mercredi 7 septembre 2022
Armée de Terre - A propos de la prochaine sortie du bois sur le sujet robotique
mercredi 10 août 2022
Innovation - Le démonstrateur Scarabée d'Arquus
Démonstrateur (et non prototype), même si les puristes des définitions pourraient en débattre, permettant de développer, tester, intégrer et faire gagner en maturité un certain nombre de technologies. Certaines jusque là plutôt issues du monde civil et parfois déjà matures pour ces cas d'usage, mais passées à cette occasion dans un environnement militaire représentatif.
Principalement (et sans être exhaustif) dans le domaine de la propulsion (avec l’hybridation, notamment via un moteur V6 de 300 ch en thermique et 100 ch en électrique, avec 3 batteries différentes), de l'architecture (avec un groupe moto propulseur d'un seul tenant placé à l'arrière notamment), de l'ergonomie (avec, par exemple, la gestion des différents modes de propulsion par le pilote), etc.
Le fruit des efforts visible aujourd'hui est le résultat d'un programme "secret" débuté discrètement avec moins d'une dizaine de personnes concernées en 2017, défrichant les grands choix architecturaux, à un blindé beaucoup plus mature à ce jour pouvant bénéficier des technologies de tout un groupe industriel (avec une équipe dédiée restreinte, et un budget évidemment non extensible). Avec quelques heures de travail et des milliers de kilomètres d'essais déjà de réalisés.
mardi 2 août 2022
Publication - "Pour une BITD de haute densité au service d’un modèle cohérent" (DSI Hors-Série n°85) (+MAJ)
"La simultanéité de certains facteurs oblige à une vaste réflexion sur l’articulation forces armées - Direction Générale de l’Armement (DGA) - Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) et sur les actions entreprises. Avec une adaptation des réponses apportées au pourquoi, au quoi et au comment, faite de manière couplée, car les efforts, actuels et réels, sur l’un ou l’autre des constituants du système, ne pourraient suffire à eux seuls à faire face aux grands enjeux qui se présentent.
Nul besoin de sur-noircir l’actualité et le futur prévisible d’un certain nombre de facteurs endogènes et exogènes ayant un impact sur ceux qui orientent, développent, produisent, utilisent et soutiennent les équipements, matériels et produits utiles aux forces armées pour observer une conjonction de tendances, voir un effet domino, qui oblige à une adaptation. Si ces événements de nature très différente ne doivent pas forcément inquiéter en tant que tels, leur convergence interroge sur la pertinence de maintenir les orientations actuelles ou de choisir une simple évolution progressive, et non une évolution majeure. Envolée du coût des matières premières (non compensé pour le moment par des capacités de production hier non rentables qui aujourd’hui le redeviennent), difficultés logistiques d’approvisionnements, multiplication des zones de tensions et élévation du niveau de ces mêmes tensions, raréfaction en cours de certaines ressources, concurrence exacerbée à l’exportation avec des acteurs industriels non plus émergents mais pleinement émergés complexifiant l’atteinte du modèle économique marché domestique / marché export, difficultés et enjeux de recrutement mais aussi de fidélisation des talents, etc. Leur addition, en peu de temps, et l’incertitude qui pèse sur leurs évolutions à court ou moyens termes doivent obliger à penser autrement pour résoudre au mieux une équation complexe.
Au-delà du confort opératif mis à mal depuis quelques années pour les forces armées, avec une épée qui a pris une longueur d’avance sur la cuirasse (l’attaquant ayant tendanciellement un temps d’avance sur le défenseur) et une généralisation de certaines capacités nivellantes, le confort productif connu jusqu’alors est lui aussi en train de s’étioler. Hier, le cadencement globalement sous optimal (en qualité, en coûts, en délais) des capacités de développement et de production, sans revenir sur de multiples exemples connus de programmes en retard, trop chers, ou aux spécificités techniques non atteintes, pouvait éventuellement être une situation quasi-supportable (et encore, puisque des vies étaient en jeu). De plus, l’innovation technologique, permanente, brandie comme la garantie principale permettant de conserver un temps d’avance sur les risques, les menaces et les adversaires, pourrait être devenue aujourd’hui, par bien des aspects, plus une source de faiblesse qu’une source de force (de contraintes plus que d’opportunités). Avec des conséquences aujourd’hui non maîtrisées sur la complexification de la mise en œuvre des systèmes et donc la hausse des coûts d’entrée pour les utilisateurs et les maintenanciers (temps de formation, opérations plus complexes de maintenance…), la hausse des coûts de production, d’utilisation et de soutien, la réduction des effets de masse du fait des couts unitaires sur toute la durée de vie, etc. Enfin, l’assurance relative actuelle de la disponibilité des alliés (avec leurs capacités de production, la maitrise de certaines technologies ou la détention de certaines capacités), de leurs stocks, de l’accès aux matières premières ou transformées, des sources d’énergie disponibles, des outils productifs peu touchés à ce jour (en étant plutôt loin sur les arrières des lignes de front et peu visés par des approches indirectes : sabotage, piratage, etc.) et de la sécurité des flux (surtout perturbés, mais encore peu menacés, même si de premières alertes apparaissent) n’est en rien forcément une garantie pour demain [...]".
