dimanche 19 juin 2011

Best-of de la semaine (n°21)

1. Reading - Arab Social Media Report - Civil Movements: The Impact of Facebook and Twitter

2. Il fallait bien que cela arrive... Un Américain part à la recherche du corps de Ben Laden

3. RT - Taliban’s Conduct of Intelligence and Counterintelligence : Analysis http://tiny.cc/e0orw

4. How social media users are helping NATO fight Gadhafi in via

5. Jacques Sapir : "Ns sommes les seuls à appliquer les règles d'un système auquel personne ne croit"

6. "Faire émerger un « Wilton park » à la française disposant d’un site, et prquoi pas d’un flux …" - un rapport parlementaire qui "ose"!

7. RT @ Venez découvrir le livre blanc consacré aux marchés noirs de la http://tiny.cc/5f6ep

8. Who is winning the drug war's publicity battle? "El Equipo," a TV drama to depict in positive the federal police

9. The Five Habits of Highly Effective Terrorist Organizations - Foreign Policy: Bien gérer son organisation terroriste

10. Blue Angels Video: "Pump Up The Angels" Belle vidéo de com' pr la patrouille acrobatique de l'aéronavale de l'US Navy

Ces derniers temps s'apparentent à ce que l'on appelle une "pause opérationnelle" sur ce blog. Je m'en excuse auprès de vous et j'espère pourvoir à nouveau être productif d'ici 1 à 2 semaines.

mercredi 15 juin 2011

Colloque - De l’économie de guerre à la guerre de l’économie à l'Ecole Militaire le 1er juillet

Le mois de juin est décidément la période des colloques. Un de ceux qu'il ne faut vraiment pas rater est celui organisé conjointement par le club Participation et Progrès, le webzine Alliance Geostrategique et l’Ecole de Guerre Economique (EGE).

Il interrogera le rapport entre la guerre et l'économie grâce aux interventions de doctorants et de professeurs, d'industriels, de civils et de militaires. Evidemment, ces discussions gagneront en profondeur grâce aux débats avec la salle qui suivront chaque table ronde.

A titre tout à fait personnel, j'interviendrais dans la première table ronde sur les questions à la fois stratégiques, opérationnelles et économiques des normes et brevets industriels dans le cadre des guerres menées par des alliances ou des coalitions de circonstance.


Guerre et économie : De l’économie de guerre à la guerre de l’économie

Vendredi 1er juillet 2011 à l’amphithéâtre Desvallières
École militaire, 1 place Joffe, 785007 Paris

8h30 : Accueil

8h45 : Avant propos

Guerre économique, intelligence économique, économie de guerre, géoéconomie : des vocables différents pour une même réalité ? par Olivier Kempf, Vice-président de P&P

Matin : Guerre et économie

Tables rondes présidées par Nicolas Mazzucchi (EGE et rédacteur du blog Polemos)

9h00

L’économie de guerre par le Pr. Jacques Sapir, Nanterre

De la crise économique aux crises stratégiques par le Pr. Christian Schmidt, Dauphine

La guerre et l’économie : de la micro à la macro, du tactique au stratégique, par le CCL Marcotte, EMA

Guerre en coalition et guerre des normes par Florent de Saint Victor, EGE (et illustre inconnu!)

Guerre irrégulière, actions civiles, actions militaires par le Col. F. Chauvancy, CICDE

10h30 : Débat

11h00 : Pause

11h15

Guerre et entreprenariat : le cas américain par G-H Bricet des Vallons, Chercheur en science politique, Institut Choiseul)

Les guerres Low cost par Stéphane Dossé, AGS

Accroissement de puissance et survie de l’économie par Christian Harbulot, EGE

La ville, la guerre et l’économie par Bénédicte Tratnjek, Doctorante en géographie à Paris-Sorbonne (Paris IV), Laboratoire ENeC (Espace, Nature et Culture), AGS

12h30 : Débat

13h00 : Déjeuner (possible au mess de l’Ecole militaire)

Après-midi : Economie et guerre

14h00 : Reprise des travaux.

