mercredi 22 décembre 2021
Expérience et haute intensité (en Estonie et Lituanie) - De la réappropriation de choses simples
mardi 30 novembre 2021
#FID2021 - Du besoin d'innover dans le domaine de la robotique terrestre
vendredi 26 novembre 2021
#FID2021 - Innovation - Du développement de "la caméra de recul" des chuteurs opérationnels
Le DAPCO est ce petit cube noir de moins de 10 x 10, léger évidemment (le poids étant l’ennemi du parachutiste), placé juste sous le système d’orientation du parachutiste, et qui renferme un radar lidar compact (sans forcément être miniaturisé, afin de le rendre relativement solide aux chocs, notamment lors de la phase d’atterrissage).
Le lidar ou "light detection and ranging" assure la mesure d’une distance sol-parachutiste par l’analyse du retour d’un faisceau renvoyé du sol vers son émetteur. Il émet ici sur une certaine gamme pour être non visible des systèmes de vision nocturne, une des fortes contraintes de l’utilisation de la technologie lidar (évitant la détection de l’adversaire et de saturer les jumelles de vision nocturne du parachutiste).
Le DAPCO permet d'avertir le chuteur de l'arrivée imminente du sol, via l’émission de signaux sonores (la fréquence étant en fonction du nombre de mètres avant le sol), sons qui peuvent être transmis, pour des questions de discrétion, directement dans le casque anti-bruit militaire (comme ceux de la marque Peltor, par exemple).
mardi 23 novembre 2021
Innovation et structures - Régiments d'infanterie ou blindé de corps d'armée
mercredi 13 octobre 2021
Drones aériens - De la 4ème composante aérienne de la Marine nationale (+ MAJ)
mercredi 6 octobre 2021
Lecture - Du nouveau "Concept d'emploi des forces terrestres" (+MAJ 3)
jeudi 26 août 2021
France / UK - Crunch blindé en Estonie
mardi 25 mai 2021
Récit - Afghanistan (avril 2011) - Quand les anges gardiens font but à plus de 1.700 mètres, de nuit (+MAJ)
Patch (non officiel) du mandat Jehol IV. L’arbalète (et son pénétrant carreau), symbole du Commandement des Opérations Spéciales (COS), visant un insurgé local transportant sur son dos son stock de roquettes type RPG. Crédits : privés.
jeudi 20 mai 2021
Conférence - "Stratégies d’innovations de Défense : regard croisé avec la communauté industrielle" (par le COGES)
Les premiers investissements du Fonds innovation défense (dont la lettre d'intention de création avait été signée par la ministre des Armées Florence Parly début décembre 2020) sont bien prévus pour cet été. Aujourd’hui doté de 200M€, il est toujours prévu qu’à terme il atteigne 400M€. Le travail est en cours pour identifier des sociétés d’intérêts sur certaines thématiques d’investissement (en lien avec le Document de référence de l'orientation de l'innovation de Défense appelé DROID, qui devrait d’ailleurs connaître une mise à jour dans les semaines à venir) : technologie quantique, cryptographie, gestion de l’énergie, interface homme / machine, Intelligence Artificielle (IA)… Le fonds vise des prises de participation minoritaires, allant jusqu’à 20M€, lors des tours de développement en série Seed ou Série B, pour accélérer et sécuriser un développement déjà lancé. Une des conditions est que l’entreprise soit déjà viable sur un marché primaire hors défense (donc des entreprises duales). L’investissement sera réalisé en appui d’autres structures, par exemple des fonds spécifiques à des filiales ou d’autres industriels de secteurs connexes (type aéronautique, automobile…).
samedi 1 mai 2021
Génie - A propos du franchissement dans l’armée de Terre. Ou de l'effet des LPM successives sur certaines capacités (+ MAJ 2)
Cette demande d’information, pour rappel, indique que :
"La présente "demande d’informations" (DI) a pour objectif principal de fournir à la Direction générale de l’armement (DGA) des informations sur la capacité des opérateurs économiques à fournir un système de franchissement de brèches humides. Ce système comprend le moyen de franchissement et le porteur chargé de le transporter et de le mettre en œuvre".
vendredi 30 avril 2021
Récit - Au combat, en grande tenue, le jour de Camerone (Côte d'Ivoire - 2003)
mercredi 21 avril 2021
Conférence (Les Jeunes de l'IHEDN) - La Drone de Guerre à la française d'aujourd'hui et de demain
Des drones de terriens
Point à atteindre : L’ambition de l’armée de Terre dans le domaine des drones (aériens) a été formalisée il y a un peu plus de deux ans avec l’objectif de : "devenir la première armée de Terre européenne dans l’emploi des drones". En atteignant les 3.000 drones en utilisation d’ici 2023 pour l’approche quantitative. Et en répondant aux besoins, très variés, d’un nombre important d’unités, aux compétences elles aussi très variées, pour l’approche qualitative. Soit passer du drone uniquement pour des spécialistes (hier de l’artilleur, aujourd’hui déjà d’une variété plus importante de spécialistes, notamment dans le renseignement) au drone en appui du combattant quel qu’il soit, sur le terrain.
Un régiment référent : Le 61è régiment d’Artillerie (les "Diables noirs", surnom gagné par les artilleurs qui, à force de tirer au canon durant la 1ère Guerre mondiale, avaient le visage recouvert de poudre) est le régiment référent pour le renseignement d’origine image (ROIM). Soit un domaine plus large qu’uniquement les systèmes de drones (car allant jusqu'à l'exploitation de l'imagerie satellitaire, avec le remplacement des satellites Helios par la Composante Spatiale Optique CSO / MUSIS). Avec des opérateurs de drones et des interprètes image (les 2 grandes filières du régiment), en plus des formateurs de son Centre de formation des drones pour les téléopérateurs, et des militaires opérant dans l'environnement de cette spécialisation (notamment pour être capable d’armer des postes en poste de commandement des groupements de recherche-multi-capteurs - GRM).
