jeudi 8 novembre 2012

Opération Nuntius Belli 2012 - Ne les oublions pas !

Comme l'année dernière à la même époque, et je l'espère, avec la même réussite et notre même investissement, le portail Défense Theatrum Belli relance l'opération Nuntius Belli

Je vous invite tous à y participer ainsi qu'à faire connaître cette initiative qui consiste à envoyer un message de soutien à nos troupes en opérations extérieures.


Ces militaires le méritent. Ils en ont besoin.

THEATRUM BELLI renouvelle l’opération NUNTIUS BELLI en soutien des soldats français en opérations extérieures pour Noël 2012. 
L’année dernière nous avons pu récolter quelques 4000 messages qui furent envoyés sur le terrain. 
Cette opération avait été relayée par toute la blogosphère Défense. Nous espérons qu’il en sera de même cette année. Nous nous y prenons légèrement en avance afin de pouvoir imprimés le maximum de messages sur du papier glacé de 160 gr dans le but pouvoir tous les acheminer par voie postale. 
Malgré le retrait partiel de nos troupes d’Afghanistan, LE SOUTIEN NE DOIT PAS FAIBLIR. Nous comptons sur votre mobilisation. 
N’hésitez pas à faire intervenir les écoles, les entreprises, les associations dans cet élan fraternel et citoyen.
PS : période du 11 novembre oblige, n'hésitez pas, non plus, à soutenir l'oeuvre historique du Bleuet de France, et, comme le CEMA, arborez fièrement à la boutonnière votre bleuet !

dimanche 4 novembre 2012

Café stratégique d'AGS - Mexique, l'Etat face au narco-terrorisme (08/11/12)




N'hésitez pas à faire circuler l'information (merci d'avance).


Prochaines dates : jeudi 13 décembre 2012, jeudi 10 janvier 2013.

dimanche 21 octobre 2012

Pour information - "Réinventer notre diplomatie de Défense" sur AGS

Pour information, Georges-Henri Bricet des Vallons et Nicolas Mazzucchi, 2 des 3 auteurs d'un récent rapport de l'IRSEM intitulé « La formation des armées étrangères. Évolution des politiques et des pratiques des années 1950 à 2010 », signent une tribune sur l'Alliance géostratégique.

Les auteurs proposent un nouveau modèle de forces permettant à la stratégie militaire d'être pleinement reliée aux autres champs de "la grande stratégie" française (stratégie culturelle, économique, diplomatique, etc.). 

Ces réflexions sur notre diplomatie de Défense s'avèrent intéressantes à l'heure des débats sur le Livre blanc, des efforts pour rebâtir les forces armées du Mali, de la nécessité pour les industriels de Défense de renforcer leurs chiffres d'affaires à l'export, des réflexions sur les normes et l'influence, etc.


Détachement d’instruction opérationnelle (DIO) en topographie au profit de l’armée nationale tchadienne – ANT (avril 2012) - EMA.
 
L’Afghanistan et la Libye ont-elles été le chant du cygne de l’ère des opérations extérieures de l’armée française ? A prendre au mot le concept qui fait florès de "betteravisation" (entendre retour au pays et fin de l’expéditionnaire), tout connaisseur de la chose militaire est porté à le croire. Les coupes budgétaires qui s’annoncent, alors que la déflation de 54.000 personnels décidée en 2008 n’est pas encore arrivée à son terme, peuvent faire craindre un décrochage brutal, à la fois des capacités matérielles de nos armées et de l’influence de notre outil militaire à l’échelle internationale. Dans un tel contexte, comment remédier à une telle perte de rayonnement ? Définir une stratégie indirecte et concentrer les efforts sur la diplomatie de défense pourraient s’avérer un palliatif, à condition de refondre notre dispositif de coopération militaire. Il ne s’agit donc plus de réduire de manière homothétique chacune des composantes du système "Défense", comme dans la précédente décennie, mais bien de changer de modèle pour faire autrement !
 