Table ronde présidée par Jean-Jacques Patry (FRS)

Etat, grande stratégie et protection de l’économie par J. Pujol, AGS

Guerre des monnaies par N. Bouzou, Asteres

Intelligence économique : réponse nationale ou internationale ? par Ali Laïdi, France 24

Stratégie des approvisionnements par Mathieu Anquez, CEIS

15h30 : Débat

16h00 : Pause

16h15

Table ronde présidée par Laurent Henninger, IRSEM

La piraterie maritime : un business porteur ? S. Le Gouriellec, Doctorante en Science Politique (Université Paris Descartes) IRSEM, IHEDN, AGS

Terres rares et autres métaux précieux : un nouveau champ d’affrontement ? par Edouard Chanot, EGE et rédacteur du Bulletin de l'Amérique

La bataille pour les espaces : achats de terres en Afrique par Stéphane Mantoux, AGS

La guerre et l’entreprise par Jacques Hogart, EPEE

Menaces numériques contre les entreprises et les économies par Guillaume Tissier, CEIS

17h45 : Débat

18h15 : Conclusion générale par le Pr. Pierre Pascallon, président de P&P, auteur de « Hier la crise, demain la guerre » (L’Harmattan)

L'inscirption est obligatoire et elle se fait à cette adresse.

N'hésitez pas à faire part de ce colloque via vos réseaux personnels ou professionnels.

dimanche 12 juin 2011

Best-of de la semaine (n°20)

1. "Ne divisez pas la . Ceci risque de créer un terrain fertile pour le terrorisme" Vicaire apostolique de Tripoli

2. Les services de renseignement britanniques ont piraté le magazine extrémiste « Inspire » via

3. US Marines learn farming practices to help afghan farmers

4. Pour se faire un avis : 91 pages de documents de la DGSE sur l’attentat de Karachi via

5. RT Army Seeks Social Media Gurus to Save the Afghan War

6. Debate on the war in lacks clarity and focus by France has one thing in common with the US!!!

7. Libye : Twitter aide l'Otan à cibler les forces du colonel Kadhafi

8. Lecture conseillée - : un avenir incertain - Compte-rendu de mission d'évaluation auprès des belligérants libyens http://t.co/mMVBBR2

9. Bien vu l'humour pr parler de pensée unique! Astérix, Gaston... ce que cachent les BD de notre enfance via

10. RE - R. Gates: "ISAF doesn't mean International Security Assistance Force but I Saw Americans Fighting"

Et en supplément, quelques liens sur l'actualité aéronautique :

Air France ne doit pas trahir la France! RT L'Etat pousse Air France à préférer Airbus à Boeing

Video Leaks: China's aircraft carrier "Varyag" done, aircraft takes off and lands safely via

The same low flying in : outside plane and inside plane via waooouuu

RT Royal Navy pilots forced to learn French Ns ne sommes plus les seuls à devoir parler la langue de l'autre!

samedi 11 juin 2011

L'évolution des conflictualités et des politiques de sécurité et de défense en Afrique

Lundi 20 juin 2011

Faculté de droit de l'université Paris-Descartes
10, avenue Pierre Larousse
92240 Malakoff
Salle des Actes

MATINÉE - 9h00 - 12h00

ACCUEIL par Pierre PASCALLON, Président du Club Participation et Progrès

INTRODUCTION GÉNÉRALEE par Pascal CHAIGNEAU, Professeur de Science Politique à l’Université Paris-Descartes, Centre Maurice Hauriou pour la Recherche en droit Public


PARTIE I : L’ÉVOLUTION DES CONFLICTUALITES EN AFRIQUE DEPUIS LES INDÉPENDANCES

Sous la Présidence du Contre-Amiral Jean DUFOURCQ, Rédacteur en Chef de la Revue Défense Nationale.

