jeudi 11 juillet 2019

Entretien - Commandement opérationnel et enjeux de haute intensité, avec Serge Caplain

Poursuivant leurs réflexions sur la question de l’adaptation des outils militaires à un éventuel retour des opérations de haute intensité (voir ici par exemple), le Laboratoire de recherche sur la défense (LRD) de l’IFRI s’intéresse cette fois-ci à la question du commandement, via le nouveau Focus Stratégique "La fourmilière du général : le commandement opérationnel face aux enjeux de haute intensité" du lieutenant-colonel Serge Caplain, chercheur détaché au sein de cette structure. Pour présenter ses réflexions sur l’évolution récente et potentiellement souhaitable de ces systèmes de systèmes complexes, l’auteur a bien voulu répondre à quelques-unes de nos questions.

1/ Serait-ce un point haut d'une courbe d'efficacité que les systèmes de commandement actuels "à l'occidental" auraient atteint ? Ou le déclin le long de la courbe a-t-il déjà débuté ?

Il serait inexact de parler de déclin à ce stade. Les systèmes de commandement actuels sont, au contraire, devenus des machines de guerre capables de commander lors d'opérations sur de très grandes distances, de collecter et analyser une somme de connaissances phénoménale, de comprendre et gérer des situations extrêmement complexes. Le général à la tête d’une opération dispose aujourd’hui d’un outil de commandement sans commune mesure avec ce qui existait dans le passé. La finalité première de la chaîne de commandement - s’assurer que l’exécution tactique agisse en conformité avec la vision stratégique - est plus que jamais assurée.


Cependant, les structures actuelles, comme celles qui les ont précédées, sont le reflet des perceptions géostratégiques et des réalités de leur époque. La supériorité militaire occidentale qui prévaut depuis l’effondrement du Pacte de Varsovie, le caractère multinational des opérations, la nécessité d’une "approche globale" pour gérer des conflits essentiellement asymétriques, la faiblesse des volumes des contingents déployés, la généralisation de la numérisation, sont autant de facteurs - pour ne citer que les principaux - qui ont modelé les structures de commandement d’aujourd’hui. Il en résulte des organismes complexes, volumineux tant en personnel qu’en matériel, gourmands en logistique et bien souvent immobiles, même au niveau tactique. C’est pour cela que j’ai parlé de "fourmilières".

Or, si ces organismes conviennent très bien pour les typologies de conflictualité que nous connaissons actuellement, ou que nous estimons les plus probables à court terme, ils pourraient devenir très vulnérables en cas de changement de paradigme, notamment dans des conflits de haute intensité.

2/ Quelles menaces, nouvelles ou du moins plus fortes, sont envisageables demain, obligeant à adapter ces structures de peur qu'elles ne deviennent obsolètes ?

Deux phénomènes concourants font que nos structures de commandement pourraient devenir plus vulnérables dans un avenir proche. Le premier est le retour de la potentialité d’une confrontation avec un adversaire étatique. Sans avoir été écartée, l’hypothèse faisait sourire il y a encore peu de temps. Mais la dernière revue stratégique le confirme : un affrontement avec une puissance régionale dans une situation de quasi symétrie n’est plus à exclure. L’autre phénomène est le fait que des adversaires non-étatiques disposent de plus en plus d’armement conventionnel de qualité, qui n’étaient jusqu’à présent qu’à la portée des États (missiles sol-air courte et très courte portée, missiles sol-sol, drones, moyens de guerre électronique ou de cyberattaque, etc.). La supériorité militaire des occidentaux se réduit et, nos ennemis sachant à quel point nous dépendons de nos structures de commandement, celles-ci sont devenues des cibles de choix.