Présent et avenir de la diplomatie de défense
Au combat aux côtés de l’Armée nationale afghane (ANA), auprès de soldats ougandais s’apprêtant à opérer comme casques bleus en Somalie, avec des stagiaires venant de toute l’Afrique à l’École de Maintien de la Paix de Bamako ou en escale chez les marins tanzaniens luttant contre la piraterie, des militaires français forment et conseillent au quotidien d’autres forces armées. Agissant aussi bien en phase de prévention, de stabilisation que d’intervention, prenant en compte de manière globale la sécurité (états-majors, unités de la sécurité civile, forces de police, unités de forces spéciales, etc.), ces missions s’inscrivent dans une longue tradition historique que la France partage notamment avec le Royaume-Uni et les États-Unis.
N’incarnant pas seulement un passé révolu, elles représentent en réalité une voie d’avenir pour la France. En effet, alors que la puissance militaire permise par un outil de défense cohérent ne se conçoit qu’au service d’une grande stratégie, la formation et l’encadrement de forces armées étrangères peuvent en être partie prenante. La mise en œuvre de cette politique permet, en offrant au formateur une forme d’influence sur les formés, d’acquérir des avantages transverses dans les champs militaires et diplomatiques, mais aussi économiques ou culturels. Au contraire de la France, nos voisins et alliés l’ont compris et ne se gênent pas, bien au contraire, pour promouvoir leurs intérêts via leur politique de formation.
Suite à une crise économique (réduction constante des budgets), militaire (le Fort incapable de l’emporter face au Faible) et politique (une stratégie maîtrisant rarement l’adéquation entre les fins et les moyens), qui tend de plus en plus à se transformer en crise morale, il est plus que nécessaire de redonner de l’utilité et du sens à nos forces. Dans ce cadre, l’assistance à des armées étrangères, articulée autour de l’emploi réfléchi d’acteurs publics, mais aussi para-privés et privés dument encadrés – qui permettent aujourd’hui d’étendre l’influence des appareils étatiques – pourrait se révéler l’ossature de cette nouvelle politique. Ce n’est plus, loin s’en faut, l’action directe seule, le plus souvent coercitive, qui permet d’atteindre les objectifs fixés. Par contre, la capacité d’influencer le cours des évènements prend toute sa place. Cette dernière est pour le coup intrinsèquement un mode d’action indirect, durable et non-invasif, coïncidant avec une approche éminemment plus préventive que curative, adaptée aux réalités du monde dans lequel nous vivons.
Redonner de l’utilité et du sens aux forces
Le premier avantage d’une telle approche tient à notre positionnement diplomatique et militaire, un des plus complets au monde faut-il le rappeler. Cette assistance permettrait de continuer d’assurer notre défense et notre sécurité via d’autres moyens : la mise en avant de forces étrangères souveraines et capables, évitant ainsi les accusations de néo-colonialisme qui pleuvent à chaque réflexion sur un engagement de nos forces à l’étranger. La sécurité du territoire et des citoyens, la sécurité des couloirs d’approvisionnement et l’accès aux matières premières seraient garantis grâce à l’action préventive ou à leur traitement. Un environnement local maîtrisé par d’autres, grâce à des compétences apprises, deviendrait ainsi le cocon d’épanouissement de la puissance. C’est donc une véritable diplomatie de défense, aujourd’hui majoritairement terrestre, mais pas uniquement, qui serait amplifiée, renforçant positivement la place de la France sur les cinq continents.
Le second intérêt est économique et politique, par la limitation des coûts de projection et d’opérations en assurant une forme de sous-traitance locale aux interventions que nous sommes de moins en moins capables d’assurer, en partie financièrement mais aussi politiquement. De plus, le fait de respecter la souveraineté des acteurs locaux correspond parfaitement aux attendus actuels de non-ingérence dans les affaires intérieurs, via une faible empreinte au sol, et de recherche d’une plus grande autonomie de ces mêmes acteurs.
La troisième utilité serait de se positionner comme une alternative crédible vis à vis des autres puissances, principalement anglo-saxonnes, elles-mêmes en  crise identitaire. La France peut capitaliser sur son expérience réelle et reconnue, et se doit de ne pas gâcher le crédit accordé par certains partenaires historiques et notamment africains à sa voix singulière. De plus, cette diplomatie militaire au contact permanent des élites, militaires mais aussi politiques, permet de préparer en amont son influence future, économique et diplomatique celle-là.