« Présentation générale des conflits en Afrique » par Amandine GNANGUENON, Chargée d’Études Afrique, IRSEM.

« Des modes d’accès au pouvoir conflictuels » par Dominique BANGOURA, Présidente de l’Observatoire Politique et Stratégique de l’Afrique - OPSA - Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne.

« L’arc de crise ouest africain, la Côte d’Ivoire et l’Union du fleuve Mano » par Jean-Jacques Konadje, Consultant-expert en géopolitique et relations internationales.

« Les facteurs d’insécurité dans l’’espace sahélo-saharien : le discours des islamistes » par Fouad NOHRA, Maître de Conférence en Science Politique à l’Université Paris-Descartes, Centre Maurice Hauriou pour la recherche en droit public.

« La corne de l’Afrique, une déstabilisation généralisée » par Sonia LE GOURIELLEC, Doctorante en Science Politique à l’Université Paris-Descartes, Centre Maurice Hauriou pour la recherche en droit public.

« La conflictualité dans les pays des grands lacs : le cas de la République Démocratique du Congo » par Mbuta KUMABA, Chercheur à l’Observatoire Politique et Stratégique de l’Afrique - OPSA - Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne.

PARTIE II : APRES-MIDI - 14h00 - 18h00

L’ÉVOLUTION DES POLITIQUES DE SÉCURITÉ ET DÉFENSE EN AFRIQUE DEPUIS LES INDÉPENDANCES

sous la Présidence de Pascal CHAIGNEAU, Professeur de Science Politique à l’Université Paris-Descartes, Centre Maurice Hauriou pour la Recherche en droit Public.

« L’évolution des politiques africaines de paix et de sécurité » par Michel RAIMBAUD, ancien Ambassadeur, Directeur honoraire de l’OSTRA.

« Les opérations de maintien de la paix : quelles évolutions ? » par le Général Dominique TRINQUAND, Consultant et Professeur au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS).

« L’africanisation des opérations de paix. Études de cas : Darfour, Centrafrique, Somalie » par Romain ESMENJAUD, Doctorant à l’Institut des Hautes Etudes internationales et de Développement (Genève).

« Le repositionnement stratégique de la France en Afrique » par Jean-Jacques PATRY, Chargé de Mission, FRS.

« L’évolution de RECAMP » par Pascal LE PAUTREMAT, Chercheur associé au CRHIA à Nantes.

« L’Union Européenne, régulateur de la sécurité en Afrique » par le Docteur Damien HELLY, Chargé de recherche Senior, Institut d’Etudes de Sécurité de l’Union Européenne.

« Les Etats-Unis, nouveau gendarme du continent africain ? » par Philippe LEYMARIE, Journaliste.

« La politique étrangère et de sécurité chinoise en Afrique » par Raphaël ROSSIGNOL, Doctorant DGA à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Sciences Politiques Paris).

Un cocktail clôturera le colloque.

Pour toute information complémentaire, contacter le club Participation & Progrès via : participation.progres@gmail.com

Inscription en ligne : cliquez ici.

jeudi 9 juin 2011

Colloque sur les enjeux juridiques de la cyberguerre - Jeudi 16 juin 2011 à l'Ecole Militaire

L’actualité récente met en relief l’importance prise par les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans des attaques contre des États, par le biais de structures névralgiques comme l’énergie ou encore les marchés financiers.

Si le droit international apporte certains outils pour lutter contre l’utilisation des TIC à l’encontre des États, le droit de la guerre ne peut aujourd’hui encadrer ce champ de bataille virtuel dont il faut avant tout cerner l’existence réelle dans ses développements actuels et à venir.

La volonté de réguler la guerre, du fait aussi bien de l’évolution du droit que de la construction de la Sécurité collective, rencontre des difficultés certaines. Les qualifications juridiques manquent dans le cadre de la cyberguerre.