Parmi les menaces qui se font plus prégnantes, il y a notamment les frappes directes, par attaque aérienne, tir d’artillerie ou drones. Avec la multiplication des moyens d’A2/AD ("Anti-Access/Area-Denial"), y compris chez les acteurs non-étatiques, la suprématie occidentale dans les airs ne sera pas forcément assurée d’emblée et partout dans les futurs conflits. La menace aérienne redevient une réalité. Par ailleurs, le traité FNI (Traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire) étant devenu en grande partie caduque, de grandes puissances comme la Chine et la Russie développent des missiles conventionnels frappant au-delà des 500 km, c’est-à-dire pouvant atteindre les PC opératifs voire stratégiques. Ce qui est vrai aujourd’hui pour des États, le sera demain pour des milices, les Houthis du Yémen disposant déjà de missiles balistiques de longue portée par exemple. D’autres types de menace ciblent spécialement nos PC, qui sont extrêmement dépendants des réseaux informatiques et des communications. C’est ainsi que certaines nations ont massivement réinvesti dans les moyens de guerre électronique ou les armes à micro-ondes. La guerre peut maintenant se poursuivre dans l’espace : nous savons désormais que nos satellites ne sont plus inexpugnables alors qu’ils sont vitaux pour toute notre structure de commandement. Enfin, on peut citer le cyber, qui devient également de plus en plus accessible aux acteurs non-étatiques et qui menace nos PC hyper numérisés.

Le drame, dans cette fin du confort opératif auquel nous assistons, c’est que nous avons longtemps désinvesti dans les défenses adaptées. En France notamment, les capacités de défense surface-air et de C-RAM (counter - rocket, artillery, mortar ammunitions), sont désormais extrêmement limitées.

3/ Selon vous, quelles seraient les pistes d’amélioration les plus importantes à envisager ?

Il conviendra surtout d’éviter toute rupture brutale avec le monde ancien : le système actuel a ses qualités qu’il convient de préserver. Il a quand même permis de commander les armées, avec un certain succès, dans des opérations très complexes aux quatre coins du monde ! Si une révision de l’ensemble de la chaîne de commandement serait utile pour la rendre plus lisible et plus performante, je pense que la priorité pourrait être donnée à la survivabilité de nos PC. Des pistes de solutions existent déjà pour cela.


La survivabilité des postes de commandement repose sur conjonction de quatre éléments indissociables : la discrétion, la mobilité, la protection, et la résilience. Pour gagner en discrétion, les PC de demain devront miser à la fois sur la distanciation de la zone des combats pour se rendre le plus inatteignable possible, la dissimulation aux moyens de détection ennemis et le développement de mesures de déception comme des leurres électromagnétiques. Ils devront également être plus mobiles, savoir se disperser sur le terrain et même se dupliquer (créer des PC de circonstance en lien avec le PC principal) pour être capables de commander en même temps sur toute la zone des opérations. Pour gagner en protection, des mesures passives comme le durcissement, le travail sous blindage, ou actives comme les systèmes C-RAM, devront être explorées ou réinvesties. Enfin, la résilience d’une structure de commandement impose une certaine redondance de ses systèmes, sa capacité de réorganisation en cas de frappe, et de régénération à l’identique après une courte période.

Pour s’assurer de ces facultés, les forces pourront compter sur des évolutions technologiques en plein essor. Ainsi, le principe de "reach back" consiste à maximiser les moyens de communication pour pouvoir commander en temps réel à distance, ce qui permettrait d’exposer sur le théâtre d’opérations que les éléments strictement nécessaires et ainsi minimiser l’empreinte logistique. Le "cloud computing", qui permet quant à lui de délocaliser l’ensemble des informations nécessaires au réseau dans des serveurs sécurisés en métropole, est également une piste sérieuse. Dans ces deux domaines, la revalorisation des systèmes d’information et l’arrivée de l’intelligence artificielle seront d’une grande aide. Enfin, parce que ces approches renforcent la dépendance des systèmes à l’informatique et au risque cyber-électronique, des solutions non technologiques, comme le développement de procédures "dégradées" ou la flexibilité fonctionnelle du personnel, doivent aussi être étudiées ou remises au goût du jour.

4/ La France a-t-elle une spécificité sur cette question ? Quelles sont les voies envisagées pour remédier aux limites que vous évoquez ?