Enfin, les échanges entre les forces étrangères et françaises conduisent à développer une culture opérationnelle partagée par la promotion d’un modèle de défense. Les industriels français, et pas uniquement ceux de l’armement, pourront bénéficier de ces connaissances, de ce capital sympathie lié à des habitudes, ainsi que de la mise en place de normes techniques mais aussi du langage via la francophonie. Cela faciliterait le déploiement international des entreprises nationales et l’obtention de contrats dans un environnement marqué par la multiplication des concurrents et l’exacerbation des tensions économiques.
Vers un nouveau modèle de forces
Une description honnête de cette stratégie ne pourrait passer sous silence les possibles risques induits. C’est le cas de l’absence pour l’armée française de « masse critique » qu’un tel modèle alternatif autoriserait. Aux fortes capacités d’assistance, des capacités (humaines et matérielles) de coercition devraient être au minimum conservées (forces spéciales, composante amphibie, GTIA permanents pour le combat urbain, escadrons de chasse). D’ailleurs, cela permettra de palier, au cas où, la faiblesse, toujours possible, de nos partenaires. Un autre risque est celui de la recomposition politique locale et régionale, parfois mal maitrisée, induite par de telles aides. Le retour de discours belliqueux d’une certaine élite afghane vis à vis du voisin pakistanais, de plus en plus confiant dans des forces armées afghanes rebâties, en est une illustration. Enfin, l’engagement de formateurs ou conseillers peut s’apparenter à une position ambivalente – sommes-nous en guerre ou non ? – peu compréhensible pour des opinions, déjà aujourd’hui éloignées de ces questions. Pédagogie et communication proactive seront, plus encore, de mise.
Au final, miser sur une telle approche est d’autant plus atteignable qu’il s’agit de mettre en avant un domaine déjà connu et maitrisé. Comme exemples à court terme viennent à l’esprit le rôle que pourrait jouer l’armée de Terre auprès des Forces armées du Mali, forte de l’expérience afghane (OMLT, DLAS, METT, binomage, partenariat, etc.) et en complément de l’action du Commandement des opérations spéciales (COS). Il pourrait en être de même pour l’armée de l’Air auprès de la composante aérienne de ces mêmes forces maliennes ou des efforts démultipliés de la Marine nationale, lors des escales et/ou dans le cadre de l’opération européenne Eucap Nestor, auprès des capacités maritimes du Kenya, de Djibouti ou des Seychelles.
Il s’agirait plus globalement de démultiplier ces efforts via quelques ajustements. C’est le cas pour le développement d’unités permanentes de formateurs (formés à l’approche interculturelle selon les zones de déploiement) en prenant exemple, en Métropole, sur le modèle des détachements d’instruction opérationnelle – DIO – fournis par le groupement opérationnel de coopération des Éléments français du Sénégal (EFS) depuis aout 2011. Il s’agira aussi de réfléchir à la reconnaissance et à la valorisation du statut de formateur (dans un souci de non-perte des compétences en interne et de réalisation de soi, malgré, parfois, l’ingratitude de la tâche). La « prioritarisation » des efforts selon nos cercles d’intérêt géostratégiques (Afrique, Moyen-Orient) sera poursuivie, tout comme le rôle accru accordé à la coopération dans nos DOM-COM, un des rares atouts nous permettant d’avoir une place dans le grand jeu asiatique. Il sera aussi mis en place une coordination réfléchie entre direction stratégique étatique et prestataires français privés susceptibles de prendre en charge les missions de formation jugées non prioritaires faute de moyens. Enfin, il sera réaffirmée la place essentielle au sein de notre outil de Défense de la DCSD (Direction de la coopération de sécurité et de défense), aujourd’hui réduite à portion congrue et ne permettant pas de répondre aux demandes insistantes de nos partenaires.
En assimilant, entre autres, les leçons apprises – mais rarement retenues – du passé, ce levier d’action qu’est la coopération opérationnelle et structurelle ouvre donc bien la voie à de nouvelles opportunités à court et moyen terme. La situation budgétaire, actuelle et à venir, des armées ne nous laissera d’autre choix que de les explorer. Le contexte de rédaction d’un nouveau Livre blanc se prête pleinement à une telle étude. Il y a urgence.
NB: les auteurs de la tribune sont prêts à répondre à toutes vos questions ou à toutes vos demandes de précisions (n'hésitez pas à les contacter via les commentaires, je transmettrais).