Qu’il s’agisse de l’acteur qui lance l’attaque, de la victime, personne privée ou publique, de la cible choisie, relevant ou non des intérêts vitaux, de l’arme en elle-même, et de la qualification même d’agression, le droit international doit évoluer.

L’objet de ce colloque vise à identifier les normes juridiques existantes permettant de lutter contre la cyberguerre avant de s’interroger sur une possible nouvelle approche et une meilleure appréhension de ce risque par le droit international.

Programme

09h00 : Ouverture

- Discours du Pr Frédéric RAMEL, Directeur scientifique de l’IRSEM

- Discours du représentant de l’Université Paris-Sud 11

09h10-09h30 Introduction - De la guerre électronique à la cyberguerre : aspects techniques et conceptuels de la définition de cyberguerre David NACCACHE, ENS -

MATIN : L’appropriation progressive de la cyberguerre par le droit

9h30-11 Les outils juridiques existants : aspects de droit public et de droit pénal

Modérateur : Me Thierry DOR, avocat associé, Cabinet Gide Loyrette Nouel

- Le droit international public face à la cyberguerre par Philippe ACHILLEAS, Vice-doyen, Directeur de l’IDEST, Paris-Sud 11

- L’apport du droit pénal à la cyberguerre par Myriam QUEMENER, Magistrate, Substitut Général, Cour d’appel de Versailles (sous réserve)

- Du cyberdélinquant au cyberattaquant : l’identification de l’acteur premier de la cyberguerre par David BENICHOU, Magistrat, Vice-président en charge de l’instruction, TGI de Paris

11h00-11h20 PAUSE

11h20-13h00 Le droit de la guerre face à la cyberguerre

Modérateur : Emmanuel-Marie PETON, chargé d’études à l’IRSEM

- Cyberguerre et agression en droit international par le Pr Jean-Paul PANCRACIO, Directeur d’études à l’IRSEM

- Les réactions aux cyberattaques : représailles et légitime défense par Pr Anne-Thida NORODOM, Université de Rouen

- Le droit des conflits armés : pertinence et adéquation aux cyberguerres (intervenant)

13h00-14h15 DEJEUNER (libre)

APRES-MIDI : Vers la constitution d’un droit international de la cyberguerre

14H15-15H45 Contraintes, limites et ouvertures à la constitution d’un droit international de la cyberguerre

Modérateur : Col (er) Stanislas de MAUPEOU, Thales

- État des lieux des cyber-attaques : les forces et les faiblesses des réponses étatiques et internationales par Daniel VENTRE, CNRS

- Les stratégies nationales proposées : moyens d’actions et identification des besoins juridiques par Philippe WOLF, ANSSI

15h45-16H00 PAUSE

16h00-17H30 Les options pour la constitution d’un cadre de Droit international

Modérateur : Arnaud GARRIGUES, Orange Consulting

- Libertés collectives et individuelles face à la régulation du cyber par Me Olivier ITEANU, Avocat à la Cour d’appel de Paris

- Vers un Traité sur la cyberguerre ? Les positions des différents acteurs par Thomas BONDIGUEL, Ministère des Affaires étrangères et européennes

17h35-17h55 CONCLUSION

Pr François DUBUISSON, Université Libre de Bruxelles

17h55-18h00 CLOTURE

Philippe ACHILLEAS, Vice-doyen, Directeur de l’IDEST, Paris-Sud 11

Inscriptions : inscription.irsem@defense.gouv.fr

Veuillez y préciser vos titres, grade, fonction, organisme, nom et prénom.

mercredi 8 juin 2011

La campagne stratégique pour le Grand Kandahar (2001-2011)

Quelle claque! C'est réellement une étude d'une grande qualité que nous livre Benoist Bihan (plume pluri-mensuelle de DSI et tenancier du blog La Plume et le Sabre) sur la reconquête, entre autres par les Taliban, de l'ensemble géographique du Grand Kandahar.

