Depuis l’acquisition de Milton par le groupe Etienne Lacroix en 2023, la société française de drones a connu une certaine transformation tout en gardant en partie sa marque de fabrique : avoir un lien assez direct avec les opérateurs les plus exigeants, hier surtout les forces spéciales françaises et aujourd’hui un cercle plus large de clients étatiques ou privés, pour proposer des systèmes de drones tactiques répondant à des demandes exigeantes. Ne se présentant pas comme une start-up mais comme un acteur industriel intégré (réinjectant environ 20% de son chiffre d’affaires en R&D), la société est aujourd’hui capable d’assurer le développement, l’assemblage et le soutien de ses systèmes (en formation et en maintenance).
Le rapprochement avec Etienne Lacroix, ETI industrielle experte des systèmes pyrotechniques de protection et de produits d'entraînement pour les applications aériennes, terrestres ou encore navales, a aussi permis de travailler à des synergies entre entités, pour offrir des emplois particuliers intéressants les clients. Cela a également permis de réorienter à la fois la stratégie et la gamme de produits, en plus de connaître quelques évolutions RH. Il a été mis fin par exemple à la négoce de pièces détachées ou de produits exotiques et au bidouillage de drones. Place aux plateformes développées en interne avec une forte composante souveraine, qui connaissent un certain succès à l’export, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.
Afin de répondre de manière compétitive aux exigences des différents marchés, une différenciation des produits a été réalisé. Le Long Range Observer (LRO) est ainsi orienté sur le marché export hors Europe, pour offrir une plateforme compétitive et performante (avec une faible empreinte au sol et de conception rustique), sans répondre à d'éventuels enjeux forts de souveraineté de sourcing. Fiable et avec une portée opérationnelle de plus de 100 km via une liaison sécurisée chiffrée, ce drone VTOL de reconnaissance et d’observation est notamment utilisé au Tchad et en Mauritanie, avec une charge utile de 4 kg environ.
De son côté, le Sky Watcher, drone tactique pliable du combattant développée en interne, bénéficie d’un important effort sur la question du sourcing des composants, comme différenciant, et pour s’approcher nativement des critères de drone dit souverain précisés dans l’article 26 de la loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030, comme promulguée en aout 2026. Les systèmes doivent avoir des éléments conçus, développés et produits sur le territoire de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre‑échange, selon le texte, notamment le système de propulsion, la structure et l’aérostructure (ce qui est déjà le cas sur Sky Watcher), l’avionique embarquée, les liaisons de données (ce qui est aussi le cas), les logiciels de contrôle et d’autonomie… Et le travail se poursuit pour renforcer encore plus cet aspect souverain, avec d’autres études de qualification en cours. C’est aussi le cas pour la charge utile embarquée, entre des produits Merio ou Octopus pour les boules par exemple, allant jusqu’à 3 kg. Avec une interface homme-machine retravaillée (plutôt reconnue pour sa facilité de prise en main) et un software maison, il est de plus nativement développé pour pouvoir être intégré dans des flottilles de drones (éventuellement hétérogènes).
Au-delà, le rapprochement avec Etienne Lacroix a permis d’envisager des cas d’usages jusque là encore peu traités. C’est le cas des drones bombardiers pour du leurrage ou du masquage, avec des effets défensifs et offensifs (lacrymo, sonore…), grâce aux dispositifs de largage de cartouches (DLC) développés en interne, avec 6, 8 ou 10 cartouches de 40 mm ou 56 mm. Un modèle à 6 cartouches permet par exemple de réaliser rapidement une bande de 300 m de masquage par exemple. La maison mère Etienne Lacroix et ses filiales (dont Alsetex) dispose historiquement du savoir-faire de maîtrise de la chaîne pyrotechnique nécessaire (sécurité physique et cyber, au sol et en vol, etc.).
Ainsi, le Sky Keeper, un multicopter logistique gros porteur capable d’emporter 10kg de charge utile (bicharge si besoin) avec 10 km de portée, peut être équipé d’un DLC à 10 coups. Plusieurs expérimentations et démonstrations sont en cours à la fois avec l’armée de Terre (Génie et Artillerie parachutiste), en employant notamment des pots Gallix, et la Marine nationale, pour du camouflage, du brouillage (éventuellement de faisceau laser) et du leurrage déporté. Les travaux doivent se poursuivre dans les prochaines semaines. Plus globalement, ses performances permettent d’envisager de servir de plateforme pour des cas d'usage innovants, comme vu récemment avec le tir au sein d’un centres d’essais de la direction générale de l’armement (DGA) d’une roquette AT4 CS de 84 mm dans le cadre du projet Korra. Il est par ailleurs compatible avec les systèmes C2 SICS au sein de l’environnement Scorpion. Il est aussi particulièrement adapté sur la partie renseignement d’origine électronique (IMSI catcher notamment mais pas seulement), un partenariat fort, assez historique, existant notamment avec Rhode & Schawrtz. D’autres réflexions sont aussi en cours dans le domaine de la détection de mines.
