lundi 23 mars 2026

Terrestre - Vers un nouveau pôle mobilité suite à l’acquisition bientôt finalisée de Texelis Défense par KNDS France

Dans quelques jours, le 1er avril précisément, l’activité défense de Texelis (intégrée pour l’occasion dans la société dédiée Texelis Defense) rejoindra la branche française du groupe KNDS qui en prend le contrôle exclusif. Elle apportera à cet acteur de premier rang du secteur terrestre européen ses compétences techniques sur tout le spectre de la mobilité, son carnet de commandes bien rempli, en France et à l’export, ainsi que son agilité à créer des partenariats en se positionnant comme équipementier des constructeurs de véhicules militaires, à roues comme à chenilles.
 

Un peu plus d’un an après l’annonce de la signature du protocole d’accord pour un tel rapprochement et neuf mois après la signature du contrat d’achat d’actions à 100%, l’union sera effective. La séparation des deux activités de Texelis, défense d’une part et transport d’autre part, a été menée à bien pour toutes les fonctions, et les responsabilités entre la maison-mère et ce nouveau pôle mobilité ont été définies. De quoi préparer la concrétisation des premières synergies rapidement au sein de l’ensemble plus vaste qu’est le groupe KNDS.

Sur le site principal de Limoges de la société Texelis Défense, plus que jamais préservé sur le plan de la production industrielle, les machines et les outillages ont été déplacés, les lots de pièces ont été déménagés, les bureaux d’études ont été transférés dans tel ou tel bâtiment, les services achats ont été dédoublés, etc. En parallèle, la mobilisation des quelques 240 employés à date de la partie défense ne faiblissait et l’activité se poursuivait pendant toutes les étapes administratives entourant un tel changement d’actionnariat et celles conduisant à ce détourage d’activités. Le chiffre d’affaires global de l’ensemble Texelis se maintient (autour de 110M€ pour 2025), avec un important dynamisme côté défense marqué par de nouvelles prises de commandes en 2025.

mardi 10 mars 2026

VHM futur - Un programme de véhicules à chenilles qui avance en France ?

A horizon 2030, le programme "VHM futur" (véhicule haute mobilité du futur) doit moderniser le haut de la trame de mobilité motorisée en milieux montagneux et grand froid (MGF), pour garantir l'objectif de l'armée de Terre de pouvoir équiper un groupement tactique interarmes (GTIA) MGF complet intégrant appuis et soutiens.
 
 
Ce segment repose aujourd'hui sur les VHMs arrivés depuis 2009, et aujourd’hui regroupés uniquement sur la partie "montagne" (et non plus sur la partie "amphibie" comme initialement) et les HT270 (véhicules articulés chenillés) qui arrivent depuis 2022 (dans une version modernisée, assez profondément, via Technamm). Cette trame doit être modernisée et densifiée en complément des autres vecteurs, dont les vecteurs légers (motos, motoneiges, quads, side-by-side vehicles…) qui se multiplient actuellement.

Ces véhicules légers sont notamment utilisés dans le cadre de l'expérimentation menée par la 27ème BIM, suite au mandat confié par le Commandement de la Force Opérationnelle Terrestre (CFOT) pour étudier le combat décentralisé dronisé (CDD), version 2026 adaptée de ce que proposait Guy Brossollet dans son "Essai sur la non-bataille" : dispersion et et usage massif des drones au sein de modules légers, polyvalents et autonomes, opérant dans des zones de chasse, avec des prises de décision déléguées.
 
Durant le mois d'avril, lors de la phase 4 de l'exercice Orion 2026, la 27ème BIM jouera la force adverse (face à la 7ème brigade blindée) en expérimentant à grande échelle ce mode de combat. "Il s'agit d'être moins détectable, plus imprévisible et continuellement manœuvrant", est-il ainsi résumé, pour porter le combat là où le niveau supérieur le décide (dont en alliant, ces éléments légers dronisés (ELD) ou modules d'acquisition et de destruction (MAD) d'une vingtaine de militaires qui maillent le terrain, avec une force de frappe prête à intervenir, comme un bataillon de chars, les appuis d'artillerie, etc). De quoi expérimenter à grande échelle (temps/surface) entre théorie et pratique une organisation innovante, en le confrontant à une opposition réaliste.