Le propos est particulièrement bien structuré et très didactique avec les nombreuses définitions ou explications historiques qui accompagnent la réflexion. Etre compris, n'est d'ailleurs pas le moindre des défis relevés dès lors que l'on s'intéresse à ces questions.

Epaulé par une belle et claire mise en page, l'auteur décrit en détails ces dix années d'occasions manquées ou saisies qui jalonnent cette campagne pour l'imposition d'une souveraineté contre une autre sur ce coeur stratégique de l'Afghanistan.

De la lente et minutieuse remontée en puissance des Taliban à la redécouverte du feu et de la guerre par différents contingents occidentaux, ce sont dix années de batailles, d'ordres et de contre-ordres, d'adaptation et de planification qui sont présentées.

Mais c'est surtout par les deux dernières parties consacrées à la mise en perspective de cette campagne pour les années à venir que l'étude devient réellement une lecture indispensable et nécessaire pour toutes réflexions sur ces sujets.

La partie sur l'articulation entre politique et militaire, les considérations sur la stratégie, la mise en avant de la "proto-opératique" par les Taliban et la longue énumération des fondamentaux est vraiment le "centre de gravité" d'où elle tire sa puissance...

Quant on voit avec quel brio certaines problématiques sont traitées, on regrette que les questions de la guerre en coalition ou de l'importance de la communication (locale ou internationale) soient abordées de manière ponctuelle.

Etant sans doute la cause de plus de maux que de succès, la première question me semble aujourd'hui particulièrement centrale dans la compréhension de la manière de faire et de penser la guerre (pour ne pas dire dans une envolée journalistique : les guerres) d'Afghanistan.

Alors qu'un patchwork de méthodes, de volontés, de moyens est mis en oeuvre, la question du faire à plusieurs me semble être une clé de lecture et de réflexion utile pour la compréhension de la situation et la préparation de l'avenir.

Malgré ces deux (microscopiques) bémols, vraiment cette étude est à lire! A re-relire pour ce qui me concerne...

lundi 6 juin 2011

Des "casques bleus" en France, mais vous n'y pensez pas? Et pourtant...

Difficile de ne pas tomber dans la pure récupération politique pour tel ou tel parti en commentant les propos du maire de Sevran et les réactions qui en découlent, mais je vais néanmoins tenter cet exercice délicat avec quelques modestes remarques.

Cinglant constat d'échec que dresse Stéphane Gatignon, maire de cette commune frappée par les batailles (et non la guerre) entre groupes rivaux sur fond de trafic de drogue. Par ces affiliations politiques personnelles, il semble difficile de le condamner comme défenseur de thèses politiques jouant sur la peur des gens. C'est une triste réalité qu'il décrit et à laquelle il faut répondre : la souveraineté de l'Etat s'applique partiellement sur certains territoires.

On assiste à une montée aux extrêmes (en partie, par les moyens employés : armes de guerre, etc.) dont le point haut n'est certainement pas encore atteint. La hausse du niveau de violence est en effet engendrée à la fois par des dynamiques créées par l'opposition entre forces de police et groupes criminelles mais aussi par l'opposition entre groupes criminels. Cette dernière, par son intensité, semble être aujourd'hui celle qui donne le tempo des événements.

Face à un problème donné, la solution proposée est prioritairement à "plus de" plutôt que "autrement". Le maintien de l'ordre ne déroge pas à cette règle. Ce dernier pourrait être défini, selon une inspiration toute weberienne, comme un type de violence exercé par l'Etat pour se préserver impliquant un ordre préétabli troublé par des événements qu'il faut rétablir ou préserver


L'armée à Epernay en 1911 lors de la révolte des vignerons, crise débutée dans le Languedoc puis qui touche aussi la Champagne.