samedi 6 octobre 2012

Café stratégique d'AGS - Les conséquences stratégiques des élections américaines (11/10/12)

C'est la rentrée des Cafés stratégiques ce jeudi 11 octobre !

Lors du 18e Café stratégique d'AGS, nous recevrons Maya Kandel, chargée d’études à l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM) pour débattre, comprendre et discuter des conséquences stratégiques des élections américaines,


Comme d'habitue au Café Le Condorde, de 19 à 21h, au 239 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris (métro Assemblée nationale)

A noter : les prochaines dates des Cafés stratégiques le jeudi 8 novembre et le jeudi 13 décembre.

A saluer : le retour de SD / Lignes stratégiques avec déjà 2 billets (ici et ) sur la conquête du Mexique.

jeudi 13 septembre 2012

Etude - La formation des armées étrangères (@IRSEM1)

Je sors de ma grotte pour vous signaler la parution, comme annoncée, d'une étude réalisée pour le compte de l'IRSEM sur "la formation des armées étrangères" (laboratoire n°9). 

Elle a été menée conjointement par Georges-Henri BRICET des VALLONS, docteur en sciences politiques et spécialiste des questions relatives à la privatisation de la guerre, Nicolas MAZZUCCHI, géoéconomiste et créateur de Polemos consulting, et moi-même.

Si vous souhaitez de plus amples renseignements ou transmettre des remarques, vous pouvez nous contacter (via florentdesaintvictor[@]gmail[.]com). Nous nous ferons un plaisir de vous répondre.

vendredi 31 août 2012

"Comprendre la guerre - Histoire et notions" par L. Henninguer et T. Widemann

Une fiche de lecture complète viendra en son temps, mais d'ores et déjà, notez la parution de ce petit opuscule à détenir, à lire et à mettre en de très nombreuses mains...


Un outil permettant d'éclairer, par l'histoire, une actualité où la guerre est omniprésente. De la définition de la "tactique" ou de la "guerre totale"à des réflexions sur le "mercenariat" ou "la guerre juste", des troupes légères antiques à la dissuasion nucléaire, cet abécédaire donne les clés de compréhension du fait guerrier.

Manuel d'initiation à l'histoire militaire et à la pensée stratégique, ce livre a pour ambition de donner les clés de compréhension du fait guerrier.  

Le commandement sur le barrage (complément)

En s'appuyant sur ce qui se passait le long et autour de la ligne Morice lors de la bataille des frontières (avec le paroxysme des années 1957 et 1958), Michel Goya est revenu hier sur son blog sur un style de commandement élevant la confiance et la subsidiarité au rang de valeurs prépondérantes. 

Cela m'a rappelé une ancienne fiche rédigée sur ce système mis en oeuvre à la frontière algéro-tunisienne. En voici quelques extraits (dont quelques lignes sur l'action des transmissions en cette année d'anniversaire, cf. à ce sujet le symposium 2012 des SIC organisé le 10 octobre à l'Ecole Militaire).


Le général Vanuxem, dans la verte, avec un de ses commandants de groupes mobiles

mercredi 29 août 2012

L’armée de l’Air afghane volera-t-elle un jour ? - DSI n°84

Le DSI du mois de septembre est dans les kiosques avec, entre autres, un article de votre serviteur sur l'armée de l'Air afghane. Connaissant des problématiques opérationnelles similaires pour certains aspects, le lecteur ne manquera pas les pages consacrées à la Fuerza Aérea Colombiana.


Mentors hongrois pour les pilotes afghans des hélicoptères d'attaque Mi-35 (source)

L'étude de la montée en puissance de cette composante des forces armées nationales afghanes permet d'aborder différentes problématiques propres aux questions de formation de forces armées étrangères. Option qui peut se révéler une voie d'avenir pour les forces armées françaises.

