Alors que le Pape Leon XIV a atterri à Paris ce jour, cela marque le début effectif d’une mission de lutte anti-mini-drones pour une grosse centaine de militaires mobilisés en lien avec les forces de sécurité intérieure. Cette mission a débuté il y a plusieurs mois pour la planification, et sa préparation opérationnelle a connu une forte accélération ces dernières semaines, en partie lors de l’exercice annuel XLAD26 qui s’est tenu récemment.
Au-delà des systèmes utilisés pour le commandement, la détection, l’identification ou la neutralisation, l’organisation interministériel et les processus (détection, identification, qualification d’un drone comme représentant une menace, réponses…) ont été testés dans des scénarios de plus en plus complexes, allant jusqu’à des vagues de plusieurs dizaines de drones en simultanée. Une solide équipe Rouge (télépilotes du CPA 30, du GIGN…) était mise en place pour challenger le dispositif, fournissant une soixantaine de séquences de vols en 3 jours.
XLAD25 s'était tenu l'année dernière sur un terrain plus urbanisé au Bourget. Lors de XLAD26, 180 personnels étaient mobilisés, dont 120 militaires et policiers sur le camp vallonné (avec creux et hauts) de la Gendarmerie nationale à Beynes (78). Une autre partie était en défense d’emprises militaires sur la base aérienne d’Avord et également sur le camp d’Hyères qui abrite le 54ème régiment d’Artillerie, régiment de l’armée de Terre spécialisé dans la défense sol-air et qui travaillaient avec l’échelon local (unités Sentinelle, forces de sécurité intérieure et état-major de la zone de défense).