Déjà des forces armées participent au maintien de l'ordre. Ce sont les forces de 1ère ou 2ème catégorie : gendarmerie départementale et garde républicaine ou gendarmerie mobile. Dans une moindre mesure car seulement pour des mesures préventives, des forces de 3ème catégorie dans le cadre, entre autres du plan Vigipirate, participent elles aussi à ce maintien de l'ordre. L'instruction interministérielle 500 du 9 mai 1995 régit cela.

Cet appel à une force d'interposition de "casques bleus" est une formule storytellée (Casques Bleus - ONU - Paix) qui exprime en fait une demande pour que des forces de 3ème catégorie agissent dans le cadre de mesures d'intervention (ou "opérations de force"). Ce serait donc, toujours selon cette instruction, dans un cadre nécessitant des mesures de sûreté exceptionnelles et, toujours sur réquisition de l'autorité civile.

Dans le temps long, cet acte symboliserait l'échec d'un long processus arrivé à maturité en 1950. En 1921, les gendarmes mobiles sont créés, date qui marque le début de la professionnalisation du maintien de l'ordre. Ils sont rejoints en 1948, par les Compagnies Républicaines de Sécurité. Dès lors, ce qui était monnaie courante (l'action de l'armée dans le cas de troubles internes) devient anecdotique.

Ce qui renforce d'ailleurs d'autant plus la double portée symbolique d'une telle décision. A la fois, sur le plan micro alors que les militaires, symbole de la force, devraient jouer sur place un rôle dissuasif pour faire descendre le niveau de violence. Mais aussi sur un plan plus large, avec un appel à des militaires rappelant évidemment "les événements" en Algérie : ce "passé qui ne passe pas" en France. Symbole pouvant frapper les consciences et non assumé en 2005.

Pour conclure, ce sont des symboles qui par leurs impacts mémoriels et leurs conséquences (sous-entendant un Etat en crise) qui méritent d'être réfléchis plus sereinement et plus profondément qu'à travers des déclarations rapides chargées pour certain(e)s de sous-entendus médiatiques et politiques. De la politique de bisbilles interpersonnelles non celle de la nature profonde de ce genre d'actions.

Best-of de la semaine (n°19)

Best-of raccourci cette semaine pour cause de non-accès à Internet pendant plusieurs jours.

1. Le défi sécuritaire en Israël : mythes et réalités 1er cahier du Cercle des Chercheurs sur le Moyen-Orient

2. Caricature sympathique... En sécurité l'arsenal nucléaire pakistanais?

3. RT Ex-SAS soldiers & private security firm employees passing information to NATO helicopters in

4. Tribute to the Veterans - Sand Sculpture - The Hague - via

5. Israeli Defence Forces have new underground weapon to struggle against the tunnels via

dimanche 5 juin 2011

Café stratégique n°9: démographie française et géopolitique

Le neuvième Café Stratégique aura pour thème « Démographie française et géopolitique ». Nous aurons le plaisir d’accueillir le recteur Gérard-François DUMONT, professeur à la Sorbonne, président de la revue Population & Avenir, auteur de « Démographie politique. Les lois de la géopolitique des populations » (Éditions Ellipses).

Il nous entretiendra des conséquences de "l’exception" démographique française par rapport au reste de l'Europe et des multiples questions sociales, économiques et géopolitiques en découlant. Il aura lieu comme d'habitude au Café Le concorde, 239 boulevard Saint Germain, de 19h00 à 20h45. En espérant vous y croiser.

dimanche 29 mai 2011

Best-of de la semaine (n°18)

1. RT Un attaquant Français tué lors de l'attaque de PNSMehran?

2. Deux Français de retour du ont été interpellés cette semaine par la DCRI

3. RT Les limites du miracle Facebook : l’exemple syrien | Culture et politique arabes

4. RT Les industriels français à l’honneur sur le marché militaire indien: Analyse

5. "Sous le feu des insurgés afghans" avec le 7e BCA (superbe reportage photos de Thomas Goisque)