Building the airplane while flying it”. Telle est la devise souvent citée par les formateurs de l’Afghan Air Force (AAF) pour décrire la mission qu’ils tentent de relever : rendre l’AAF opérationnelle et indépendante d’ici 2016, tout en menant quelques missions pour les forces de sécurité afghanes. Si d’indéniables progrès ont été réalisés depuis 2002, et surtout depuis 2008, des défis demeurent et pourraient empêcher à terme la réussite de cet ambitieux projet.

mardi 28 août 2012

Moscou, destination de rêve : le Kremlin, la Place Rouge et ses ICBM ! (+MAJ)

Quand Aeroflot (Аэрофлот), la compagnie aérienne nationale russe, lance une campagne de publicité pour inviter les Belges à visiter Moscou, le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est musclé comme com'. 

Une affiche visible dans le métro bruxellois montre une vue aérienne de la capitale avec ses magnifiques cathédrales orthodoxes, les riantes rives de la Volga et en bas à droite, un convoi de lance-missiles ICBM (Intercontinental ballistic missiles).

Au 1er plan, il pourrait s'agir (si un expert passe dans le coin et veut bien confirmer...) de lance-missiles Topol (SS-27 selon le code OTAN) qui peuvent être dotés de têtes nucléaires. Ils sont, sans doute, en route pour la grande parade annuelle sur la Place Rouge lors de la fête de la victoire le 9 mai 2012.


Cliquez sur l'image pour l'agrandir


dimanche 26 août 2012

[Message de service] De retour... en musique (+MAJ)

Mars Attaque reprend un rythme "normal" à partir de la semaine prochaine. En espérant que les vacances/permissions furent bonnes pour tous les lecteurs. 



Réalisés en 1er lieu pour faire passer le temps (l'ennui, ce mal qui ronge le soldat), ces clips viraux sont d'excellentes munitions pour une communication 2.0 émanant (au moins au début) de "la base" : message aux familles indiquant que le moral est bon, promotion pour le recrutement ("l'armée, c'est cool"), lien Armée-nation (soutien aux boys déployés), travail de l'image de "la force" (ce n'est pas que les "dégâts collatéraux"), etc.

Dans ce dernier, des militaires de l'US Army stationnaient dans la province afghane de Kunar répondaient ainsi à l'USMC qui avait dégainé un peu plus tôt sur le même titre. Certains diront même que cette vidéo prouve que l'armée nationale afghane est prête... surtout à réaliser des chorégraphies en fait. De même pour un hélicoptère de l'armée de l'Air afghane, lui aussi visible.

D'autres lipdubs avaient déjà fait eux aussi le buzz : sur Telephone de Lady Gaga, Hold It Against Me de Britney Spears, les Britanniques des Royal Dragoon Guards sur Is This the Way to Armadillo en Irak, le personnel de l'HMS Ocean de la Navy sur All I Want for Christmas de Mariah Carey, sans oublier la Marine belge et le personnel de la F931 Louise Marie sur Don't Stop me Now par Queen.

MAJ 1 : sans oublier, l'armée norvégienne au Kosovo sur un remix de Kokomo des Beach Boys : engagé comme reprise... (merci à @lesignaleurblog lui aussi de retour)

samedi 4 août 2012

Afghanistan : exemple d'un futur possible après le rejet d’un corps étranger

Le 15 février 1989, un dernier blindé soviétique traversait symboliquement le pont de l’Amitié au-dessus des eaux tranquilles de l’Amou-Daria à la frontière entre l’Afghanistan et l’Ouzbékistan. En octobre de la même année, Gilles Dorronsoro publiait dans la Revue Défense Nationale (RDN) le premier panorama de cette Afghanistan post-soviétique.