Les défis ne manquent pas pour l’équipe très intégrée de 25 personnes environ que compose aujourd’hui Milton. Des recrutements sont attendus à Mérignac, à la fois sur la partie commerciale, mais aussi sur la partie technique (notamment développement du software et intégration de nouvelles capacités de charge utile), afin de poursuivre le développement de la société, tout en restant fidèle à l’ADN de plateformes produites fiables à employer et faciles à maintenir. Et tout cela en attendant un nouveau site attendu prochainement...
Afin de répondre de manière compétitive aux exigences des différents marchés, une différenciation des produits a été réalisé. Le Long Range Observer (LRO) est ainsi orienté sur le marché export hors Europe, pour offrir une plateforme compétitive et performante (avec une faible empreinte au sol et de conception rustique), sans répondre à d'éventuels enjeux forts de souveraineté de sourcing. Fiable et avec une portée opérationnelle de plus de 100 km via une liaison sécurisée chiffrée, ce drone VTOL de reconnaissance et d’observation est notamment utilisé au Tchad et en Mauritanie, avec une charge utile de 4 kg environ.
De son côté, le Sky Watcher, drone tactique pliable du combattant développée en interne, bénéficie d’un important effort sur la question du sourcing des composants, comme différenciant, et pour s’approcher nativement des critères de drone dit souverain précisés dans l’article 26 de la loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030, comme promulguée en aout 2026. Les systèmes doivent avoir des éléments conçus, développés et produits sur le territoire de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre‑échange, selon le texte, notamment le système de propulsion, la structure et l’aérostructure (ce qui est déjà le cas sur Sky Watcher), l’avionique embarquée, les liaisons de données (ce qui est aussi le cas), les logiciels de contrôle et d’autonomie… Et le travail se poursuit pour renforcer encore plus cet aspect souverain, avec d’autres études de qualification en cours. C’est aussi le cas pour la charge utile embarquée, entre des produits Merio ou Octopus pour les boules par exemple, allant jusqu’à 3 kg. Avec une interface homme-machine retravaillée (plutôt reconnue pour sa facilité de prise en main) et un software maison, il est de plus nativement développé pour pouvoir être intégré dans des flottilles de drones (éventuellement hétérogènes).
Au-delà, le rapprochement avec Etienne Lacroix a permis d’envisager des cas d’usages jusque là encore peu traités. C’est le cas des drones bombardiers pour du leurrage ou du masquage, avec des effets défensifs et offensifs (lacrymo, sonore…), grâce aux dispositifs de largage de cartouches (DLC) développés en interne, avec 6, 8 ou 10 cartouches de 40 mm ou 56 mm. Un modèle à 6 cartouches permet par exemple de réaliser rapidement une bande de 300 m de masquage par exemple. La maison mère Etienne Lacroix et ses filiales (dont Alsetex) dispose historiquement du savoir-faire de maîtrise de la chaîne pyrotechnique nécessaire (sécurité physique et cyber, au sol et en vol, etc.).
Ainsi, le Sky Keeper, un multicopter logistique gros porteur capable d’emporter 10kg de charge utile (bicharge si besoin) avec 10 km de portée, peut être équipé d’un DLC à 10 coups. Plusieurs expérimentations et démonstrations sont en cours à la fois avec l’armée de Terre (Génie et Artillerie parachutiste), en employant notamment des pots Gallix, et la Marine nationale, pour du camouflage, du brouillage (éventuellement de faisceau laser) et du leurrage déporté. Les travaux doivent se poursuivre dans les prochaines semaines. Plus globalement, ses performances permettent d’envisager de servir de plateforme pour des cas d'usage innovants, comme vu récemment avec le tir au sein d’un centres d’essais de la direction générale de l’armement (DGA) d’une roquette AT4 CS de 84 mm dans le cadre du projet Korra. Il est par ailleurs compatible avec les systèmes C2 SICS au sein de l’environnement Scorpion. Il est aussi particulièrement adapté sur la partie renseignement d’origine électronique (IMSI catcher notamment mais pas seulement), un partenariat fort, assez historique, existant notamment avec Rhode & Schawrtz. D’autres réflexions sont aussi en cours dans le domaine de la détection de mines.
Les défis ne manquent pas pour l’équipe très intégrée de 25 personnes environ que compose aujourd’hui Milton. Des recrutements sont attendus à Mérignac, à la fois sur la partie commerciale, mais aussi sur la partie technique (notamment développement du software et intégration de nouvelles capacités de charge utile), afin de poursuivre le développement de la société, tout en restant fidèle à l’ADN de plateformes produites fiables à employer et faciles à maintenir. Et tout cela en attendant un nouveau site attendu prochainement...

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