyme a dit…

En remontant plus loin dans le temps, il y a même du scooter de combat:
https://www.caradisiac.com/amp/insolite-les-vespa-lance-roquettes-de-l-armee-francaise-191599.htm

Et les "mules" avaient un conducteur:
https://chemin-memoire-para.superforum.fr/t6744-vous-souvenez-vous-du-fardier-as24-baptise-la-mule-mecanique-par-les-paras

Anonyme a dit…

Quitte à être dans l'air du temps, je préfère de loin l'animal, qui nous a accompagné jusqu'en 1975 et qui comence timidement à être réintroduit dans certaines unités...
https://www.forcesoperations.com/le-mulet-pret-a-reprendre-du-service-dans-les-troupes-de-montagne/