samedi 6 septembre 2008

Et maintenant, on fait quoi ?

Il faut une suite à la dénonciation généralisée par de riches contributions (même très riches) d’un plantage du traitement de la situation en Afghanistan, résultat de quelque chose de plus profond mis en exergue par ces évènements. L’étape suivante pour que des soutiens indéfectibles de Armées (beaucoup de blogueurs par exemple) ne tombent pas bien malgré eux dans l’entreprise de « non-soutien » ou de déconstruction, est obligatoire. Ainsi la critique sera utile car suivi de propositions et surtout d’action. C’est tenter une note positive dans un ensemble morose.

Mais là encore les dangers et les obstacles sont multiples. Tout d’abord, les limites du virtuel apparaissent rapidement. Réfléchir et produire « de la pensée » est nécessaire et à promouvoir pour une prise de conscience. C’est ainsi qu’il y a des contributions et des participants qui ont un aura et un lectorat plus important que d’autres et cela est indéniablement à développer comme relais. Après la prise de conscience, étape nécessaire mais non suffisante, le passage à l’action est plus compliqué et ne peut se faire uniquement devant un écran. De plus tout goût prononcé, tout amour déclaré pour le fait militaire et pour l’armée, nous fait bien souvent passé pour un amateur du morbide ou du sordide au mieux et au pire par attachement à un principe régalien et à un des outils de puissance d’un état, nous fait vite intégrer la case de la mouvance diabolisée du nationalisme. Mais la juste mesure est toujours possible.

Alors que fait pour reconstruire ce lien rompu de compréhension et de soutien vis-à-vis de nos forces armées ?

Tout d’abord continuer à développer des outils pour la prise de conscience qui seront le début d’une attitude positive quoique passive. Et en cela le travail par cercles est important, par nos connaissances proches (familles ou amis), puis ensuite par nos relations plus éloignées… Et c’est ainsi que nous ne rejoignions plus ou pas l’action de déconstruction. Cela peut être ensuite, par une participation active à tous les projets qui existent à droite et à gauche (j’ai lu quelque part qu’il y avait eu 25.000 rubans jaunes de vendus pour le 8ème RPIMa, un début et cela malgré les polémiques sur la couleur, l’utilité…). C’est écrire (aux journaux, associations, partis…) pour expliquer, dénoncer dès qu’une action contraire est entreprise (plainte déposée contre l’association Euro-Palestine appelant de ces vœux de nombreuses autres embuscades contre les soldats français). C’est être présent pour soutenir au moins par le nombre lors des cérémonies en hommage aux soldats monter des projets de soutien (écrire des lettres, préparer des colis), afficher notre opinions (dans l’esprit « support your troops » aux USA) : être un simple citoyen éclairé, responsable et actif sur le terrain.

A tort ou à raison, c’est comme même pour quelque temps que les troupes françaises seront stationnées au « royaume de l’insolence », donc la tendance a le temps de changer. Et ils ont besoin de sentir « l’arrière » qui tient car au loin : on leur dit va, et ils vont… Je suis intiment convaincu que bien souvent là où ils sont, des avancées se produisent à mettre en avant pour inverser le flot de critiques.

Toutes les propositions, les contributions sont les bienvenues en sachant que le « la » ainsi que le coup de pompe qui amorce le flux ne peut être exclusivement donné par la base. La diffusion sera alors trop lente et non complète. L’exemple doit venir d’en haut… La nécessité de purs stratèges à la tête de l'Etat commence à devenir un refrain lancinant de beaucoup de remarques...

C’est un début (rien de révolutionnaire), cela est certainement discutable, partisan et à modifier. Peut être utopiste, mais à mon sens utile.

2 commentaires:

VonMeisten a dit…

Oui, les gardiens du limes ont besoin de se sentir soutenu. Ne pourrions-nous pas afficher un signe distinctif sur nos blogs ? Qu'en pensez-vous ?

F. de St V. a dit…

Bonne idée, je réfléchis au visuel, au slogan.
Comme je le dis toutes idées sont les bienvenues pour dire comme l'annonce François Duran "reprendre (ndlr: humblement) l'initiative".