Quelles conséquences court/moyen terme à la réduction des flottes d’appareils, hélicoptères ou avions, notamment dues aux coupes budgétaires ? Quels impacts des étalements de livraisons (également dues à ces coupes) sur ces mêmes flottes ? En se basant sur un modèle théorique aussi exact que possible, Julien Maire, spécialiste des questions industrielles de Défense et auteur du blog European Military Aircrafts, apporte des réponses à chacune de ces deux questions. N'ayez pas peur des chiffres, cela va bien se passer.
Cette première partie illustre les impacts déjà notables avec une réduction de flotte de seulement 10%. Dans les faits de la précédente Loi de Programmation Militaire (LPM), les réductions de flottes (à terminaison ou à certains points d'étapes) sont bien plus souvent de l’ordre de -20% / -30% (Tigre, NH-90, A400M, etc.) , en premier lieu parce qu’une réduction de seulement 10% du nombre d’appareils commandés n’est pas rentable dans la renégociation de contrat entre l'Etat et les industriels (et donc non source d'économies à court terme).
Cette première partie illustre les impacts déjà notables avec une réduction de flotte de seulement 10%. Dans les faits de la précédente Loi de Programmation Militaire (LPM), les réductions de flottes (à terminaison ou à certains points d'étapes) sont bien plus souvent de l’ordre de -20% / -30% (Tigre, NH-90, A400M, etc.) , en premier lieu parce qu’une réduction de seulement 10% du nombre d’appareils commandés n’est pas rentable dans la renégociation de contrat entre l'Etat et les industriels (et donc non source d'économies à court terme).
- Considérons pour notre exemple, pour une flotte d’appareils, un besoin d’emploi de 3.200 heures de vol (HDV) / an.
- Le matériel pour cette flotte a une maintenance tous les 400 HDV ou 2 ans (un peu comme si votre voiture a une révision à fréquence de 30.000 km ou 5 ans).
- Cette maintenance périodique dure 6 mois.