mardi 21 juin 2022
Eurosatory 2022 - Accompagner les pionniers de la DefTech française
vendredi 6 mai 2022
Des stocks (du déstockage) et des flux, d'aujourd'hui et de demain
dimanche 1 mai 2022
Pour une révolution dans les affaires militaires (françaises) ! (+MAJ)
samedi 26 mars 2022
Exercice HEMEX ORION 2023 - Réussir à faire les choses en grand et le faire savoir (+MAJ 20/04/2022)
D'un déroulé longue durée
L’exercice HEMEX-ORION (HEMEX pour Hypothèse d'engagement majeur - Exercice) est prévu en plusieurs temps, entre février et mai 2023, avec quatre séquences principales :
- La phase O1 consistant en une période de planification opérationnelle ;
- L’activité O2 comprenant la projection et l’intervention d’une force équivalente à l’Échelon national d’urgence (ENU), récemment modernisé, qui garantit une capacité de réaction autonome aux crises ;
- La phase O3 prenant la forme d’un séminaire interarmées et interministériel, permettant d’étudier l’adaptation de la posture opérationnelle de défense en cas d’affrontement majeur (s'appuyant potentiellement sur des moyens de Wargaming) ;
- La phase O4, à partir d'avril, qui verra l’engagement en coercition, à terre, d’une division multinationale après une campagne aérienne censé permettre la conquête de la supériorité aérienne et son maintien.
mercredi 16 mars 2022
Retours et perspectives - Un an après l’exercice Warfighter 21-4 et quasi un an avant l'exercice HEMEX Orion 2023 (+ MAJ)
lundi 7 mars 2022
Du Génie dans les opérations en Ukraine (en cours - 07/03/2022)
Réserves introductives d’usage évidemment : avec le brouillard de la guerre obscurcissant des pans entiers des opérations, un manque de recul surtout sur les aspects micro-tactiques des opérations (et une meilleure visibilité – toute relative - sur le niveau opératif et stratégique), de nombreux biais possibles d’analyse, une situation dynamique et évolutive, des courbes d’apprentissage en cours des deux côtés...
Le Génie est une arme servant, "en gros", à garantir la liberté d’action des forces amies et à réduire la capacité de manœuvre adverse. Elle peut, en théorie, mettre à disposition de la force, en phase offensive comme en phase de stabilisation, une boite à outils de capacités extrêmement variées.
Intégrant les composantes "combat" et "infrastructures" (qui sont séparées en France), l’arme du Génie dans les forces armées russes est une subdivision propre, qui a, comme d’autres composantes, connue une modernisation relative au cours des dernières années (en quantité - en partie, et en qualité), notamment matérielle (nouveaux robots de déminage, ponts modernisés, blindés de bréchage…).
Crédits : Oryx.
Protection sommaire sur un moyen de franchissement du Génie de l'armée russe.
Les unités russes du Génie, au déclenchement de la nouvelle phase d’invasion de l’Ukraine en février, bénéficient, en théorie, du retour d’expérience des opérations menées en Ukraine depuis quelques années (avec un fort focus sur la partie protection de la force) et en Syrie (avec un fort focus sur la partie déminage / dépollution).
