Le
gouvernement français a donc jugé que la balance bénéfices-risques, pour
reprendre une expression issue du domaine médical, permettait et réclamait une
plus grande participation militaire de la France (car
elle participait déjà de fait) dans l’application du traitement administré aux
menaces que fait peser l’Etat islamique.
Du
fait de nos intérêts, de nos valeurs et de nos alliés (3 critères qui peuvent
permettre d’apprécier génériquement une décision de participer ou non à une coalition), un
pas de plus a été franchi avec une mission aérienne par jour depuis 1 semaine.
Nos forces ont même mené une 1ère frappe, utilisant pour cela pas moins de 4 appareils (1 ATL-2,
2 Rafale, 1 C-135 ayant effectué son 1er vol en 1964 cela dit en
passant), belle illustration, au-delà de l’aspect technique d’un raid mené avec succès, d'une certaine forme d’épuisement du modèle occidental de la guerre tant les parkings à détruire sont nombreux en Irak pour des moyens comptés...
Maintenant, pour les responsables politiques français, il y a, pour combler déjà un certain retard, une triple nécessité d’information, notamment via la séquence médiatico-politique en cours (allocution du Président suite aux 1ères frappes, participation au 20H de France 2 du ministre de la Défense ce jour, débats au Parlement demain…).

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