6. As did not fight in (with troops stationed mainly in FOB) they can focus on negotiations as credible actors...

7. Germany would be in charge of talks with the Taliban but that doesn't protect against attacks...

8. États généraux de l'intelligence économique : enjeux et perspectives le 29 juin 2011 - 17h-20h30 à Paris

9. Now, snubs to avoid diplomatic difficulties in the military contract with India

10. RT Jour des forces armées espagnoles (28 mai 2011) Très belle opération de relations publiques!

jeudi 26 mai 2011

Des Français en Irak : le cas Anticip

Bien loin de certaines barbouzeries de barbus barbouzes, des accords clairement normés sont aujourd'hui passés entre prestataires de services et clients afin d'assurer la sûreté des entreprises évoluant dans des pays à risques.

Ainsi, le cas de l'Irak pour les sociétés françaises est particulièrement éclairant. Le choix de la société française Anticip par l'ADIT, cabinet privé de conseils à capitaux publics, n'est peut être que la première étape d'une généralisation de ces bonnes pratiques.

L'ADIT est en charge du Centre Français des Affaires (CFA) ouvert en février 2010 dans "la zone verte" de Bagdad, tout prêt de l'ambassade de France. Elle propose une aide en intelligence stratégique pour l'implantation et le développement des entreprises sur place.


Afin d'assurer la sûreté et la gestion des risques (escorte, emprise, communication), Anticip a été choisie le 15 décembre 2010 pour fournir une prestation visée par le GIGN. Une nouvelle étape dans le développement de cette structure déjà présente au Nigéria.

Positionnée entre la fermeture totale du marché de la sûreté par tradition régalienne et l'ouverture sauvage au nom d'un libéralisme économique pas sans risque, cette mesure médiane pourrait marquée le début d'une nouvelle ère de coordination et de coopération.

mardi 24 mai 2011

Expliquer Clausewitz aux enfants

"La guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux grandes personnes ! Encore faudrait-il que les enfants s'en préoccupent sérieusement...". Vous ne connaissez pas ce célèbre dicton stratégique ? Allons donc!

Il serait donc alors plus que nécessaire que les charmantes petites têtes blondes puissent prendre connaissance d'un classique de la stratégie qu'est l'oeuvre inachevée de Carl von Clausewitz. Que l'on en soit un admiratif ou un détracteur, c'est un réfèrent incontournable.

Et c'est bien le projet que mène depuis janvier 2011 une Américaine, diplômée en Relations Internationales et spécialistes des questions de sécurité, des relations civilo-militaires, ou encore du Moyen-Orient.
Sacré travail que de mettre à la portée des plus jeunes la parfois aride réflexion de ce penseur prussien. L'adaptation est à la fois dans l'explication du fond que dans la mise en forme pour la rendre attractive.

Des esquisses des illustrations (Clausewitz sous les traits d'un lapin vaut le détour) au texte du Livre Premier sur la nature de la guerre, l'auteur met en libre accès l'avancée de ses travaux pour pouvoir recevoir les critiques des lecteurs et améliorer son travail.

Initiative autant étonnante qu'intéressante pour pouvoir bénéficier peut être plus tard de grands stratèges ou penseurs militaires! A suivre!

dimanche 22 mai 2011

Best-of de la semaine (n°17)

1. Via La répression est rose en Ouganda // Quand les policiers repeignent les manifestants

2. NATO Tiger Meet 2011 : a real exercise with some interesting "hardware" rather than a gathering of friends // Nice pics

3. Nice Pictures of The Marines Brigade 810

4. Élimination de Ben Laden et guerre électronique // excellent résumé en français de l'opération

5. Windsor Castle Royal Tattoo : musique, soutien à l'exportation et resserrement des liens franco-britanniques

6. Un bon papier à lire - Les sociétés militaires privées à l'affût du business libyen

7. Les pirateries somaliennes et nigérianes sont-elles si différentes ? Réponse: oui!!!

8. Osama's Bin Legoed: Al Qaeda leader's last moments now captured in toy bricks

9. MT Twitter, l'armée canadienne & les Talibans: Military fires back at false claims in Taliban tweet

10. MT En qd un journaliste est à court de batteries, il récupère une arme et fait le coup de feu

jeudi 19 mai 2011

102 journalistes en 2010 en Afghanistan, et avant?