Une trame « drones » non figée : Une flotte de drones qui aujourd’hui intègre des nano/micro-drones type BlackHornet (et leur relativement "bon retour image"), pour les spécialistes, mais aussi les non-spécialistes, des unités "au contact", les drones Parrot Anafi (plus robustes que la version civile), ou le système de mini-drones de reconnaissance (SMDR) en déploiement en continu depuis ses premiers vols d’expérimentations fin 2020 / début 2021 au Mali. Et des évolutions possibles pour répondre à de nouveaux besoins ou en cas de systèmes plus pertinents à venir.
"Bientôt" le Patroller : des mini-drones jusqu'aux 18 mètres d’envergure du drone Patroller qui trouve aussi sa place dans la trame, et qui arrive "bientôt dans les forces". Avec une confirmation à nouveau de "l’intention de l’armer également à terme, les réflexions étant en cours". En tout cas, un programme relativement exemplaire de l'exponentialité des coûts et des délais pour aller chercher les derniers dixièmes de pourcentages en termes de fiabilité/sécurité, et se couvrir... (après avoir cherché quelques économies de bouts de chandelle au lancement de programme sur certains sous-équipements). Et une enveloppe globale qui croît (et donc des questions en termes de rentabilité d'une telle filière française). Ces derniers points n’étant pas prononcés par l'intervenant en question.
Foisonnement de réflexions : entre des drones réellement jetables, des réseaux de drones passifs mais capables de s’activer (et de remonter des informations) en cas de détection d’éléments d’intérêts par leurs capteurs, des efforts à pousser dans la combinaison (coordonnée par des fonctions automatisées) des charges (via des porteurs moins couteux, car n’emportant qu’un type de charge). Et enfin, via l’expertise dans l’emploi des drones, des compétences à apporter pour éclairer l’emploi possible de ces systèmes par un adversaire, et dans l’ensemble des moyens complémentaires à utiliser dans le cadre de la lutte anti-drones (LAD), qui doit se généraliser et ne pas être uniquement une affaire de spécialistes).
vendredi 12 février 2021
Expérimentation - Vers une réserve de l’armée de Terre plus active ? (+ MAJ)
- "Une masse de manœuvre plus nombreuse, plus autonome, mieux territorialisée ;
- Une offre d’engagement mieux adaptée à la variété des modes de vie (urbains/ruraux, étudiants/vie active, mobilité géographique) ;
- Une ambition haute : être apte à couvrir si nécessaire le contrat opérationnel "territoire national" et à s’engager à terme au-delà de la fonction protection".
Dans des auditions parlementaires qui suivirent la publication (notamment en juin 2020), le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Thierry Burkhard, a précisé l’état de la réflexion sur le sujet du rôle envisageable pour les réserves : "soit la maintenir dans des missions de sécurisation du territoire, soit lui demander de faire quelque chose du type de la défense opérationnelle du territoire - ce qui nécessiterait de la former à d’autres missions, comme se battre contre un ennemi infiltré, des parachutistes, par exemple, ou défendre des points sensibles - soit être intégrée pour partie dans la relève des unités engagées dans un combat de haute intensité. […] Mais si des unités de réservistes devaient être engagées en opération en haute intensité, il faudrait les former et les équiper comme des soldats d’active, ce qui devrait être pris en compte dans la Loi de Programmation Militaire (LPM) suivante. Pour l’heure, la LPM actuelle ne le prévoit pas". Ayant rappelé en préambule que : "Faute de moyens suffisants, il convient d’agir successivement. L’objectif à court terme est la remontée en puissance de l’armée d’active et c’est là-dessus que je fais porter mon effort. Dans cet intervalle, le meilleur appui que puisse m’apporter la réserve, c’est de continuer à fonctionner durant deux à trois ans en remplissant avec l’armée d’active les mêmes missions qu’aujourd’hui. Ce délai permettra de réfléchir au rôle qu’elle sera amenée à jouer dans un conflit de haute intensité".
lundi 8 février 2021
L’imprévisibilité comme facteur de supériorité opérationnelle - De l’intérêt pour l’armée de Terre de retrouver le sens de l’embrouille ?
Entre profonde prédictibilité structurelle et aversion à la ruse mal perçue
- Une verticalité du commandement, qui, malgré un effort pour commander, à la française, "par l’intention", donne de la lisibilité, en remontant ou descendant la chaine de commandement - créateur et décideur, si initiative et subsidiarité ne sont pas pleinement mises en œuvre ;
- Une organisation homothétique très marquée des structures, avec une organisation globalement pyramidale, malgré quelques efforts d’y remédier, comme via la culture interarmes ;
- Une manœuvre axiale : l’effort porté par les troupes amies - la concentration des moyens - est globalement dans un « cône » d’application de quelques degrés d’étendue situé « en avant », anticipable donc par les troupes ennemies, notamment du fait de la faible portée des capacités de destruction) ;
- Une linéarité des dispositifs, avec une logique de fronts, et d’échelons avant/arrière, de postes et de sureté intérieure/extérieure, aujourd’hui encore prégnante, plus que de réseaux recomposables et donc d’approche multidirectionnelle à 360°)…