Alors que les moyens du Génie étaient bien observés (notamment via le renseignement d’origine image des satellites) dans la phase de montée en puissance/pré-positionnement/entraînements pré-déclenchement des opérations, il y a, à ce jour, une très faible observation depuis de l’engagement de moyens Génie : rares ponts mobiles (sur camions ou blindés, type TMM-3 ou PMP) - peu ou pas utilisés, peu ou pas de blindés de déminage/bréchage, peu de moyens d’aménagement du terrain type tracteurs, bulldozers, etc. (des KamAZ, ou BAT-2), peu de moyens de déminage portatifs, quelques matériels de génie d'assaut, etc. Que cela soit dans les images/vidéos des pertes sur le terrain, des convois circulant en territoire ukrainien, des images de la communication opérationnelle russe (plus nombreuses depuis quelques jours pour reprendre l'offensive aussi dans ce domaine), etc.
lundi 7 février 2022
Histoire - Il y a quasi 20 ans, 45 chars Leclerc étaient déployés en Ukraine pour un exercice majeur (+MAJ 26022022)
mercredi 19 janvier 2022
Programmes de Défense - Celui-ci est-il plus pertinent ou crédible que celui-là ?
1. Parce qu’avoir pour seul horizon une comparaison aux autres dans une grande compétition mondiale de bodybuilding n’a qu’un intérêt limité (untel il en a 4, nous, nous n’en avons que 2, il en faudrait 5 !), la présentation pertinente du "pourquoi" de cette stratégie de défense n’est pas la moindre des priorités. Si, en France comme ailleurs, les objectifs assignés aux forces armées et les voies pour les atteindre, généralement avec d’autres acteurs, s’inscrivent dans une certaine tradition, du temps long, pouvant être une garantie de succès, le poids des contingences de court et moyen terme (menaces, risques, etc.) fait que des évolutions peuvent être jugées pertinentes. Lesquelles ? Le sont-elles vraiment ? Doit-il-y avoir rupture ? Une continuité ? Avant de parler de formats, de moyens ou de budgets, quels sont les objectifs assignés ? Sont-ils atteignables ? Se proposer "d'attaquer" tous pays avec qui des différents peuvent émerger est-ce pertinent ? Offrir son flanc en sacrifice ou se mettre des œillères sur certaines réalités est-ce tout aussi pertinent ? Avec qui ? Loin d’être un programme permettant une construction ex nihilo d’un modèle rêvé avec un t0, il s’agit bien d’adapter, au mieux, un système déjà existant. Avec son Histoire, ses équilibres, ses faiblesses, ses forces, ses relations avec d’autres acteurs (hors défense stricto sensu, d’ailleurs rarement traités…). Autant de points à ne pas négliger.
mercredi 5 janvier 2022
Djibouti - Des marins aux bérets verts, couchés à droite et badgés à gauche, à l’origine de la célèbre "Voie de l’Inconscient" (+MAJ 20/03/2022)
vendredi 31 décembre 2021
#Bestof2021 - #Retro2021 et Bonne année 2022
- Tombouctou (avril 2018), avec MAJ successives.
- Tongo Tongo (octobre 2017), avec MAJ successives.
- Un exemple de l'escalier social dans l'armée de Terre.
Sans compter, cette année encore, les très nombreuses discussions engagées avec vous, ici et surtout sur les différents réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instragam ou Linkedin qui ont tous connus une belle progression). Discussions bien souvent très enrichissantes, et au pire plus "viriles mais correctes" (pourvu que cela dure ce dernier point...) que franchement désagréables.
Pour une année 2021 chargée, avec quelques priorités personnelles/professionnelles bien prenantes (parfois fatigantes...), laissant parfois peu de place à l'animation de Mars Attaque, activité entièrement gratuite (mais enrichissante sur bien d'autres aspects). Un niveau d'activité qui ne devrait pas évoluer dans l'année à venir (loin de là même...), garantissant un rythme de publication toujours aléatoire. Avec 0 bonne résolution (non tenable...) prise pour améliorer cela...
D'ici là, bonne année à tous, aussi bonne que possible. A ceux ici et à ceux là-bas. A ceux vigilants sur les remparts. Et A ceux près des leurs. A ceux qui seront en tenue de combat, en grande tenue, en tenue de service courant, en tenue de travail, ou en tenue "AD la nouille". Aux anciens, aux actuels et aux futurs. Et aux autres, eux aussi non oubliés.