La première qualité française est celle de la prise de conscience. Cette obésité du commandement est critiquée dans la littérature spécialisée depuis le début des années 2000, et la sortie d’Action terrestre future (ATF) en 2016 démontre que ce problème est pris en compte au plus haut niveau de la hiérarchie militaire. Le chef d’état-major de l’armée de Terre appelle de ses vœux une structure de commandement "plus clairvoyant[e], plus agile et plus robuste". Dans sa vision, les PC "optimisés, allégés […] réduiront leur emprunte au sol au bénéfice de la mobilité". C’est ce qui caractérise la France de par apport à la plupart des pays d’Europe, où, à part quelques bonnes initiatives au niveau tactique, on préfère débattre de ces réflexions dans le cadre de l’Alliance Atlantique.

Ainsi, dans ce domaine comme dans d’autres, la France se livre à une sorte d’entre-deux stratégique. Elle continue d’investir dans l’interopérabilité nécessaire avec ses alliés, et donc dans les structures otaniennes. Cependant, elle entretient simultanément une capacité à conduire seule des opérations. Ainsi, les systèmes de commandement français sont modulaires, constitués de manière ad hoc en fonction de la mission. Un état-major opératif français peut ainsi comporter de 40 à 160 personnes selon le contexte et la durée de la mission, effectif bien plus réduit que son équivalent de l’OTAN.

Enfin, pour ce qui concerne la manœuvre des PC eux-mêmes, la vision française est de développer la capacité de "coalescence" des quartiers généraux. Ce terme de physique désigne la faculté de se disperser ou de se regrouper alternativement en fonction de l’environnement. Un dispositif très éclaté s’imposerait en début d’opération, lorsque le niveau de violence est le plus élevé. Au fur et à mesure que la situation opérationnelle se stabiliserait, le quartier général pourrait se regrouper, pour finir par ressembler aux systèmes actuels. Ainsi donc, la France est l’un des moteurs en Europe de la réflexion stratégique sur ces sujets. Toutefois, le caractère multinational des opérations étant une tendance lourde, une réflexion dans le cadre de l’Alliance est indispensable, ne serait-ce que pour garantir la lisibilité de notre commandement, et donc l’interopérabilité avec nos alliés.

20 commentaires:

Anonyme a dit…

Ou en cas de pandémie mondiale...
https://lemamouth.blogspot.com/2020/03/le-coronavirus-ma-brider.html

Anonyme a dit…

La simulation aura de plus en plus d'importance pour des raisons d'économies:
https://forcesoperations.com/masa-decroche-un-marche-de-4me-avec-larmee-finlandaise/

Même à la base pour les soldats:
https://forcesoperations.com/le-simulateur-sittal-de-ruag-defence-france-retenu-par-le-danemark/

Anonyme a dit…

L'évolution du wargame:
https://www.bir-hacheim.com/jouer-la-guerre-histoire-du-wargame-antoine-bourguilleau/

Anonyme a dit…

Après le "caporal stratégique", voici venir le danger du "général caporal":
https://www.penseemiliterre.fr/en-2035-le-chef-au-combat-sera-t-il-un-meneur-d-hommes-ou-un-manager-connecte-_88_1013077.html

Anonyme a dit…

L'écran met à distance, c'est toute son ambivalence:
https://www.penseemiliterre.fr/en-2035-le-chef-au-combat-sera-t-il-un-meneur-d-hommes-ou-un-manager-connecte-_88_1013077.html

On le voit notamment au Sahel:
https://lavoiedelepee.blogspot.com/2019/12/de-ma-terre-jusquau-sahel.html

Et l'on peut observer des évolutions très américaines:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/07/06/prestations-d-assistance-a-l-entrainement-collaboratif-des-f-21298.html

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/07/08/le-boom-boum-de-l-externalisation-21304.html

On voit où cela peut mener:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/06/08/louer-des-drones-reaper-avec-equipage-facile-comme-tout-coco-21223.html