Les chiffres sont plus parlants dès lors que nous les comparons à d'autres... Ainsi pour faire suite à ma récente brève sur
les 102 journalistes présents auprès des forces armées françaises en Afghanistan durant l'année 2010, voici quelques chiffres des années précédentes.
En 2009, 167 journalistes ont été accueillis sur le terrain par les militaires français en Afghanistan, sans compter les correspondants permanents (une dizaine à Kaboul) et les équipes médias qui accompagnent les autorités politiques sur le théâtre. 167 journalistes en Afghanistan, c’est près de la moitié des journalistes qui ont couvert l’ensemble des opérations où sont engagés les soldats français – soit une trentaine d’OPEX au total. 167 journalistes en 2009, c’est 20% de plus qu’en 2008 (ndlr : 76 journalistes), deux fois plus qu’en 2007. C’est plus de 600 jours cumulés de reportages dont certains se sont étalés sur plus de 50 jours.
Ces chiffres sont issus d'un article rédigé par le contre-amiral Christophe Prazuch, ancien conseiller en communication du chef d'Etat-major des Armées et porte parole de l'EMA.

La baisse de l'année 2010 est évidemment la conséquence de la fermeture de la zone aux médias suite à l'enlèvement des deux journalistes de France2, aujourd'hui toujours otages.

Néanmoins, sur les 9 mois d'ouverture complète de la zone de responsabilité française, le nombre de journalistes de passage est en sensible augmentation.

mercredi 18 mai 2011

Lecture - Kapisa, kalachnikovs et korrigans

Le numéro 9 des Cahiers de l'IRSEM est sorti. Rédigé par Guillaume Lasconjarias, historien et parfait connaisseur des questions de défense, il étudie avec une extrême précision une partie de la zone de responsabilité française en Afghanistan et l'action qui y fut menée durant six mois en été 2009 par les militaires français.

S'intéressant à toutes les dimensions de la région Kapisa, il en décortique les composantes physiques, historiques, culturelles, ethniques. Caractéristiques qui influent grandement sur la nature, les motivations et la composition de ceux qui aujourd'hui (et parfois comme hier) luttent contre "l'étranger", ou le gouvernement central de Kaboul et ses représentants.

Engagée sur cette zone, le GTIA Korrigan, principalement armée par le 3ème RIMa, a tenté d'apporter des procédés innovants à même de patiemment et progressivement faire bouger les lignes de force et les logiques d'affrontement. On y découvre ainsi l'analyse systémique, la contre-réaction ou l'apport de construction d'une route.

D'approche simple mais non simpliste, il est à lire pour mieux comprendre!

Depuis dix ans, la France est engagée en Afghanistan.

En 2008, la coalition lui confie une zone stratégique, la province de Kapisa et le district de Surobi.

Présentant cette province d’importance stratégique, coupée entre deux grands groupes ethniques, les Tadjiks au Nord et les Pashtouns au sud, Guillaume lasconjarias analyse cet espace d’affrontement où la rébellion s’est durablement et solidement implantée, héritage ancien de lutte contre le pouvoir central.

L’auteur adopte sur ce sujet, peu étudié dans la production académique, un regard novateur qui s’attache à expliquer la nature composite de l’insurrection. Il a mené ce travail précis et approfondi avec la Task Force « Korrigan ».

Aux côtés des forces gouvernementales afghanes, le GTIA a conduit ses missions en n’oubliant jamais que l’instauration d’une bonne gouvernance passe par une somme d’actions militaires et politiques. Ecouter et impliquer les populations dans des projets à leur profit constitue une nécessité stratégique.