De la même manière que tout un chacun peut librement le faire (via l’envoi d’un mail à la rédaction de la RDN : contact@defnat.com ou via la consultation des articles numérisés sur le site internet de la RDN), je me suis plongé dans cet article disponible dans les riches archives de cette vénérable revue.

jeudi 26 juillet 2012

Chronique de Mars - La formation des armées étrangères

Le journaliste spécialisé "Défense" de Ouest-France, Philippe Chapleau, le chercheur militaire à l’IRSEM, le colonel Michel Goya, et plus récemment le Sénat dans un rapport d'information le rappellent : la formation des forces armées étrangères est une voie d’avenir pour les armées françaises. Une étude de l’IRSEM sur le sujet devrait d’ailleurs être très prochainement rendue publique.


En exclusivité pour le portail de référence sur la Défense Theatrum Belli et dans le cadre du premier numéro de "La chronique de Mars" que j'y tiendrais à un rythme mensuel, voici l’introduction de cette étude. Y sont présentées quelques unes des grandes problématiques et des opportunités permises par un tel mode d’action.
Aux côtés de kandaks de l’Armée nationale afghane (ANA), de soldats ougandais s’apprêtant à opérer en Somalie, de stagiaires de l’école de formation au maintien de la paix de Bamako, de gendarmes ivoiriens sécurisant les élections ou de marins de la TPDF (Tanzanian People Defence Force) luttant contre la piraterie, des militaires français forment et conseillent au quotidien des membres de forces armées étrangères.  
Agissant en phase de prévention, de stabilisation ou de normalisation, et plus rarement en phase d’intervention, ces missions s’inscrivent dans une longue tradition militaire française. N’incarnant pas seulement un passé révolu, elles représentent une voie d’avenir pour le futur des forces armées françaises (gendarmerie, armée de terre, armée de l’air et marine), bien que des ajustements se révèlent nécessaires. 

mardi 24 juillet 2012

Entretien - Quel rôle pour la France demain en Afghanistan ?

Dans un entretien avec Madame Françoise Hostalier, ancien ministre, député du Nord, membre de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées, je reviens sur les points principaux du Rapport au Président de la République sur "La politique d’aide de développement en Afghanistan et la contribution des structures économiques françaises", publié en janvier dernier. Entretien publié le 12 juillet 2012 sur l'Alliance Géostratégique.

Madame le Ministre, dans le cadre de votre mission sur l’aide au développement en Afghanistan et la contribution des structures économiques françaises, vous dressez un constat sévère. Si peu aurait donc été fait dans le domaine social et économique ?

Effectivement, très peu a été fait pour le développement social et économique en 10 ans de présence internationale en Afghanistan. Cela peut paraître paradoxal au regard des milliards de dollars qui ont été versés pour ce pays, mais c’est la réalité du terrain.


Par exemple, dans les domaines de l’éducation et de la santé, beaucoup d’écoles ont été construites soit par des ONG, soit par le gouvernement ou les structures locales ; mais qui s’occupe de la formation des maîtres et de la qualité de l’enseignement ? Les enseignants ne sont souvent pas formés et il y a très peu d’équipement dans les écoles : pas de mobilier, pas de matériel pédagogique et surtout aucun contrôle du contenu de l’enseignement.

dimanche 22 juillet 2012

Tribune - Défense nationale : la rigueur menacera-t-elle notre sécurité ?

Retour d'Internet permettant de signaler une tribune publiée le 14 juillet. Tribune de commande dans laquelle je n'ai pas forcément répondu point par point à la question posée. Il m'a semblé néanmoins intéressant de tenter d'expliquer les changements possibles qui s'opéreront dans un "système" comme sont les forces armées en cas de modification d'une des variables (ici, le budget).
Après les déclarations en cascade de personnalités politiques (Jean-Vincent Placé, Martine Aubry, Michel Rocard, etc.), le récent point d’étape de la Cour des Comptes sur la loi de programmation militaire (LPM) à mi-parcours est une nouvelle occasion offerte pour pointer du doigt le budget consacré à la Défense. Les sources d’économies, bien que rares, sont là. Beaucoup a déjà été fait pour rationnaliser et réduire. Mais pas assez. Beaucoup reste à faire. Encore plus qu’annoncé d’ailleurs. Que cela soit comme variable d’ajustement, au titre de la rigueur ou de l’austérité, le budget de la Défense devrait connaître des coupes supplémentaires. L’ampleur reste à déterminer.