Anonyme a dit…

Dans un monde où la contradiction est considérée comme une erreur, qui protègera les iconoclastes?
https://www.penseemiliterre.fr/ifkha-mistabra-ou-la-doctrine-de-la-contradiction_114182_1013077.html

https://youtu.be/Xmy3_QIGOe4

https://youtu.be/VzeOnBRzDik

Anonyme a dit…

C'est une copie de ce que font les américains:
http://politique-etrangere.com/2020/07/31/americanisation-du-monde-ou-mondialisation-de-lamerique/

Anonyme a dit…

Le renseignement permet les opérations, donc qui renseigne commande:
https://geointblog.wordpress.com/2020/08/14/le-concept-de-lactivity-based-intelligence-abi/

D'où les enjeux en termes cyber et spatial:
https://geointblog.wordpress.com/2019/02/05/comment-les-solutions-mobiles-transforment-les-operations-militaires/

Et même en terme de sécurité nationale et de souveraineté numérique:
https://infoguerre.fr/2019/07/securite-nationale-cyberguerre-cyber-spatial-guerre-impossible-paix-spatiale-improbable/

Les écoles de Coëtquidan vont paraît-il adapter leurs enseignements:
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/05/27/escc-2030-les-ecoles-de-coetquidan-repensent-leurs-enseignem-21195.html

Anonyme a dit…

Le rêve de certains est exaucé:
https://www.meta-defense.fr/2020/08/19/la-darpa-teste-ses-intelligences-artificielles-sur-le-jeu-starcraft/

Anonyme a dit…

À l'aune des derniers RETEX, il y a du travail:
https://www.areion24.news/2020/08/28/le-mdc2-loccasion-de-renover-notre-c2/

Anonyme a dit…

Le retour de la guerre inter-étatique repose des questions stratégiques anciennes avec les technologies nouvelles et de nouveaux questionnements doctrinaux:
https://www.areion24.news/2020/09/09/la-guerre-du-futur-selon-larmee-de-terre/

Contre un ennemi ayant la même capacité de destruction, vu le faible volume de notre appareil militaire, il faudra utiliser la ruse:
https://lavoiedelepee.blogspot.com/2016/07/lartillerie-des-stratagemes-un-livre-du.html

https://www.athena-vostok.com/qui-ruse-gagne-1

Sachant que les nouvelles technologies ont permis de réduire le brouillard de guerre comme jamais dans l'histoire militaire, il faut déployer à côté de techniques anciennes, des matériaux nouveaux:
http://optronique.net/defense/systeme/cape-invisibilite-bae-camouflage-infrarouge-adaptatif-vehicules-combat

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/02/14/camouflage-le-ministeres-armees-veut-reduire-la-signature-des-grands-vehicu.html


Pour faire l'amalgame entre tous les concepts différents et en faire quelque chose d'exploitable, le général Beaufre est redevenu une lecture à la mode:
https://www.areion24.news/2020/09/11/pourquoi-lire-beaufre-aujourdhui%e2%80%89/

Anonyme a dit…

Une politique claire et de long terme:
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20201004-la-nécessité-repenser-idée-guerre

Avec des objectifs realistes:
https://www.lepoint.fr/phebe/phebe-de-l-impossibilite-de-reconstruire-les-etats-faillis-23-11-2019-2349140_3590.php

Cela nous évitera de voler des defaites en défaites.

Anonyme a dit…

En plein dans le mille Émile:
https://www.penseemiliterre.fr/la-mobilite-des-postes-de-commandement-et-des-systemes-de-postes-de-commandement_114400_1013077.html

Prochaines évolutions en Côte d'Ivoire:
https://www.estrepublicain.fr/defense-guerre-conflit/2020/10/03/le-colonel-cyrille-de-boysson-prepare-l-avenir-des-transmissions

Anonyme a dit…

Les enseignements seront revus à l'aune de certaines réflexions:
https://www.penseemiliterre.fr/face-a-la-haute-intensite-quel-chef-tactique-demain-_114403_1013077.html

Anonyme a dit…

La génération Z est tout à fait adaptée à certaines pratiques:
https://www.bruxelles2.eu/2020/11/en-pantoufle-devant-la-tv-une-nouvelle-maniere-de-gerer-les-crises/

Anonyme a dit…

Pour le coup, ça valait presque une mise à jour de votre article.

"Parmi la famille Griffon EPC (Engin poste de commandement), une sous-version dite Griffon SOTM (Sat OnThe Mov) pour les communications de longue élongation devrait être disponible mi- / fin- année 2021 (le 1er exemplaire pour l’École des Transmissions – ETRS).

Ce système dit On-The-Move Terre (OTM-T), reconnaissable au bulbe à l’arrière (solution Airbus Defense & Space et l’entreprise espagnole Inster), un terminal protégé de moins de 60 kg, pour X-band et Mil-Ka band, compatibles avec les satellites Syracuse et Athena-Fidus).

Dispositif pour les échanges vidéos, voix et données de longue élongation, et qui demain, plus qu’être sur un véhicule porteur dédié comme aujourd’hui sera directement installé sur un véhicule PC : Griffon EPC, Serval EPC et VBCI version VPC (Véhicule Poste de Commandement) après rénovation.

L’exemple du GT Altor (autour du 2è REP) début 2020 ds le Liptako qui durant une période précise de 21 jours réalise pas moins de 16 « bascules » de son PC, en gardant via VAB Astride T3 le lien opératif avec le PCIAT au Tchad (à + de 500km) et tactique avec ses compagnies opérant en décentralisé."
http://www.opex360.com/2020/03/11/larmee-de-terre-a-deploye-le-systeme-de-transmission-astride-t3-pour-la-premiere-fois-au-sahel/

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-luneville/2016/10/07/luneville-le-53e-rt-regiment-pilote-pour-l-armee-de-terre-afin-d-experimenter-astride-une-station-high-tech-de-l-entreprise-thales

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/03/au-mali-pas-de-demi-mesure-les-legionnaires-de-l-operation-barkhane-racontent-les-cinq-mois-de-leur-infernale-mission_6047991_3210.html

"Vu la vulnérabilité (cycle détection/frappe rapide, avec drones, artillerie…) des PC (ou de plots log.) s’ils restent immobiles, par exemple lors de récents conflits (Haut-Karabagh…), la capacité dispersion/concentration des unités tout en maintenant liaison haute/basse ne sera pas du luxe…"

Pour le futur des transmissions, cela commencera par la Côte d’Ivoire comme dit plus haut, cela commencera par la Côte d'Ivoire avec le 53ème RT.

Anonyme a dit…

Il y a aussi un aspect politique et économique...
https://lemamouth.blogspot.com/2020/12/800-barkhaniens-au-tchad.html

Anonyme a dit…

Avec Scorpion, on est en plein dedans:
https://www.areion24.news/2021/01/05/penser-le-cyber-numeriser-le-champ-de-bataille%e2%80%89/

Anonyme a dit…

On va pouvoir s'échanger des infos entre armées françaises, une future révolution...
https://www.air-cosmos.com/article/renseignement-dorigine-lectromagntique-les-forces-franaises-se-dotent-dun-systme-interarmes-24194

Papy-boom oblige, la DGA se met au Bingo ;-) :
http://www.opex360.com/2021/02/06/la-dga-lance-bingo-un-nouveau-pole-dinnovation-dedie-aux-technologies-de-linformation/

Au niveau de la préparation opérationnelle, la simulation progresse, dernier exemple endate: la Mauritanie.
https://afrique.latribune.fr/entreprises/industrie/2021-02-09/mauritanie-inauguration-du-centre-de-simulation-operationnelle-du-g5-a-nouakchott-877241.html

Anonyme a dit…

Les états-majors parisiens sont sur-dimensionnés de 30% depuis des années:
https://lavoiedelepee.blogspot.com/2012/09/ensemble-tout-devient-plus-lent.html

C'est su, mais vu que la mesure de la puissance est le nombre de courtisans que l'on a sous ses ordres, ce n'est pas prêt de changer.